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28/03/2011

Catastrophe nucléaire de Fukushima : les mensonges à répétition de Tepco

Panique puis confusion !

Comme l'annonce 20minutes.fr : "L'exploitant de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi, au Japon, a annoncé dimanche que le niveau élevé de radioactivité enregistré plus tôt dans la journée au niveau du réacteur n°2 était erroné. Tepco avait indiqué tôt dimanche que le niveau de radioactivité dans l'eau qui s'est accumulée dans la salle des turbines du réacteur était dix millions de fois supérieure au niveau habituel."

Ce raté énorme ne cache-t-il pas un nouveau mensonge, comme il y en a eu déjà dans cette histoire ? Ce manque de transparence entretient la méfiance de la population ... 


Rappelons les précédents mensonges et les irrégularités dévoilées au sujet de la centrale, décrites dans cet article du Monde : "Le 7 février, un mois avant le séisme et le tsunami qui ont endommagé la centrale nucléaire de Fukushima, l'agence de régulation nucléaire japonaise a autorisé le maintien pendant 10 années supplémentaires du plus ancien des six réacteurs de la centrale, malgré des avertissements concernant sa sécurité, a révélé lundi 21 mars le New York Times."

Autre fait curieux, relaté par 20minutes.fr le 17 mars dernier dans un petit article intitulé "JAPON Catastrophe nucléaire de Fukushima: Une employée de la centrale témoigne " : une ingénieure de la centrale de Fukushima, Michiko Otsuki, s’est exprimée sur Mixi (équivalent japonais de Facebook), après avoir été évacuée du site lundi, désirant parler au nom de ses 180 collègues «sacrifiés» qui travaillent encore au sein de la centrale nucléaire afin d’en refroidir les réacteurs : Elle dit au passage que le système de refroidissement de la centrale avait été détruit : "La machine qui refroidit le réacteur est en bordure de l’océan et a été détruite par le tsunami. Tout le monde a travaillé désespérément pour essayer de le faire fonctionner à nouveau malgré la fatigue et le ventre vide». Son billet a été très vite supprimé, avec pour explication qu'il risquait d'entretenir la panique.

On nous fait croire pourtant que en rétablissant le courant on allait essayer de faire repartie le système de refroidissement, tout en arrosant à l'eau de mer en attendant. Or le 23 mars, comme l'annonce cet article du Monde intitulé "JAPON Catastrophe nucléaire de Fukushima:  "l'utilisation d'eau de mer, inadaptée au refroidissement, pose problème. Pour l'IRSN, "la présence de sel dans l'eau injectée pourrait altérer le refroidissement du combustible à très court terme. Il y a risque de cristallisation du sel injecté avec l'eau de mer dans les cuves des réacteurs". L'institut recommande l'approvisionnement de la centrale en eau douce." on nous explique que l'eau de mer est corrosive et endommage les circuits de refroidissement, qu'il faut passer à l'eau douce."
Or les ingénieurs devaient bien savoir que l'eau de mer était corrosive ... A moins que cela corrobore le fait que les circuits de refroidissement étaient de toute façon "out", donc l'endommager avec de l'eau de mer n'y changeait rien. Sauf qu'elle sera le prétexte, l'excuse, l'alibi pour justifier que l'endommagement des circuits aura été causé par cette eau de mer, pour cacher un mensonge, à savoir que l'on savait qu'ils étaient déjà détruits ...

Jacques Dutronc avait raison "on nous cache tout, on nous dit rien ..."

Ajout le 30 mars 2011 :

Voir cet article de 20minutes avec Reuter : "Un ingénieur avait alerté Tepco sur le risque d'un tsunami"

"Un ingénieur haut placé chez Tokyo Electric Power (Tepco) avait envisagé en 2007 qu'un tsunami mette à mal les capacités de résistance de la centrale nucléaire de Fukushima. Mais l'opérateur n'a pas retenu ses conclusions. L'ingénieur chargé de la sécurité des installations estimait à 10% la probabilité qu'une vague sismique dépassant les 6 m, limite maximale retenue pour la sécurité du site, frappe la centrale dans un délai de cinquante ans.

Le 11 mars, la vague qui s'est écrasée sur Fukushima-Daiichi était haute de 14 m. Au-delà de cette étude, plusieurs éléments et témoignages attestent que l'opérateur de la centrale n'a pas tenu compte de nombreux avertissements sur ses failles de sécurité et que les régulateurs du nucléaire japonais n'ont jamais contraint les entreprises à adapter les règles de sécurité de leurs centrales."

Commentaires

N'était ce pas, en effet la "moins pire" des décisions à prendre, l'urgence étant de protéger, dans le court terme du moins les populations, que d'empoisoner la mer plutôt que les terres et les populations ? Certes ce n'est que reporter la catastrophe, mais quand on ne contrôle plus rien (même pas la communication, ce qui est un comble pour le nucléaire !).

Écrit par : diogène | 28/03/2011

Voir aussi l'article du Monde qui vient juste de paraître dans le Monde, un entretien avec Eisaku Sato, ex-gouverneur de la préfecture de Fukushima :
http://abonnes.lemonde.fr/japon/article/2011/03/28/la-catastrophe-actuelle-a-ete-provoquee-par-l-imprudence-des-hommes_1499515_1492975.html

"La catastrophe actuelle a été provoquée par l'imprudence des hommes". Il confirme des mensonges et les irrégularités ... Depuis des années, des personnalités politiques ont mis en cause le manque de transparence de la politique nucléaire japonaise.

"Depuis des années, Tepco a falsifié des documents d'inspection... Il n'y a pas que Tepco qui est en cause. En 2002, mon administration a reçu un document de l'Agence pour la sécurité nucléaire et industriel (NISA) nous informant que Tepco avait reconnu avoir falsifié le contenu de rapports d'inspection concernant des dégâts détectés sur l'enveloppe du cœur de deux réacteurs dans Fukushima Daiichi... J'ai pensé qu'une telle attitude était inadmissible, aussi bien de la part de Tepco que de NISA, l'organisme d'Etat chargé de la surveillance du fonctionnement des réacteurs nucléaires, qui avait gardé secrète cette information alors qu'elle leur avait été révélée deux ans auparavant."

Écrit par : Marie-Anne Kraft | 28/03/2011

On peu lancer des critiques à tout va, manque de transparence etc ... et je ne pense pas que le Japon soit le plus mauvais élève de tout ça.

Mais pour assurer le petit confort de tout le monde, faire fonctionner son Blog à tout hasard, il faut bien de l'énergie, et comble de l'ironie, l'énergie propre n'existe pas! Et les énergies renouvelable actuelle, sont cher, et ne produise pas assez.

Crise du pétrole on tape sur la pollution des voitures, crise du nucléaire on tape sur les centrales nucléaire, mais en attendant, on consomme et personne ne veux payer plus cher ou faire des efforts de consommation (soit trop cher malgré la bonne volonté, soit contre son confort personnel)!

La seul différence entre le pétrole et le nucléaire, c'est qu'il a fallu une catastrophe naturelle (donc pas du fait des hommes), pour que tout aille mal! Et que les critiques fusent de partout suite à cela (du coup beaucoup retourne leur veste)

Conclusion: c'est toujours facile de critiquer quand on ne propose pas de solution.

Maintenant le manque de transparence, c'est universel, et ça touche à peu près toujours que ce qui une fonction économique. Certes c'est critiquable, il faudrait que ça change, mais sans être totalement pessimiste, à ce niveau là c'est l'argent qui fait la loi, pas les idéalistes =)!

Écrit par : Yume | 28/03/2011

Malheureusement, il ne s'agissait pas d'un raté...
Aujourd'hui, 28/03/2011, consultons la mesure de la radioactivité prise a 15:30 a Boulogne-Billancourt (voir site de l'IRSN), resultat: 70 nanoSievert [nSv] par heure (moyenne annuelle 53 nSv +- 30%).
Prenons le >>double

Écrit par : NsK | 28/03/2011

de cette moyenne annuelle (~100 nSv/h) et effectuons une simple division:
1000 milliSieverts/h [1 Sv/h: valeur finalement annoncée par Tepco comme correcte] / 100 nSv/h [1e-7 Sv/h] = 1e7 ou en francais dans le texte "10 millions", CQFD.
;(

Écrit par : NsK | 28/03/2011

c'est bien ca le soucis dans ce monde l'argent fait la loi et le côté humain on s'en contrefiche ... on prefère faire passer les intérêts économiques et politiques au détriment de la santé des gens ...

La nature n'y est pour rien, je vous invite à regarder le débat avec zemmour et greenpeace, la nature n'y est pour rien elle n'est pas cruelle ni méchante elle est .
Ce sont les hommes qui puisent de l'énergie qui appartient à la nature et qui tente de la contrôler , manque de chance l'homme ne maîtrise pas tout ... sinon il aurait été capable de prédire des séismes , ou des tsunamis ...

Écrit par : adan | 28/03/2011

En allemagne des mesures de sécurité on déja été entreprises , il faudrait en faire de même en France, fermer les centrales nucléaires vieilles depuis plus de trente ans, et sortir du nucléaire ...

http://www.youtube.com/redirect?q=http%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fwatch%3Fv%3DT2HKbfnnZzM&session_token=cgSMQACx09OvVDfuDUfFelFQ2wl8MTMwMTQxNTI1Nw%3D%3D

Écrit par : adan | 28/03/2011

Les faux arguments pour justifier le choix du nucléaire :


"Le nucléaire permet de réduire l'effet de serre :

l'effet de serre est un réel problème : il peut entraîner un changement climatique dramatique faisant disparaître des espèces. Les sécheresses et inondations seront plus fréquentes. Mais le nucléaire n'est pas la solution au problème.

Certes l'énergie nucléaire ne produit pas de gaz carbonique, mais elle est loin d'être propre : tous les matériaux qui servent à construire des centrales ont consommé de l'énergie avec émission de gaz polluants.

Les déchets radioactifs sont transportés d'un endroit à un autre ce qui :
- produit bel et bien du CO2
- engendre le risque de dispersion de matière radioactive dans l'environnement

Pour lutter contre l’effet de serre, il faut une baisse globale de la consommation énergétique mondiale, et surtout, il faut remplacer les énergies fossiles par des énergies renouvelables.

*

"Ca coûterait trop cher d'arrêter" :

Combien cela nous coûtera t-il si un accident se produit ?
Une grande partie de la population sera victime de cancers et des enfants auront des malformations ou maladies génétiques.

Tous nos fruits et légumes seront radioactifs, on ne pourra plus vendre nos produits agricoles à l'étranger. Notre renommée en matière de bons vins va vite disparaître.

Bien d'autres problèmes écologiques surviendront.
Tout ça ne va t-il pas nous coûter cher ?

Écrit par : adan | 28/03/2011

Il n'y a aucune fatalite. Tous les japonais subissent regulierement des seismes dus a la faille tectonique proche, et tous les japonais en bordure de mer savent tres bien qu'un tsunami peut les emporter demain. Ils vivent avec ces dangers naturels depuis toujours et ce ne sont de toute facon pas les derniers seismes et tsunamis qui tueront en masse...

La ou le bat blesse, c'est qu'un pays aussi prepare ait construit ses centrales nucleaires en bordure de mer, avec des protections aussi faibles. Des digues de 4-5m contre des vagues de 10m, c'est clair que ca ne pouvait pas bien finir... On aura du mal a me faire avaler que techniquement, on ne pouvait pas mieux faire, et prevoir plus loin, en enterrant correctement certaines installation strategiques notamment.

Maintenant c'est trop tard, le mal est fait. On parle volontiers de l'iode, mais il faut garder a l'esprit que certains radioelements ont des periodes de demie vie en milliers, millions et meme milliards d'annees, et qu'il faut 20 demi vies pour qu'on considere qu'un element radioactif redevienne inoffensif... Ce que vous voyez n'est donc que le debut : intrinsequement, il y aura encore des milliers et surement des millions de victimes futures, directement liees a cet incident.

Voila tout le probleme du nucleaire. Ca commence quand meme a faire pas mal d'accidents nucleaires cumules sur 50 ans et dans differents pays... Est-ce que le jeu en vaut vraiment la chandelle ?

Écrit par : ADN | 28/03/2011

Il n'y a aucune fatalite. Tous les japonais subissent regulierement des seismes dus a la faille tectonique proche, et tous les japonais en bordure de mer savent tres bien qu'un tsunami peut les emporter demain. Ils vivent avec ces dangers naturels depuis toujours et ce ne sont de toute facon pas les derniers seismes et tsunamis qui tueront en masse...

La ou le bat blesse, c'est qu'un pays aussi prepare ait construit ses centrales nucleaires en bordure de mer, avec des protections aussi faibles. Des digues de 4-5m contre des vagues de 10m, c'est clair que ca ne pouvait pas bien finir... On aura du mal a me faire avaler que techniquement, on ne pouvait pas mieux faire, et prevoir plus loin, en enterrant correctement certaines installation strategiques notamment.

Maintenant c'est trop tard, le mal est fait. On parle volontiers de l'iode, mais il faut garder a l'esprit que certains radioelements ont des periodes de demie vie en milliers, millions et meme milliards d'annees, et qu'il faut 20 demi vies pour qu'on considere qu'un element radioactif redevienne inoffensif... Ce que vous voyez n'est donc que le debut : intrinsequement, il y aura encore des milliers et surement des millions de victimes futures, directement liees a cet incident.

Voila tout le probleme du nucleaire. Ca commence quand meme a faire pas mal d'accidents nucleaires cumules sur 50 ans et dans differents pays... Est-ce que le jeu en vaut vraiment la chandelle ?

Écrit par : ADN | 28/03/2011

mes prédictions mondiales très générales

avril 2011 : forte extension de la radioactivité marine, les pays limitrophes sont irradiés
avril 2011 : très forte pollution aérienne dans toute l'hémisphère nord
mai 2011 : pollution définitive des nappes phréatique de l'ile, l'eau est impropre à jamais à toute consommation, début de l'irradiation aérienne de l'hémisphère sud
juin 2011 : panique boursière mondiale, début de l'exode de la population japonaise sur fond de déstabilisation des états du G20
juillet 2011 : abandon de l'ile et début des tractations pour la gestion de l'apocalypse nucléaire par le G7 mais personne ne veux financer
septembre 2011 : chaos mondial

Écrit par : biroulet | 29/03/2011

Je viens de faire un ajout :

Voir cet article paru hier de 20minutes avec Reuter : "Un ingénieur avait alerté Tepco sur le risque d'un tsunami" :
http://www.20minutes.fr/article/697045/monde-japon-ingenieur-alerte-tepco-risque-dun-tsunami

"Un ingénieur haut placé chez Tokyo Electric Power (Tepco) avait envisagé en 2007 qu'un tsunami mette à mal les capacités de résistance de la centrale nucléaire de Fukushima. Mais l'opérateur n'a pas retenu ses conclusions. L'ingénieur chargé de la sécurité des installations estimait à 10% la probabilité qu'une vague sismique dépassant les 6 m, limite maximale retenue pour la sécurité du site, frappe la centrale dans un délai de cinquante ans.

Le 11 mars, la vague qui s'est écrasée sur Fukushima-Daiichi était haute de 14 m. Au-delà de cette étude, plusieurs éléments et témoignages attestent que l'opérateur de la centrale n'a pas tenu compte de nombreux avertissements sur ses failles de sécurité et que les régulateurs du nucléaire japonais n'ont jamais contraint les entreprises à adapter les règles de sécurité de leurs centrales."

Écrit par : Marie-Anne Kraft | 30/03/2011

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