Avertir le modérateur

26/06/2012

François Bayrou l’incompris

Après son échec relatif aux élections présidentielles  et la défaite de presque tous ses candidats aux législatives sauf deux, l’heure est au bilan pour François Bayrou : analyse des causes avant de penser au futur, remontée des rancœurs des militants, et le goût amer de voir les coucous pseudo-centristes ralliés à la droite prétendre s’installer dans le nid encore tout chaud d’un Centre revendiqué « à droite ». Comme eux avec la protection de l’UMP, EELV a négocié avec le PS et réservé ses places en s’assurant de ne pas avoir de concurrent PS aux législatives, pour avoir un groupe à l’Assemblée, alors que son candidat aux législatives, Eva Joly, avait fait un score bien inférieur à celui de François Bayrou (2,31% contre un malgré tout honorable 9,13%).

Pourquoi cet échec ?

Alors que François Bayrou est estimé pour ses analyses justes, pour ses propositions constructives et réalistes (sur l’équilibre des finances publiques sans sacrifier la croissance, sur l’éducation, sur la moralisation de la vie publique notamment), pour les valeurs qu’il prône (socle de la république, démocratie, solidarité et justice, responsabilité, valorisation de la création et du mérite). Les derniers sondages avant la présidentielle le donnaient au top de la cote de popularité, de confiance et de qualité des propositions. Cependant, les intentions de vote ne suivaient pas avant le premier tour, alors qu’il n’avait pas annoncé son vote personnel en faveur d’Hollande pour le second tour. L’annonce de ce vote, pourtant bien expliquée par François Bayrou sur la question des valeurs, n’a pas été comprise par une partie de son électorat traditionnel, interprétée comme un ralliement au PS (alors qu’il n’en était rien). Or l’annonce d’un vote pour Sarkozy aurait été également mal comprise, de même que celle d’un vote blanc, sachant qu’au second tour des présidentielles les électeurs de Bayrou se sont répartis à tiers quasi-égal entre les trois choix. Le résultat aurait probablement été le même, sauf pour lui-même s’il avait négocié avec l’UMP ou le PS une non concurrence sur sa circonscription. Au moins François Bayrou n’a pas renié ses valeurs et prouvé son courage, même s’il a sacrifié son poste de député.

En tout cas une chose est claire : l’engouement n’était pas le même qu’en 2007, la crise est passée par là, les positions se sont radicalisées avec la montée des extrêmes à la fois sur la gauche et sur la droite, au détriment du centre. Les trois prétendants à la présidentielle ont été évincés : Sarkozy, Royal et Bayrou. La bipolarité s’est à nouveau imposée, la chambre rose a remplacé la chambre bleue. La crise est encore là et plus encore devant nous, les belles promesses seront difficiles à tenir et le retour à la réalité va s’imposer.

La leçon de l’histoire :

-          le courage ne paie pas. En tout cas pas à court terme. Préférer défendre ses valeurs et ses idées que se vendre pour des postes ou se rallier par avance en sacrifiant ses idées, en effet, cela n’est pas payant dans le contexte de nos institutions et du vote majoritaire ;

-          François Bayrou avait fait un pari risqué : celui de dire la vérité (au sens de la réalité des faits et du pragmatisme des solutions) et d’être compris par les Français. Même si les élus, pris par leurs appareils, leurs investitures, n’osaient par franchir le pas de lui apporter leur soutien malgré un accord sur le fond, les électeurs eux-mêmes se chargeraient de les faire changer d’avis en lui donnant leur confiance lors de l’élection présidentielle. Pari perdu. Les Français n’ont pas compris. Ils n’ont pas voulu de la vérité, de l’appel aux efforts pour vaincre les temps difficiles, et ont préféré les promesses intenables et l’illusion plus confortables, et tant pis si le déficit public continue de filer, la dette déjà abyssale de s’enfler encore … après tout on a vécu longtemps comme cela, continons comme avant.

Certains déçus du Mouvement Démocrate parlent d’erreur de stratégie, renoncent à croire que l’on peut faire bouger les lignes, retombent dans le cynisme politicien, prônent de se ranger à la loi de la bipolarité en ralliant soit la droite, soit la gauche.

Certains font remonter les rancœurs : lacunes d’organisation et de communication, manque d’écoute des militants, manque de moyens, direction trop autocratique, François Bayrou mal entouré ou trop mis en avant dans les médias au détriment de son entourage … Certes, on peut toujours mieux faire. Le Modem est un parti récent qu’il a fallu construire, avec peu de moyens, mais je ne pense pas que ces questions internes soient la raison de l’échec électoral. Le goût amer de la défaite pousse à désigner des coupables, à rejeter hors de soi la marque de l’échec pour s’en laver, ne pas porter la faute. Exactement comme en temps de crise on désigne facilement à la vindicte du peuple des causes extérieures, des boucs émissaires. C’est mortel car au lieu de se serrer les coudes pour renforcer collectivement le groupe, on l’affaiblit et on introduit un poison de méfiance.

Pour enfoncer encore plus l’animal blessé, voilà que Mediapart s’en mêle avec sa Cruella de service, Valentine Oberti, qui a trouvé la géniale idée de « s’interroger » sur le label suspect du « Centre pour la France », utilisé à la place du Mouvement Démocrate pour les candidats aux élections législatives, qui serait (bien sûr ça n’est qu’une « hypothèse » !) une coquille toute trouvée pour organiser la liquidation financière d’un Modem supposé endetté (alors qu’il ne l’est pas, facile à vérifier), orchestrée en loucedé par la bande des 6 de Bayrou, bref que Bayrou est en train de se tirer avec la caisse !

Je ne dis pas que cette décision rapide avant le dépôt des candidatures ait été de toute transparence, en effet elle méritait d’être mieux expliquée. Mais Mediapart fait là un procès d’intention indigne et dépassant son rôle journalistique d’information et d’investigation, sombrant dans une autre catégorie de presse malveillante. Curieusement d’ailleurs, Cruella n’a rien dit de l’URCID, créée dans les mêmes conditions juste avant le dépôt des candidatures par Jean-Louis Borloo et une autre bande des 6, pour une affiliation financière des candidats, qui eux ont démontré moins de transparence car n’ont même pas annoncé cette affiliation à leurs électeurs, le terme URCID leur étant parfaitement inconnu !

Ceci démontre une volonté farouche d’éliminer Bayrou, non seulement de le mettre à terre mais de le tuer, de salir sa réputation d’honnête homme. Mediapart ne cache pas son positionnement à gauche, très à gauche. On aurait attendu un article pour saluer la position de Bayrou, son courage d’avoir annoncé son vote en faveur de Hollande, et rien, pas une ligne, seul mon article de blog en a témoigné sur le site.

Une volonté aussi de prétendus intellectuels bien-pensants (comme Jean-Marie Colombani à la veille du premier tour des présidentielles en 2007 avec son éditorial du Monde) d’éliminer un centre indépendant, l’idée dérangeante d’une « majorité centrale » qui pour certain est « anti-démocratique » car empêche l’alternance et risquerait de figer la position centrale entre des partis extrêmes devenus impuissants (voir le dernier éditorial de Jacques Julliard dans le dernier Marianne, « lettre à Jean-François Kahn sur un centrisme imaginaire »). Décidément, les représentations mentales sont tenaces ! Comment encore simplifier et catégoriser ainsi une "droite" en y assimilant FN et UMP (qui se sont rapprochés sur des questions d'immigration et de frontières, de valeurs conservatrices contre le mariage homosexuels ou sur le cannabis, en même temps que très éloignés sur la politique économique, l'Europe) ou en y assimilant PS, écologistes et extrême gauche (qui prônent des valeurs communes d'égalité et de solidarité, de liberté des mœurs, en même temps qu'éloignés aussi sur la politique économique, le nucléaire et d'autres sujets).

Décidément, François Bayrou dérange. Pourtant il dit vrai, ses analyses sont justes, ses propositions certainement les mieux à même de nous sortir vraiment de la crise et d’unir le pays dans l’effort. D’ailleurs ses idées seront forcément appliquées mais sans doute plus maladroitement par le gouvernement confronté à la réalité.

Les Français n’ont pas voulu entendre la vérité, la réalité des faits, le réalisme des propositions.

Les Français aiment être bercés d’illusions. Ils aiment qu’on leur désigne des coupables, des boucs émissaires : Europe, Euro, Chine, mondialisation, banques, finance, riches … et sont donc tentés par les explications « faciles » et des solutions simplistes et souvent contre-productives ou induisant de graves conséquences (sortie de l’euro, protectionnisme, création monétaire,…). Alors que nos pertes d’emplois et la chute du niveau scolaire sont surtout dues à nos propres faiblesses qu’il faut savoir affronter et corriger.

La presse et les médias ont préféré continuer à traiter la politique comme un terrain de jeu d’affrontement, comme le football à deux équipes, comme une émission de téléréalité. Mediapart ne fait pas exception.

Les Français d’ailleurs ne lisent pratiquement plus la presse ou zappent les nouvelles des JT, sans approfondir, sans se rendre compte de ce qui se passe, de ce que d’autres sont en train de décider pour eux. Après tout, ils ont élu des gouvernants qui ont laissé filer pendant trente ans ces déficits cumulés dans une dette devenue presque insurmontable, dont les intérêts seuls sont égaux au total de l’impôt sur le revenu, devenu le premier poste budgétaire avant l’éducation, 2,5% du PIB, autant qui aurait pu être employé en croissance, en création d’emplois, en dépenses utiles. L’Etat protecteur est là et veillera au grain, croient-ils !

Mais un jour, ils vont se réveiller ! A nouveau ils diront « Bayrou avait raison » …

16/06/2012

François Bayrou : le prix du courage politique

Titre à double signification : d'une part "François Bayrou paie le prix de son courage politique", d'autre part "François Bayrou mérite le premier prix du courage politique", si ce dernier existait (on connaît déjà le prix de l'humour en politique, la noix d'honneur ou le mur du çon du Canard Enchaîné, bientôt sans doute le prix des twitts politiques les plus ravageurs, mais pas encore celui-là !).

Episode 1 en 2002 :  à Toulouse, François Bayrou refuse de rejoindre l'UMP après la réélection de Jacque Chirac, en déclarant une phrase historique "Si nous pensons tous la même chose, c'est que nous de pensons plus rien !" Mais la plupart des députés de l'UDF ne résisterons pas à l'appel du pouvoir. A la veille des élections législatives, 50 des 67députés UDF rejoignent l'UMP.

Episode 2 en 2007 : entre les deux tours de l'élection présidentielle, François Bayrou franchit le rubicon avec son célèbre "Je ne voterai pas pour Sarkozy", justifiant son choix par une incompatibilité de valeurs (l'apologie de argent-roi, le bling-bling, le comportement politique divisant les Français et régnant par menace et récompenses,  ...). Même si par ailleurs, plus proche de Ségolène Royal sur le plan des valeurs, il ne partageait pas son programme. 20 députés UDF soutiennent alors Sarkozy et en échange de leur ralliement voient leur réélection facilitée par l'absence d'un concurrent UMP.

Episode 3 en 2012 : au lendemain du débat de l'entre-deux tours, François Bayrou a fait une déclaration en fustigeant  "la ligne violente qu'a choisie Nicolas Sarkozy", "une course-poursuite à l’extrême droite dans laquelle nous ne retrouvons pas nos valeurs". Sans donner de consigne de vote à ses électeurs, il déclare : "François Hollande, c'est le choix que je fais". Comme en 2007, il justifie son choix en termes de valeurs, qu'il partage avec Hollande, tout en critiquant pourtant le programme du PS, ses promesses intenables, un budget trompeur basé sur des hypothèses non réalistes,  "un programme économique inadapté à la situation du pays et encore plus à la crise qui vient".

Cette dernière position risque d'être fatale à François Bayrou, à tout le moins à court terme sur le plan électoral, car il a sucité à la fois la vengeance de l'UMP sans pour autant éveiller la reconnaissance du PS. Le report des voix de Bayrou sur Hollande a beaucoup contribué à la victoire d'Hollande : Bayrou avait fait 3,3 millions de voix au 1er tour (9,13%), et Selon un sondage IPSOS,   29% de ses voix, soit 1 million se sont portées sur Hollande. Or Hollande gagne sur  1,15 millions de voix. Donc ça n'a pas été neutre. Un appel de Bayrou à voter Sarkozy ou blanc aurait pu le faire perdre.

L'honneur de Bayrou est d'avoir affirmé ce qui lui paraissait juste pour le pays, sans rien négocier, sans tomber dans le calcul électoral.

A ceux qui lui reprochent d'avoir mis en danger son parti en donnant cette position, je répond qu'avant cette annonce, il a convoqué le Conseil National du Mouvement Démocrate, dont je suis membre et auquel j'ai assisté, et que cette position correspondait à la majorité des intentions affirmées par ses représentants, partagés entre le blanc et le vote Hollande plus affirmé, une seule s'avouant en faveur de Sarkozy. Il n'y a pas eu vote mais le résultat d'ensemble était clair.

A ceux qui sont traditionnellement de position "centre-droit", qui ont été choqués par l'affirmation de ce choix leur donnant l'impression d'un "basculement à gauche", d'un "ralliement au PS", je demande de regarder avec plus de discernement ce qui est en train de se passer sur notre scène politique :

- la droite UMP est en train de dériver vers le Front National. Aujourd'hui ce n'est même pas le discours économique sur la crise et l'Europe qui domine, mais les questions sécuritaires, d'immigration et de frontières, repris du Front National. Qui a eu le courage à l'UMP, chez les radicaux ou les pseudo-centristes, de dénoncer cette dérive ? Seuls Villepin et Paillé ont osé. Jacques Chirac lui-même, sa fille et son gendre (et d'autres Gaullistes) ont voté Hollande !

- choisir un président ne revient pas à adhérer ou se rallier au parti qui a soutenu ce président. Le choix du parti se fait dans le vote suivant : les législatives. La position de Bayrou était plus un choix de personne et de valeurs partagées. Les priorités au redressement productif, à l'éducation, à la moralisation publiques, à une meilleure justice fiscale dans la répartition de l'effort, démontrent aussi des convergences. Le point critique étant essentiellement sur la crédibilité du redressement des finances publiques.

Comme le rappelle Cynthia Fleury dans son essai philosophique "La fin du courage" : il n’y a pas de courage politique sans courage moral. Elle démontre  comment un retour à l’exemplarité politique est non seulement possible, mais urgent. 

L'important en politique, c'est le courage. Si notre attitude procède d'une morale (terme plus fort et plus profond que l'éthique) et de liberté (d'esprit, de parole, contraire à la soumission et à l'asservissement), seule la voie du courage est la bonne (et la plus difficile). Elle isole parfois, quand les autres ne sont pas eux-mêmes courageux notamment et suivent comme des moutons ...L'exemple de la Résistance face au Nazisme et au suivisme de Vichy en est une belle preuve !

François Bayrou appartient à la catégorie de ces hommes-là, qu'on appelle "hommes d'Etat", ceux qui ont encore du courage et de la résistance, la volonté de faire passer l'intérêt du pays et ce qui est juste avant l'intérêt personnel. Il mérite l'estime, il mérite d'être réélu. Et si malheureusement il ne l'était pas, il reste une voix libre qui compte dans le pays. Le Mouvement Démocrate aura souffert de la radicalisation accentuée par la crise, du rouleau compresseur électoral, de la centrifugeuse ("centri-tueuse" ?) de la bipolarité, mais reste une force libre et constructive, qui doit aussi compter dans la vie politique et dans le débat. Plus que jamais je pense que ça en vaut la peine et que l'avenir nous donnera raison.

Citations :

<<  Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles qu'il faut renoncer à ce que l'on croit juste  >>

|                  François Bayrou 

<< Le courage, c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense. >>
|                
  Jean Jaures  

<< Il n’y a de classe dirigeante que courageuse. À toute époque, les classes dirigeantes se sont constituées par le courage, par l’acceptation consciente du risque. Dirige celui qui risque ce que les dirigés ne veulent pas risquer. Est respecté celui qui, volontairement, accomplit pour les autres les actes difficiles ou dangereux. Est un chef celui qui procure aux autres la sécurité, en prenant pour soi les dangers. >>
|                  Jean Jaures 

<< Il faut savoir ce que l’on veut. Quand on le sait, il faut avoir le courage de le dire. Quand on le dit, il faut avoir le courage de le faire. >>
|                 Georges Clémenceau 

 Pour les moins courageux :
<< Il y a quelque chose de pire que d'avoir une mauvaise pensée. C'est d'avoir une pensée toute faite. Il y a quelque chose de pire que d'avoir une mauvaise âme et même de se faire une mauvaise âme. C'est d'avoir une âme toute faite. Il y a quelque chose de pire que d'avoir une âme même perverse. C'est d'avoir une âme habituée. >>
|                 Charles Péguy

13/06/2012

Le MoDem du Val de Marne ne donne pas de consigne de vote pour le second tour

cpmodem942ndtour.pdf

 

 

CommuniquePresse MoDem94 entete.JPG

 

 

Le bureau départemental du MoDem 94 a pris acte des résultats des élections législatives dans leVal-de-Marne.

Il regrette l'extrême bipolarisation que traduisent les résultats du 1er tour. Une fois de plus, lalogique majoritaire n'a pas permis l'expression d'un projet fondé sur un discours de vérité et sur lanécessité d'entreprendre des efforts pour redresser le pays.

Dans ce contexte difficile, les résultats des 11 candidats du Centre pour la France, qui ontcourageusement défendu les valeurs et le projet de cette famille politique, sont décevants.

Ces élections législatives n'ont pas permis à nos candidats de faire entendre le message que nous portions. C'est regrettable car le rassemblement des Français est la seule voie pour engager le redressement du pays dans les temps extrêmement difficiles qui s'annoncent.

Le bureau départemental du MoDem 94 a décidé de ne donner aucune consigne de vote pour le second tour, considérant que les électeurs qui se sont portés au 1er tour sur les candidats du Centre pour la France sont libres et responsables de leur vote.

Les membres du bureau départemental expriment enfin tous leurs voeux de réussite aux sept candidats du Centre pour la France encore en lice pour le second tour de ces élections législatives.

 

11/06/2012

Résultats du 1er tour : décevants pour le MoDem, mais ne lâchons rien !

Chers amis,

Les résultats du 1er tour de ces élections législatives sont bien sûr décevants pour le Mouvement Démocrate, pour le Centre indépendant que nous avons tant défendu, si difficile à tenir dans la broyeuse électorale de ce scrutin majoritaire qui conduit inexorablement à la bipolarité gauche-droite.

Décevant sur notre circonscription : 3,5% des voix (honorable comparé à un score compris 
entre 2% et 3,5% selon les circonscriptions du Val de Marne).


Décevant aussi sur le plan national : 3,6% des voix en moyenne sur les 400 circonscriptions où nous avons présenté des candidats.

Cependant, comme François Bayrou, nous savons que notre combat est juste : l'idée d'une majorité centrale, qui se fonde sur une majorité d'idées, sur une vision équilibrée, apaisée, solidaire, juste et efficace de notre société, est celle qui réconcilierait les Français et permettrait de mieux affronter la période difficile qui s'annonce. Il ne faut donc rien lâcher !

Je tiens à vous remercier pour votre soutien, en particulier les militants qui m'ont aidée et encouragée sur le terrain, sur les marchés, dans les gares, ou sillonnant les rues pour boîter notre message, aussi pour organiser notre réunion publique avec Jean-François Kahn qui fut très réussie.

Avec Louise Geoffroy, je vous adresse toute mon amitié,

Marie-Anne Kraft


http://www.lexpress.fr/resultats-elections/legislatives-2...

08/06/2012

L'engagement du Centre pour la France : "RELANCE"

 

Logo Le Centre pour la France avec Bayrou.JPG

L'ENGAGEMENT « RELANCE » DU CENTRE POUR LA FRANCE

« Rétablir, Epauler, Libérer, Améliorer, Nuancer, Construire, Equilibrer »

Nous traversons une période de grave crise économique et morale. La crise va obliger notre pays à changer les comportements et à transformer voire réinventer notre modèle français : solidarité, services publics, aménagement du territoire, démocratie.

Nous, candidats du Centre pour la France, adoptons une démarche à la fois vigilante et constructive pour aider au redressement du pays. Nous apporterons notre pierre à l’invention de ce nouveau modèle, plus sobre, plus durable, plus économe et plus solidaire.

1- RÉTABLIR l’équilibre des finances publiques

Comme le gouvernement lui-même l’a reconnu, « la dette est l’ennemie de la France ». Nous ne pouvons pas continuer à creuser les trous comme les gouvernements successifs le font depuis des décennies. Il faut arriver à l’équilibre, et commencer ensuite le désendettement.

Redresser les finances sans sacrifier la croissance ni la solidarité. C’est vrai au niveau européen, et c’est vrai aussi au niveau national : les économies nécessaires doivent ménager les bons investissements du pays pour permettre à l’économie de respirer, de créer de l’activité, de permettre de renouer avec la croissance pour créer des emplois et générer des recettes ficales. Les économies ne doivent pas non plus sacrifier la solidarité à l’égard des plus faibles ni amputer le pouvoir d’achat des salaires, des retraites et des allocations de solidarité.

2- ÉPAULER le gouvernement avec vigilance

En temps de grave crise, le devoir des forces politiques responsables est de contribuer au relèvement du pays. Tout blocage des institutions entre président et majorité serait irresponsable.

Nous prenons donc l’engagement d’aider au redressement, en soutenant l’action du gouvernement chaque fois qu’elle ira dans le bon sens, en alertant le pays dans le cas contraire. Nous serons un pôle critique vigilant.

3- LIBÉRER le vote parlementaire

Nous serons des voix libres, indépendantes et positives au Parlement et notre règle sera la liberté de vote. Nous repousserons toutes les attitudes sectaires d’un camp ou de l’autre.

4- AMELIORER la gouvernance et les méthodes

Par une plus grande implication des corps intermédiaires et des acteurs concernés, par une plus grande conscience des impacts des décisions sur les entreprises, les institutions et les personnes, par plus de pédagogie et le refus de la démagogie, nous pouvons améliorer la façon de conduire le pays. Il faut simplifier l’administration publique, améliorer l’équité et la mise en œuvre des lois et des décrets.

5- NUANCER les analyses

En politique, les visions et surtout les expressions sont souvent excessives, caricaturées. Il faut éviter de tomber dans une vision paranoïaque de la mondialisation, de l’euro, de la finance, de l’immigration, qui fait croire que les causes des problèmes viennent toujours de l’extérieur, qui attise les haines et les rancoeurs et qui conduit à de fausses solutions. Il faut prendre la mesure de nos faiblesses, comparer avec nos voisins européens, consulter les différents acteurs concernés, rechercher des solutions réalistes et pragmatiques.

6- CONSTRUIRE un nouveau modèle de société

Une nouvelle démocratie sociale, par laquelle forces syndicales, entreprises, pouvoirs publics et consommateurs travailleront étroitement ensemble, sera le meilleur moyen de reconstruire le « produire en France » sans lequel aucun redressement ne sera possible. Ce nouveau modèle sera durable, soucieux de notre patrimoine naturel et environnemental ou ne sera pas.

L’éducation nationale et la recherche méritent une mobilisation sans précédent. Non pas seulement en termes de protection des moyens, mais dans la recherche d’organisations nouvelles, plus simples, plus efficaces.

Enfin, la moralisation de la vie publique doit être assurée sans tarder, dans tous ses aspects, lutte contre la corruption, limitation du cumul des mandats, plus juste représentation, clarification du financement de la vie publique, etc.

7- EQUILIBRER les pouvoirs

Il serait dangereux qu’un seul parti ait tous les pouvoirs en France, sans exception, depuis le local jusqu’au national. Le pluralisme doit être mieux reconnu, et mieux défendu. Une bonne dose de proportionnelle doit être introduite au scrutin législatif pour garantir la représentativité des courants d’opinion à l’Assemblée.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu