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27/03/2010

Paradoxalement, Le MoDem et François Bayrou sont victimes de leur fonctionnement démocratique

De cyniques imposteurs se répandent sur la Toile, relayés par une presse complaisante, en vue de détruire le MoDem et François Bayrou. Ils avancent essentiellement un argument de manque de démocratie interne au sein de ce parti. Or c'est justement paradoxalement le fonctionnement démocratique du MoDem qui a permis à ces détracteurs de conduire leur funeste entreprise.

 

Un certain Christophe Ginisty, depuis son altercation avec François Bayrou suivie de sa démission du MoDem, n'a de cesse que de dénigrer François Bayrou et maintenant aussi le MoDem. Allié dans cette entreprise de destruction à Corinne Lepage, il se répand sur la Toile avec ses complices, tentant de faire croire à une rébellion interne généralisée des militants du MoDem et de faire de la récupération pour alimenter le clan de sa nouvelle mentor, qui a autant d'ambition présidentielle que François Bayrou, sans en avoir la carrure ni la profondeur, même si elle semble exceller dans la manoeuvre politicienne de bas étage.


J'invite les lecteurs ou surfeurs du Web à s'interroger sur la réalité de ces dénigrements ainsi que sur leurs motivations, ainsi que tous les militants fidèles à François Bayrou et à Marielle de Sarnez à ne pas se laisser entraîner dans ces basses manoeuvres. S'il est vrai qu'il y a des défauts d'organisation interne au MoDem et un manque de moyens pour les militants sur le terrain, que notre tâche est ainsi encore plus difficile, et d'autant plus honorable, pour défendre nos idées et nos valeurs, que dans d'autres partis plus dotés et mieux structurés, le MoDem a néanmoins un fonctionnement très démocratique, ce qui a justement permis d'élire à la proportionnelle au Conseil national et dans les présidences départementales collégiales des représentants qui n'étaient pas tous d'accord entre eux, certains aboyeurs toujours propices à la critique, aux pseudo atteintes à la démocratie dès que leur avis n'était pas suivi. C'est justement ce fonctionnement démocratique qui a créé des rapports de force, des clans. CAP21, parti de Corinne Lepage, minoritaire au MoDem, a été ainsi maintenu à part, ce qui ne pouvait que nourrir des dissensions. Ce sont précisément les vice-présidents aboyeurs, qui se sentent légitimés après la défaite électorale, qui démissionnent bruyamment, se répandent sur le Net, avec l'aide efficace de C.Ginisty. Ce sont des cyniques, des chiens de la politique, dont les aboiements finiront par lasser.

Ceux qui essaient à toute force de déstabiliser le Mouvement Démocrate de l'intérieur et particulièrement de nuire à la réputation de François Bayrou, martelant avec insistance qu'il est autocrate et pas démocrate, sont motivés dans leur funeste entreprise, bien plus par de questions politiciennes que par la volonté de défendre ces belles valeurs démocrates et humanistes, qui ne sont aucunement valorisées ni démontrées par leurs comportements méprisants. Que ce soient des supporters fanatiques de Corinne Lepage (heureusement ils y en a aussi de moins fanatiques et de plus mesurés, beaucoup de CAP21 qui n'ont pas cette attitude), ou des infiltrés du Nouveau Centre, on trouve ainsi sur des blogs et sur FaceBook, souvent masqués sous pseudo adjectivés d'orange, parfois sous des vrais noms qui se proclament anciens démocrates mais qui m'étaient inconnus jusqu'ici, quelques bruyants aboyeurs au service de leurs maîtres. Ils veulent convaincre que ce sont ces questions d'organisation et de gouvernance interne du Mouvement Démocrate, ainsi que la personnalité de son Président, qui sont la cause des récents échecs électoraux.

 

La réalité peut être vue sous un tout autre angle :

- Le MoDem est un des partis les plus démocratiques. C'est justement son fonctionnement démocratique et ses élections à la proportionnelle qui ont permis à des personnes mises en concurrence et pas forcément d'accord sur les questions internes et de stratégie, de représenter les adhérents et de s'exprimer en leur nom. Les choix des candidats en concurrence puis l'échec électoral a nourri les rancoeurs, attisées par des meneurs avides de pouvoir personnel, exprimées ensuite sur la Toile et reprise en coeur par une presse friande des querelles, par les vautours et les vampires politiques attendant de récupérer les dépouilles ou de sucer le sang de leurs concurrents.

- Il y a bel et bien une entreprise de déstabilisation de François Bayrou et de son parti, organisée, orchestrée apparemment de l'intérieur par deux courants. D'une part par un courant entraîné par Corinne Lepage, ceci depuis presque deux ans déjà, depuis la constitution des statuts et du règlement intérieur en mai 2008, et j'en suis témoin, où elle a incité les militants, dans des réunions internes, à la rébellion, dans des groupes de réflexion menés par Eric Juilliard et Farid Taha, qui ont ensuite attaqué violemment François Bayrou, l'un en lui envoyant des huissiers pour contrôler des aspects de respects de procédure au nom d'une pointilleuse démocratie administrative, l'autre en l'injuriant devant les caméras de France 3 à la sortie d'un Conseil national le 8 mai 2008 au sujet du règlement intérieur. D'autre part par un courant plus insidieux et plus silencieux, celui du Nouveau Centre et je devrais dire l'UMP par l'entremise non seulement du Nouveau Centre, mais de centristes qui se sont ralliés à la majorité gouvernementale sans oser se proclamer sarkozyste : Michel Mercier, Nicolas About, Jean Arthuis, Didier Bariani ... qui ont laissé quelques militants en sous-marin au MoDem avec leur masque et tuba pour avoir les nouvelles du front, la température de l'eau, y injecter de temps à autre un peu de poison, y envoyer quelques sirènes pour tenter de récupérer des rescapés du radeau de la Méduse. Ceci n'est pas une "théorie du complot", cette entreprise est belle et bien en marche et avérée.

- Enfin, les causes de l'échec électoral ne sont pas à chercher dans l'organisation interne du MoDem. C'est une fausse justification qui sert les desseins de ses détracteurs. Il suffit d'interroger les électeurs et les abstentionnistes, dans la rue comme dans les sondages récemment parus, ces derniers ne parlent absolument pas de l'organisation du MoDem, qu'il ne connaissent pas à l'exception des militants. Ils disent de pas avoir entendu le MoDem, ne pas savoir comment le positionner, ayant toujours du mal à se défaire du repère euclidien gauche-droite qui leur est imposé et entretenu par les médias et dont ils ne cherchent pas d'ailleurs à sortir, habitués à une logique binaire, manichéenne, plus simple. Les sondages nous disent que 50% des anciens électeurs de François Bayrou à la présidentielle se sont ainsi abstenus aux élections régionales et dans les 50% restants, 50 % se sont répartis d'abord entre les écologistes et pour certains au PS. Si vous comptez en partant des 18,6% des voix du 1er tour de la présidentielle, on arrive en final au 4,5% restant. Le vote utile contre le régime sarkozyste et pour la bonne conscience écologiste l'a emporté. Si le MoDem a pourtant des valeurs solides, un programme intéressant et cohérent, des idées fortes, que ne contestent aucunement d'ailleurs les détracteurs de François Bayrou, Corinne Lepage notamment, force est de constater que les citoyens ne le savent pas ... encore, que le MoDem souffre d'insuffisante communication et d'une identification claire dans le paysage politique.

- J'ajouterai que contrairement au score assez bas dont a bénéficié le Mouvement Démocrate aux élections, François Bayrou jouit encore d'une belle cote de popularité personnelle, comme le démontrent encore les sondages. Il a la stature d'un homme d'Etat crédible et honnête (ce qui est rare), qui a du fond, qui a compris en profondeur les problèmes du pays, les causes de la crise non seulement économique et sociale mais aussi morale. Il est donc complètement injustifié et illogique de dire que l'échec électoral du MoDem est dû à François Bayrou. Il est néanmoins évident qu'à force de le proclamer sur blogs, à la presse et aux médias, les aboyeurs détracteurs de François Bayrou martèlent un message que les Français commencent à croire. Cette image "autocrate" de François Bayrou commence à sédimenter dans l'opinion publique, à s'incruster dans les esprits. Je remarque que c'est toujours l'argument ultime qui est repris par les anciens amis de François Bayrou qui l'ont quitté pour des raisons de lutte de pouvoir sans avoir d'autres arguments sur le fond, qu'il s'agisse des anciens députés de l'UDF qui l'ont lâché entre les deux tours de l'élection présidentielle en vue de renouveler sans risque leur mandat, de Simone Veil pour justifier sa défaite aux européennes, de Jean-Marie Cavada et à présent de Corinne Lepage. Personnellement, moi qui suis imprégnée du MoDem depuis longtemps, je n'ai pas ce sentiment de personnalité autocrate de François Bayrou. Je n'ai pas l'impression que François Bayrou et Marielle de Sarnez confisquent le pouvoir aux autres membres du bureau exécutif ni aux cadres intermédiaires. Au contraire, c'est, contrairement à l'UMP qui est un parti de petits soldats aux ordres de son chef, contrairement aussi aux Verts qui ont un fonctionnement sectaire et conflictuel, contrairement au PS où les militants doivent se ranger derrière une ligne syncrétique faite d'un consensus flou de positions contradictoires, un parti qui a donné le pouvoir à la fois programmatique, d'animation militante et de parole libre à des cadres souvent nouveaux, parfois malheureusement immatures. Ce qui se passe actuellement en est une magistrale démonstration.

 

Le résultat est là :

 

- sur le fond, sur le contenu de son projet et des idées, le Mouvement Démocrate n'est absolument pas contesté par ses détracteurs, notamment par ceux qui le critiquent de l'intérieur où l'ont récemment quitté, Ce contenu est même repris par de nouveaux concurrents en panne d'idées,

 

- on voit de multiples partis ou cercles de réflexion se créer et reprendre exactement les arguments et le langage de François Bayrou, en prônant le dépassement des clivages, le rassemblement des démocrates et des républicains, avec aussi la fibre sociale et écolo : Dominique de Villepin et le Nouveau Centre ou pseudo-centristes ou radicaux plus ou moins ralliés à la majorité à droite, Corinne Lepage, Daniel Cohn-Bendit, Jean-François Kahn, ...

 

- ceux qui prétendent vouloir "rassembler" les démocrates sont en train de mieux les diviser, pour le plus grand bien soit de l'UMP soit du PS, qui dans le cadre d'un scrutin majoritaire en sortiront toujours gagnant l'un ou l'autre dans un schéma d'alternance bipolaire.

 

C'est un sursaut des citoyens, de leur raz-le-bol devant tant de querelles puériles et leur désir de revenir à un débat de fond, de sortir de la crise et de construire tous ensemble un projet qui tienne la route, ainsi que de sanctionner les mauvais comportements politiques, qui peut nous sauver de cette impasse, de cette imposture, de la désespérance politique.

 

 

 

 

23/03/2010

Nicolas Sarkozy souhaite-t-il vraiment une taxe carbone au niveau de l'Europe ?

Le Premier ministre, François Fillon, a annoncé ce mardi 23 mars 2010 le report sine die de la taxe carbone prévue au 1er juillet, laissant entendre que la France n'avancerait pas en l'absence d'une position commune avec les autres pays européens, qui est loin d'être acquise. Il y réaffirme que "le gouvernement mettra en oeuvre la taxe carbone, qui constitue un engagement du Grenelle de l'environnement", et demandera à la Commission européenne "d'accélérer la mise au point d'une proposition en vue d'une harmonisation des dispositifs de fiscalité écologique dans l'Union européenne".

Il se trouve que le Conseil européen des chefs d'Etats et ministres de l'Union se réunit  justement les 25 et 26 mars prochains. Le problème de la Grèce y tiendra certainement une place cruciale. Il est prévu également d'exposer la stratégie de l'Union à horizon 2020. Chaque pays a dû remettre sa position à la Commission européenne pour préparer ce Conseil.

 

 

Je vous invite donc à lire le document remis le 13 janvier 2010 par le gouvernement français à la Commission européenne, rédigé sous la responsabilité de Pierre Lellouche, secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, donnant la position de la France sur la stratégie de l'Union Européenne à horizon 2020. Voir aussi l'article de Euractiv.fr.

 

Vous serez étonnés de lire que la taxe carbone européenneou aux frontières de l'Europe n'y est absolument pas évoquée. De même que d'autres sujets très importants tels que l'agriculture et les suite de la PAC après 2013, la lutte contre les paradis fiscaux et la corruption, le renforcement de l'Europe dans les instances internationales pour parler d'une voix, la mise en place d'une veritable force d'intervention européenne en cas de conflit ou de catastrophe (cf Haïti), l'action européenne envers les PVD et le problème de la crise alimentaire, la lutte contre la faim dans le monde, même si on évoque au moins une volonté de lutter contre la pauvreté.

Pourquoi ? Le gouvernement tiendrait-il un double langage, un devant les Français et un autre devant l'Europe et quand il s'agit de passer aux actes ? Ce document est-il un effet d'optique (il est écrit par Lellouche ...) ? A-t-il au moins été relu par Matignon et par l'Elysée ? Il est de surcroît de très mauvaise facture, brouillon, en langage très technocratique ...

19/03/2010

Pourquoi, MoDem, je soutiens la liste de JP Huchon au 2nd tour

Vraiment dommage que Alain Dolium n'ait pas fait plus de 5% au 1er tour des élections régionales. Ses compétences, son expérience dans la vie de l'entreprise en particulier dans l'innovation et les nouvelles technologies ainsi que dans la vie associative pour les jeunes et les quartiers populaires, son enthousiasme, son professionnalisme et surtout sa simplicité, sa proximité des gens, étaient des atouts précieux pour compléter l'équipe des conseillers régionaux et peser dans ses décisions. Je ne doute pas que Jean-Paul Huchon l'aurait accueilli dans une liste de rassemblement, avec Cécile Duflot, même si le Front de gauche y aurait opposé quelque résistance.

Il semble que la direction du MoDem n'ait pas donné de consigne de vote au niveau national pour le 2nd tour de ces élections. Je dis "il semble" car je ne vois rien sur le site officiel du Mouvement Démocrate ni sur le site de campagne des régionales IDF de Alain Dolium et les adhérents n'ont pas reçu de message à ce sujet. Est-ce parce qu'il n'y a pas d'enjeu, les 4,5% de voix du MoDem ne pesant pas grand-chose dans une victoire d'avance annoncée de la liste de gauche ? Est-ce pour répondre au rejet de la bipolarité renforcée que nous ne souhaitons pas ? Nous sommes libre de conscience et orienterons notre choix sans avoir besoin de consigne. Alors je vous livre mon choix, qui rejoins je pense la majorité de celui des militants du MoDem, et les raisons de ce choix.

Huchon-Duflot-Laurent.jpgTout d'abord, sur le plan général et national, c'est d'abord une question de valeurs. Le MoDem partage les valeurs de gauche de justice sociale, d'égalité des chances, de générosité, de liberté, les valeurs républicaines, et partage les valeurs écologistes de protection de l'environnement, de prévention écologique, de développement durable. La droite Sarkozyste représentée par l'UMP s'est éloignée des valeurs républicaines d'égalité des chances et aussi renforcé les inégalités de revenus (renforçant les privilèges des plus aisés, supprimant des droits de successions et la carte scolaire, établissant le bouclier fiscal de nouvelles franchises médicales, ...). Elle porte atteinte à la séparation des pouvoir (réforme de l'audiovisuel public, suppression du juge d'instruction,...), aux libertés publiques (Hadopi, caméras de surveillance partout, ...). Certains républicains de droite qui font partie de l'UMP, commencent même à s'élever contre cela (D. de Villepin, N. Dupont-Aignan). Même si me MoDem n'est pas toujours d'accord avec les partis se disant "de gauche" sur la manière de mettre en oeuvre plus de justice sociale, plus d'emplois, d'élever le niveau d’éducation, etc. Par exemple, il prône plus de mixité sociale et le Front de gauche ne va pas en ce sens. Les villes communistes, cultivant leur électorat de prédilection, ont ghettoisé les quartiers, ont parfois 70% de logements sociaux. J'ajouterai que le Mouvement Démocrate est pour ainsi dire le seul à donner une dimension humaine et humaniste à son projet : une vie plus humaine, basée sur des relations humaines, un respect de l'autre, une façon de vivre humaine, un développement humain. Les autres, même de gauche, mêmes écologistes, sont dans un registre matérialiste, égrènent un programme articulé autour du "partage de richesses", d'accès à des services publics, et pour Europe Ecologie de protection de la nature mais souvent au détriment de l'humain (décroissance, privations, voire incitation à réduire la natalité par Yves Cochet,...), sans parler du mieux vivre. Le Modem apporterait cette dimension humaine qu'il manque tant à ces programmes.

Ensuite sur le plan de la politique régionale, je m'oppose fortement au projet Grand Paris soutenu par l’UMP, à la manière dont il est conçu sans concertation citoyenne et en s'imposant à la région, le pouvoir central de l'Etat s'imposant à la région, envisageant de préempter des terrains aux alentours de gares pour financer un projet extrêmement coûteux par une hypothétique espérance de revenus de promotion immobilère. Un projet pharaonique qui certes relierait des pôles économiques, des gares et des aéroports mais qui ne représentent pas l'essentiel du trafic, du besoin des Franciliens, qui avant tout ont besoin d'améliorer l'existant, de raccourcir et de fiabiliser leurs trajets quotidiens, d'avoir surtout plus d'emplois à l'Est pour rééquilibrer la région et minimiser le besoin de transport domicile-travail. Le projet de doublement de la Défense envisagé par l'Epad sans que la desserte en transport pour les Franciliens soit doublée  et aggravant encore le déséquilibre est aberrant.

Enfin, concernant la personnalité des candidats, j’ai un grand respect et une confiance en Jean-Paul Huchon, homme d’écoute, de consensus, de compétence et d’expérience sur les sujets régionaux. Les élus du MoDem au Conseil régional (Bernard Lehideux, Pierre le Guérinel, Chantal Brault, etc.) m’ont eux-mêmes confiés qu’ils ont pu vraiment bien travaillé ensemble, pour l’intérêt général de la région et sans lutte de clan. Valérie Pécresse a fait preuve d’absentéisme au Conseil régional. Pour moi c’est déjà éliminatoire. Elle a fait une campagne agressive, dénigrant en permanence avec de faux arguments et une très mauvaise foi le bilan de son adversaire, comportement que je n’admets pas. Lors du débat télévisé d’hier soir, elle était presque hégémonique, coupant la parole ou ne la laissant pas à son concurrent. L’UMP arrogante et sûre d’elle comme je l’exècre.

C’est décidé, je vote pour Jean-Paul Huchon et j’invite les abstentionniste du 1er tour ainsi que mes amis du MoDem à faire de même.

 

 

18/03/2010

Corinne Lepage, coucou du MoDem prédateur de François Bayrou

 

898817-1062927.jpgLa démission de Corinne Lepage du MoDem était attendue. La justification qu'elle évoque dans sa lettre aux militants du MoDem serait la gouvernance du parti, jugée selon elle insuffisamment démocratique, trop verrouillé par François Bayrou et son exécutif rapproché, ainsi que la stratégie uniquement au service de l'ambition présidentielle de son président. En revanche elle reste tout à fait en phase avec les valeurs et le projet, le contenu des idées développées par le MoDem.

Ceci me rappelle la réaction de Jean-Marie Cavada, qui comme elle a été élu député européen grâce au MoDem (UDF à l'époque) et a claqué la porte en évoquant les mêmes raisons suite à son échec aux législatives, pour rejoindre le clan de l'UMP. Je savais qu'il avait des relations amicales et personnelles avec Nicolas Sarkozy, tout en soutenant apparemment François Bayrou qui critiquait fortement Nicolas Sarkozy et cela m'avait intriguée. Avec recul, j'ai compris qu'il était là pour surveiller François Bayrou et le planter au bon moment, là les municipales.

Proche de Bayrou, la sénatrice du Loir-et-Cher Jacqueline Gourault, a estimé que Corinne Lepage avait «profité des voix» du MoDem pour se faire élire eurodéputée en 2009, estimant que ce départ est «ce qu'il y a de plus moche dans la vie politique». «Corinne Lepage a été effectivement au début de la fondation du MoDem avec Cap21. Mais aussitôt qu'elle a été élue député européen, on ne l'a guère vue, elle a été totalement absente».

Il faut bien sûr s'interroger sur les raisons affichées de la défection, qui s'appuient sur une part de vérité certainement. Mais il faut aussi s'interroger sur les motivations réelles, au delà de celle affichées. S'agirait-il en politique d'une espèce volatile (à double sens, faute d'être loyale) du coucou qui squatte un nid pour s'y développer, y mettre ses oeufs, puis s'en retourner avec ses petits avec tous les avantages ?

Sur les raisons affichées, il y a une part de vérité sur la gouvernance : le Modem est dirigé par François Bayrou, qui en est le principal porte-parole, qui intervient s'il juge que des décisions ne sont pas bonnes (par exemple lorsqu'il souhaitait que Patrice Drevet fasse alliance avec le MoDem au 1er tour). Mais Corinne Lepage a toujours eu la parole dans la presse et les médias, elle s'est même permise des critiques depuis presque deux ans qui n'auraient pas été acceptées dans d'autres partis. Et c'est un atout aujourd'hui dans un parti, surtout pour les présidentielles, d'avoir un vrai leader. En revanche, sur le fonctionnement jugé insuffisamment démocratique, il y a certes toujours des choses à améliorer, mais il me semble que cela fonctionne bien. Les statuts et le règlements internes ont été conçus démocratiquement et votés par les militants, avec élections de représentants au Conseil national (parlement du MoDem), dans les Mouvements départementaux (Fédérations) et dans les sections. Ce réglement a été respecté. La constitution des listes pour les régionales a semé le trouble. Il était prévisible que le MoDem obtiennent moins de mandats d'élus, ne permettant pas le renouvellement des anciens et en plus il fallait faire la place aux nouveaux. Il n'était pas prévu de primaires pour les candidatures et le règlement prévoyait une consultation des Mouvements départementaux, ce qui a été fait. Les têtes de listes ont été approuvées par vote (certes un peu tardif car difficile de réagir en cas de refus des candidats ...).

Je constate surtout que Corinne Lepage a attisé la rebellion chez les militants depuis presque deux ans, depuis la création du MoDem en particulier lors des discussions entre militants sur les statuts et le réglement intérieur. Elle a conservé CAP21 comme un clan à part, avec une autonomie programmatique, son congrès, son conseil etc., déstabilisé les troupes et créé des dissensions entre les militants en évoquant toujours ce manque de démocratie, en martelant que François Bayrou ne l'écoutait pas et n'écoutait pas les militants. J'étais très étonnée que François Bayrou, s'il était vraiment si tyrannique et autocratique, n'ait pas déjà évincé une vice-présidente qui jetait tant le trouble.

De plus, je ne suis pas persuadée que CAP21 ait un fonctionnement plus démocratique que le MoDem. Comme l'explique un militant de l'Alsace sur son blog, en Alsace, seulement 28% des adhérents CAP 21 se sont prononcé pour un soutien / une alliance avec Europe Ecologie, les 72% restant se prononçant pour une alliance au centre (MoDem ou centriste dissident). Même au sein des adhérents CAP 21, rien ne justifiait ce soutien tapageur à la candidature d'Europe Ecologie, contre celle de Yann Wehrling, du Modem et écologiste. Un rassemblement de 2nd tour avec les écologistes et socialistes pouvait tout à fait être envisagé, comme était de toute façon prévisible une liste de fusion. De plus, dans d'autre régions comme les Pays de Loire, Corinne Lepage a soutenu l'alliance au 1er tour de CAP21 avec Europe Ecologie au premier tour, contre la liste MoDem conduite par Patricia Gallerneau qui, comme Yann Wehrling en Alsace, est issue des Verts et a rejoint le MoDem en 2006.  Corinne Lepage n'a pas respecté le pacte initial entre CAP21 et le MoDem, qui devait faire cause commune. Les adhérents du MoDem ainsi que le Conseil national ont voté une stratégie d'autonomie au 1er tour, quitte à envisager le rassemblement au 2nd tour et elle n'a pas respecté ce choix démocratique. Donc quand elle dit qu'elle n'était pas d'accord avec la stratégie de François Bayrou, en fait elle n'était pas d'accord avec la stratégie votée par les militants démocratiquement et elle n'a pas respecté la démocratie en dérogeantà cette décision. Elle aurait pu alors démissionner, à ce moment-là !

J'y ajouterai une sacrée dose de mauvaise foi car une alliance de 1er tour entre le MoDem et Europe Ecologie était radicalement refusée par Jean-Vincent Placé, qui n'acceptait que les membres de CAP21 sur ses listes. Donc de toute façon cela ne pouvait pas être envisagé. Ce qui n'empêchait pas, je le répète, de préparer un rassemblement de 2nd tour !

Ma conclusion est donc que cette manoeuvre de déstabilisation du MoDem, et surtout de François Bayrou, engagée depuis la création du MoDem par Corinne Lepage, a été volontairement montée pour évincer François Bayrou de la scène politique, tout en servant les intérêts personnels de Madame Lepage, qui a l'intention, bien qu'elle dise ne pas y penser, de se présenter aux élections présidentielles pour représenter les "écolo-démocrates" et pouvoir négocier un poste de ministre quelle que soit l'issue de cette élection. Le mandat de député européen n'aura été qu'un tremplin.

 

 

 

 

15/03/2010

François Bayrou : la voie difficile du courage moral et politique

Cynthia Fleury démontre dans son dernier essai philosophique "la fin du courage" combien le courage de défendre ses idées implique la solitude, rappelle qu’il n’y a pas de courage politique sans courage moral et démontre comment un retour à l’exemplarité politique est non seulement possible, mais urgent.

« J’ai perdu le courage comme on égare ses lunettes. Aussi stupidement. Cela m’est arrivé alors que je voyais la société dans laquelle je vivais être sans courage. J’ai glissé avec elle. Dans elle. C’est étonnant d’apprendre que parfois le monde et soi-même avons le même âge. C’est rare. Mais dans cette époque sans courage, nous sommes tous naissant. »
Comment convertir cette épreuve du découragement en reconquête de l’avenir ? Notre époque est celle de la disparition et de l’instrumentalisation du courage, or ni les individus, ni les démocraties ne résisteront longtemps à cet avilissement moral et politique. Comment reformuler une théorie du courage, comment résister à la capitulation et à ses légitimations perpétuelles ?


L'important... en politique, c'est le COURAGE. Si notre attitude procède d'une morale (terme plus fort et plus profond que l'éthique) et de liberté (d'esprit, de parole, contraire à la soumission et à l'asservissement), seule la voie du courage est la bonne (et la plus difficile). Elle isole parfois, quand les autres ne sont pas eux-mêmes courageux notamment et suivent comme des moutons ...L'exemple de la Résistance face au Nazisme et au suivisme de Vichy en est une belle preuve !

François Bayrou a ce courage là, cette résistance là, sur cette voie difficile de l'indépendance et sur ce terrain de jeu politique et médiatique moutonnier. Il faut aussi se rendre à l'évidence que les Français sont encore en léthargie, n'ont pas encore pris pleine conscience de la gravité de la situation du pays et ne nous ont pas encore entendu sur le fond. Notre message est brouillé, parasité. Nous avons un devoir de vérité et de responsabilité mais il faudra un peu de temps pour qu'ils s'en rendent compte, pour que cela sédimente dans les esprits pour qu'ils réalisent que que François Bayrou avait raison sur tout et qu'on aurait dû mieux l'écouter. Ce temps viendra, j'en suis sûre.

François Bayrou : "une vérité ne cesse pas d'être vraie parce qu'elle est minoritaire".

13/03/2010

Régionales Ile de France 2010 : 20minutes pour comparer les programmes

Suivant  attentivement la campagne électorale de ces élections régionales 2010, son actualité, les programmes des candidats, les articles de presse et des blogs, ainsi que les réactions des gens sur le terrain, dans la rue, chez les commerçants et au travail, je vous livre à la veille du scrutin mes principales impressions ainsi qu'un comparatif des contenus des programmes. Même si je soutiens personnellement un des partis, je me suis efforcée d'être non partisane dans cet exercice.

1- La presse et les médias ont très peu parlé des sujets de fond, des problématiques de la région.

palme dor.jpg

Ils se sont concentrés sur les sondages (songez que les gens étaient sondés sans savoir pourquoi ils votaient et sans savoir ce que les partis proposaient !), les querelles entre individus, les petites phrases assassines, les casiers judiciaires des uns ou des autres. Seuls deux journaux ont fait un effort pédagogique pour rappeler les compétences de la région, ses enjeux, ainsi qu'une petite actualité quotidienne sur des sujets : les deux gratuits Direct Matin et 20minutes. Il n'y a eu qu'un débat télévisé le 1er mars à 23h sur France2 (Mots Croisés) et un seul débat citoyen entre têtes de liste le 9 mars à Nogent-sur-Marne (94), organisé par l'association citoyenne "Le Forum Nogentais", à laquelle je rend 20minutes.jpghommage pour cette action citoyenne de chaque élection. Sur les blogs, j'ai trouvé ce comparatif de programmes fait par le PS, donc partisan et qui n'inclut ni le Mouvement Démocrate ni le Front National. Je le cite : "J’aurais pu ajouter MoDem d’autant qu’ils ont un programme solide, bien construit mais, je vais me concentrer sur la gauche et leur principal adversaire l’UMP." Affligeant !

Je donne la palme de la meilleure information citoyenne et de la meilleure analyse au quotidien 20minutes, en version papier comme en version site internet 20minutes.fr avec son club animé de blogueurs. En deuxième je citerai Mediapart.fr, le journal uniquement disponible sur le Net et par abonnement, qui livre des analyses de qualité, avec références, qui a fait une cartographie des régions mais qui s'est à mon avis trop concentré sur la bataille politicienne entre candidats, les enjeux des alliances (comme le prouve un aperçu du sommaire des articles sur le sujet), et pas assez sur le contenu des programmes. Le journal 20minutes a notamment publié une excellente analyse de ce qu'avait accompli la Région IDF lors du dernier mandat comparé aux promesses de campagne, avec arguments chiffrés et notation justifiée, démontrant que la Région a dans l'ensemble respecté dans l'ensemble plus de 50% de ses promesses. A fait pas mal avec ses moyens limités, mais peut mieux faire ! C'est également 20minutes qui a publié hier un double page donnant le résumé comparatif des programmes par thème. C'est écrit petit, tous à vos lunettes ! Je vous passe ci-dessous les deux pages concernées. 

2- Démocratie en danger - Les gens ne s'intéressent pas à cette élection

Paradoxe de la démocratie. Schizophrénie des citoyens. Plus ils ont la liberté et l'accès à l'information, plus ils ont le droit de vote, et moins ils s'intéressent à la politique, plus ils s'abstiennent. Ils disent être écoeurés de la politique et prétendent vouloir que ça change,... et ne font rien pour faire bouger les choses. Démobilisation citoyenne, chute du lectorat des journaux au profit du 20 heures de TF1, démobilisation syndicale, faible activité associative ... La participation électorale est plus forte pour les présidentielles, élection nationale emblématique qui trace la direction du pays et incarne son âme en un dirigeant, et les municipales, élection de proximité, relation forte des citoyens avec leur maire. La Région, elle, leur paraît lointaine, désincarnée. Presque 70% des Français ne connaissent pas leurs élus régionaux, leur président de région, ni ne savent quelles sont les compétences de la région. Et pourtant, il s'agit de la vie de tous les jours, concernant les transports, le soutien à l'emploi, aux entreprises, à la formation professionnelle et à l'apprentissage, aux activités culturelles, sportives et associatives. L'actualité politique nous impose de plus deux sujets importants confrontant politique nationale et politique régionale : le projet Grand Paris, projet gouvernemental qui va s'imposer à la région, aux départements et aux communes, et la réforme des collectivités territoriales, avec la fusion annoncée de la gouvernance de la région et du département et surtout une réforme du mode de scrutin anti-démocratique inacceptable telle qu'envisagé (scrutin  à un tour, qui éliminerait les partis minoritaires et sacrifierait la proportionnelle.

Je vous recommande cet article entretien de Jacques Attali qui regrette la manière dont la campagne a été traitée, néfaste pour la démocratie, que tout n'est pas joué d'avance et que les citoyens devraient vraiment réfléchir avant de voter et sur le sujet qui est l'objet du vote : la politique de la région.

3- Comparatif des programmes des candidats

Je vous invite à lire le double page de 20minutes, qui est assez fidèle à ce que j'ai examiné moi-même en m'informant sur les programmes. Malheureusement n'y figure pas les partis minoritaires pourtant d'envergure nationale comme le NPA, "Debout La République" et "L'Alliance des Ecologistes Indépendants". Ces deux partis présentent pourtant des idées tout à fait intéressantes et j'ai été impressionnée par la qualité de l'intervention de Nicolas Dupont Aignan au débat du 9 mars à Nogent, qui présente l'intérêt d'une alternative à droite autre que le Front National, plus républicaine et sociale que l'UMP, avec des arguments très concrets.

Examinons les points de convergences et de divergence, par thème, entre les partis :

Page 1 :

Sur les transports, ils sont tous d'accord pour rénover les lignes RER et les prolonger, ainsi que des lignes de métros et de tramways, simplifier la tarification, faciliter et développer la circulation de bus de préférence "propres". Le principal noeud de désaccord est sur le projet GRAND PARIS, entre d'un côté l'UMP qui est pour, soutenant bien sûr la décision de Nicolas Sarkozy, et de l'autre côté tous les autres partis qui sont contre, arguant que ce projet, imposé à la région et sans concertation citoyenne par le pouvoir central du gouvernement, ne va pas dans le sens d'une région plus humaine, mais va intensifier le bétonnage et le déséquilibre entre l'Est et l'Ouest, renforcer le pouvoir de l'Etat au détriment de la région et être un gouffre financier qui privera les autres projets de ressources, sans améliorer le maillage de la grande ...couronne.

En termes d'environnement, Europe Ecologie n'a pas l'exclusivité des propositions. Le MoDem et le PS ne sont pas en reste. Que ce soit sur l'isolation thermique et phonique, les économies d'énergie, le soutien aux énergies renouvelables, aux métiers et à la formation à développer dans ces secteurs, ainsi que le recyclage des déchets. L'UMP vient ensuite avec moins de propositions. Pratiquement rien du côté du Front de Gauche et du Front National.

Concernant le logement, beaucoup de convergences des partis, tant pour le soutien au logement social et respect de la loi SRU (Front de Gauche+PS+EE+Modem), à la construction et à la rénovation, la mise aux normes environnementales HQE des logements sociaux et des bâtiments publics. L'originalité de nouvelles propositions revient au PS et au MoDem : un guichet unique sur les offres de logement disponibles et pour coordonner le logement social. Le Front de Gauche axe ses propositions sur un développement énorme du logement social (50 000/an en petite couronne, alors que les villes communistes comme Vitry, Champigny, Bonneuil etc. dépassent les 60% de HLM, guettoïsant la banlieue et nuisant à la mixité sociale ...). Le FN ne propose que le soutien à l'accession à la propriété et au 1er logement.

L'économie, l'emploi, l'innovation,  la formation,doivent faire l'objet, selon tous les partis, d'un soutien aux PME et d'un développement accru de l'apprentissage, la formation des jeunes en alternance avec un travail en entreprise, qui maximise fortement leur chance de trouver un 1er emploi. C'est le MoDem qui présente le plus de propositions sur le développement de l'emploi, le soutien aux PME et aux TPE (fonds de garantie pour les prêts bancaires aux PME notamment), à l'innovation, à l'adéquation de la formation à l'offre d'emploi. On sent l'empreinte de Alain Dolium, entrepreneur de PME et animant une association développant les talents des jeunes ! L'UMP et Europe Ecologie insistent sur la formation des métiers de l’habitat durable et des énergies renouvelables.

Page 2 :

Les lycées devraient, pour l'UMP comme pour le MoDem, ouvrir leurs locaux le soir pour accueillir des universités populaires, des cours du soir, de même que les bibliothèques ouvrir tard le soir pour permettre aux étudiants, y compris ceux qui travaillent à temps partiel, d'étudier à ces heures. Proposition concrète du MoDem : rémunérer des étudiants qui ont besoin de financer leurs études en leur proposant des postes de surveillant en lycées et de tenue en soirée de bibliothèques ouvertes le soir, ainsi que d'animation de cours du soir et d'universités populaires.

Concernant la santé et le handicap, le PS et le MoDem ont des propositions convergentes, notamment pour les jeunes, les handicapés, les urgences médicales de proximité, l'évaluation préalable et la prévention des risques sanitaires. L'UMP est le moins convaincant (avec le FN qui ne propose pratiquement rien), proposant une "mise en réseau" des services d'urgences ou hospitaliers mais sans parler des moyens, alors que la politique du gouvernement restreint les moyens de l'hôpital et supprime des postes ... Hormis sa proposition de mutuelle pour les jeunes et de baisse du seuil d'exposition autorisé aux ondes électromagnétiques Europe Ecologie n'est pas clair : "plan qualité de vie" ... Le Front de Gauche soutient l'emploi des professionnels de santé dans les hôpitaux, des infirmières et puéricultrices. Le FN ne dit pas grand chose à part le soutien à l'installation de médecins dans les territoires ruraux (de l'Ile de France ?).

La culture, le sport et le tourisme sont les thèmes sacrifiés dans cette campagne. C'est le PS et le MoDem qui font le plus de propositions. Europe Ecologie , le Front de Gauche et le Front National peu diserts sur ces sujets. Europe Ecologie utilise un langage peu clair : "label tourisme durable IDF" pour valoriser et encourager l'écotourisme ... Le Front de Gauche parle d'augmenter le budget sans dire vraiment quoi faire. Quant au FN, il propose de "participer à l'entretien du patrimoine artistique et culturel", ce qui est déjà fait actuellement, dans les compétences de la région ... 

Sur la politique de la famille, des jeunes et des seniors, tous veulent développer les places en crèche (sauf le FN). Les seniors sont particulièrement choyés par l'UMP, le FN et Europe Ecologie. La maladie d'Alzheimer fait l'objet d'une particulière attention au PS, chez EE et au FN. Le Modem ayant de son côté plus de propositions pour les jeunes, le logement des jeunes, l'attribution des logements vacants pour les jeunes et les familles.

En termes de sécurité, le PS axe son attention sur la sécurisation des transports en commun et propose un service de consultation juridique gratuit. L'UMP sur la vidéo protection, des surveillants régionaux et des SMS d'alerte (proposition un peu gadget, car on peut déjà téléphoner aux secours à partir d'un portable et se faire repérer par GPS ...). Europe Ecologie est à nouveau dans le langage boisé (moins péjoratif et plus vert que la langue de bois ;-), en proposant "des Etats généraux de la tranquillité publique" et "des médiateurs de la tranquillité publique", avec un point d'honneur sur sa proposition de places d'accueil pour les femmes victimes de violence. Le MoDem développe la police de proximité, la mixité urbaine, la police de transport, bref la présence humaine plutôt que la vidéosurveillance sans intervenants actifs de proximité. Le FN veut renforcer la police et les contrôles, "rétablir la sécurité des HLM" (oui, certes, mais comment ?).

EN CONCLUSION :

- beaucoup de convergences des différents partis sur les transports (sauf clivage UMP contre les autres sur le Grand Paris), le soutien à l'emploi (PME et secteurs en développement), la formation et l'apprentissage, la prise en compte du durable, de la protection de l'environnement, qui n'est pas l'exclusivité et Europe Ecologie même s'il en porte l'étiquette.

- le PS a les propositions les plus développées, les plus détaillées, une meilleure connaissance des dossiers (normal puisqu'il était aux commandes !) mais peut souffrir d'un bilan mitigé, de critiques sur les points noirs surtout concernant le dysfonctionnement et les insuffisances des transports en commun en banlieue, des problèmes du RER notamment.

- l'UMP cherche à être en phase avec la politique du pouvoir central, du gouvernement (Grand Paris) et développe moins les propositions sur l'environnement que le PS, EE et le MoDem. Il vise clairement l'électorat âgé (politique sécuritaire, résidences personnes âgée, Alzheimer,...).

- le MoDem priorise les jeunes, l'égalité des chances et l'emploi, en particulier le soutien aux PME avec des propositions très concrètes sur ce sujet. Sa communication est sur le registre de la relation humaine, d'une façon de vivre plus humaine, du respect de la personne, de l'égalité des chances, de la mixité sociale et le vivre ensemble, de l'équilibre entre l'Est et l'Ouest, de l'équilibre des contre-pouvoirs (il est en ce sens "humaniste") alors que les autres sont plus sur un registre "matérialiste", y compris les partis de gauche (répartition des richesses, droits à des services publics gratuits) et Europe Ecologie (la nature prime sur l'homme, le respect de l'environnement prime sur le respect de l'homme, sur le vivre ensemble).

- le Front de Gauche et le Front National sont les partis qui affichent le moins de propositions pour la région. Pas d'originalité, pas d'idées vraiment nouvelles. Le FN est toujours dans les propositions sécuritaires et le front de gauche dans la défense de l'emploi public et le développement excessif des logements sociaux en particulier dans les zones déjà très urbaines en petite couronne.

Si l'on doit donner un avis sur l'attrait physique et le comportement des candidats, ce qui ne se fait pas mais je le ferai quand même à titre personnel, Alain Dolium est sans conteste le plus beau et le plus sympa, toutes les femmes le disent sur les marchés et dans la rue (et de surcroît très compétent et communicatif), et Cécile Duflot la plus jolie et la plus mignonne (mais elle devrait faire un peu moins la morale aux autres, c'est agaçant à la fin !). Jean-Paul Huchon a une fausse apparence molle et débonnaire. Il est compétent, professionnel, consensuel, constructif et respectueux de ses partenaires et adversaires, il sait travailler en équipe. Je n'aime pas, mais pas du tout, le comportement de Valérie Pécresse, agressive, irrespectueuse de ses adversaires, attaquant sans cesse. Elle ne siégeait que très rarement au Conseil régional et ne sait pas bien travailler en équipe avec des gens d'avis différent. J'ai apprécié Pierre Laurent, que j'ai écouté lors du seul débat du 9 mars, exposer un diagnostic juste et des propositions concrètes, même si je n'ai pas retrouvé d'originalité et de proposition concrète de développement économique et durable dans le programme du Front de Gauche.

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12/03/2010

Et vous, vous faites quoi dimanche?

Une tribune du collectif des Blogueurs Démocrates

vote.jpgUn bel exemple! Que s'est-il passé ce week-end? Plus de 62% des irakiens se sont déplacés, bravant les menaces terroristes, pour élire leurs représentants!
Dimanche, c'est pour nous tous le premier tour des élections pour nos régions. Si nous, nous n'y allons pas, que nous diront-ils? La démocratie et la liberté d'expression sont un combat de chaque jour, nos parents se sont battus pour l'obtenir, nombreux sont ceux dans le monde qui se battent chaque jour pour défendre la liberté de pensée. Nous, nous avons ce droit. Le premier tour ne repassera pas deux fois, c'est dimanche, ne le laissons pas passer. Ne lâchons rien: ce dimanche, votons! Et appelons à voter autour de nous!

Le premier tour des élections, c'est le tour du pluralisme!

On nous fait croire que de toute façon tout est plié, qu'on n'a pas le choix dans un combat de coqs national! Au contraire! Au premier tour, on n'a pas que deux listes qui se présentent. Dans chaque région, de nombreux mouvements se présentent pour porter un message. Un vrai choix de projets existe, le monde binaire, bipolaire qu'on nous présente fait penser au retour de la guerre froide! Mais ce n'est pas la réalité, le pluralisme existe et si des listes indépendantes se présentent à notre suffrage, c'est que des citoyens ont choisi de proposer une alternative. C'est à nous citoyens de transformer l'essai en donnant la possibilité à des voies nouvelles d'être entendues!

Les régions peuvent agir concrètement pour notre quotidien!

On nous parle de technique, de millefeuille? Ca paraît compliqué... Pourtant les régions, comme les autres collectivités locales, ont un rôle concret pour agir au quotidien. Elles sont un souffle pour la démocratie locale! Donnons-leur une vraie légitimité citoyenne en votant pour nos élus!

Et ce n'est pas aussi compliqué qu'on essaie de nous le faire croire: tous les jours on emprunte les transports en commun, on souhaiterait que le tissu de TPE et PME local soit favorisé et renforcé pour créer de l'emploi, on souhaiterait trouver des formations professionnelles adaptées, une meilleure orientation pour les jeunes. Il y a des choses à changer, à améliorer partout en France, et donc des raisons de voter pour ceux qui expriment ce changement. Ces personnes existent et se présentent à nos suffrages, écoutons-les!

Parce que notre combat de citoyens engagés est de faire vivre le débat démocratique ouvert, nous, blogueurs démocrates, appelons tous les citoyens à voter ce dimanche pour faire entendre leur voix! Nous irons voter et appellerons à voter autour de nous! Faisons tous de même!

 
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