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11/04/2010

Réchauffement+Pollution+Dette+retraites+chômage : un cocktail explosif

 

 

Nous sommes conscients des épées de Damoclès pointées aux dessus de nos têtes, mais c'est la concomitance de l'imminente menace de ces épées qui risque de déclencher une bombe :

 

 

 

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-         Celle du réchauffement climatique qui oblige préventivement à investir dans de nouvelles énergies durables, non émettrice de CO2, en économie d’énergie,

-         Celle de l’atteinte à l’environnement et à la biodiversité, qui oblige à investir aussi dans la protection de l’environnement, dans une agriculture durable et non agressive pour l’environnement, plus biologique et faisant moins l’usage d’engrais chimiques et de pesticides, dans une gestion durable des ressources de la planète et de l’accès à l’eau.
Ces deux risques, de plus en plus conscientisés par la population mais jugés lointains, sont maintenant considérés de plus en plus rapprochés, toucheront nos propres enfants et petits enfants et commencent déjà à se concrétiser aujourd’hui par des perturbations, cyclones, inondations.

-         Celle de la dette publique, qui avait déjà atteint un niveau considérable en France, avec un coût de charge d’intérêt qui s’élevait déjà à 3% du PIB avant la crise (environ 50 milliards d’euros, équivalent à tout l’impôt sur le revenu), sans compter le nécessaire remboursement du capital (ce qui équivaut à obérer 3% de croissance, car cet argent aurait pu être utilisé à autre chose ou à une réduction d’impôt). Le déficit public, qui atteignait 3%, limite maximale autorisée par le traité de Maastricht, a atteint 7,5% en 2009 et va atteindre 8% en 2010, pour descendre à 6% en 2011, 4,6 en 2012 et 3% en 2013. Or la dette publique, qui était de 1250 milliards avant la crise fin 2007, à atteint 77,6% du PIB en 2009, est estimée à 1500 milliards fin 2010, du fait de l’accroissement du déficit dû en partie à la crise du fait du plan de relance et de la baisse des recettes en impôt, suite à la dégradation de la situation des entreprises et des ménages, et en partie au creusement devenu endémique du déficit de fonctionnement, de la dette sociale (et encore, le déficit public devrait être de 20 milliards de plus et la dette de la Sécurité Sociale très diminuée si l’Etat daignait rembourser ce qu’il doit à la Sécurité Sociale …). Il faut donc logiquement s’attendre à une hausse notable de la charge financière des intérêts sur cette dette de 20% à niveau égal de taux, soit une charge financière de 3,6% (en fait ce calcul est simplifié car la dette a été contractée par des emprunts publics sous forme d’OAT et de bons du Trésor de différentes durées à différents taux et leur renouvellement dépend de l’échéancier des tombées d’emprunt, ce qu’on peut calculer précisément en ayant toutes les information sur le site de l’AFT (Agence France Trésor). Cependant, les taux ayant été relativement bas les dix dernières années, en ce moment à 3,40% pour les OAT 10 ans, cette hypothèse est optimiste. Les taux peuvent à tout moment remonter, comme on le voit pour la Grèce, si le risque souverain augmente, renchérissant le coût de la nouvelle dette, tout en dépréciant la valeur de l’ancienne dette à taux plus faible … Pour que cette dépréciation se concrétise en baisse de la dette, il faut rembourser cette dernière par anticipation. Mais s’il est nécessaire de réemprunter, même moins grâce à la plus value, à un taux plus élevé, la charge financière annuelle à court terme augmente …

-         Celle des retraites, gros dossier à venir du gouvernement, qui fera l’objet en 2010 d’une réforme importante. En 1970, on comptait 3 cotisants pour un retraité. Ce ratio est tombé à 1,9 cette année et continue sa chute. En 2040, il devrait être compris entre 1,3 et 1,7. Le montant moyen de la retraite était de 1288 euros par mois fin 2004 (1617 euros pour les hommes et 782 euros pour les femmes). En l’absence de réforme, les taux de remplacements nets des prélèvements sociaux (retraites en % du dernier salaire) vont se dégrader. Dans l’hypothèse d’un retraite à 65 ans pour une carrière continue de 40 ans, ce taux passerait, entre 2003 et 2050, de 83,6% à 73,5% pour un non-cadre du privé, de 64,1% à 53,2% pour un cadre du privé, mais de 68,7% à 69,2% pour un fonctionnaire territorial. Pour sauver le régime par répartition actuel financé par les cotisations, sur la base de l’évolution démographique subie (nombre d’actifs/nombre de retraités), nous savons qu’il faut jouer sur trois paramètres : le niveau des cotisations, le niveau des reversions de retraites et la durée des cotisations (donc l’âge de départ à la retraite compte tenu du vieillissement de la population). Sachant qu’on peut envisager de nouveaux paramètres : de nouvelles sources de financement (TVA sociale, taxe sur le capital), une politique d’immigration ou d’incitation forte à la natalité pour augmenter le nombre d’actifs (à condition qu’ils aient du travail !). L’équation est imparable, implacable. Les solutions préconisées de retraites par point, engendrent de la souplesse au dispositif, permettant à chacun de choisir ses propres paramètres, mais en subissant de toute manière l’équation. Quant au système de retraite par capitalisation, système anglo-saxon qui suppose un fonctionnement assis sur des capitaux considérables gérés par les fonds de pension investis en bourse, en actions et en obligations, il n’assure par une solidarité intergénérationnelle, étant plus dans une logique du chacun-pour-soi. Il comporte aussi des risques de dégradation des pensions suite à la chute des bourses (les retraités américains ont vu leurs pensions se dégrader de 20 à 40% suite à la crise financière), subit de la même manière un risque démographique comme l’on démontré des économistes (le rachat des parts aux retraités liquidant leur pension par moins d’actifs faisant baisser les prix d’achat) et nous interroge sur le modèle de société qu’il implique. En effet, l’exigence de forte rentabilité des fonds propres, dit ROE (Return On Equity), la forte pression des actionnaires sur les grandes entreprises et sur les banques pour atteindre des taux de rentabilité irréalistes (de l’ordre de 15% alors que la croissance de l’économie n’était que de 5% pendant les 10 et même 20 dernières années, surtout dans cet environnement concurrentiel des marchés financiers) proviennent surtout des fonds de pension qui gèrent l’épargne des assurés, des retraités et des futurs retraités, plus encore en termes d’enjeux que les actionnaires fortunés des entreprises. Les fonds de pension détiennent 15% de la richesse mondiale en 2006, les investisseurs étrangers, majoritairement des fonds de pension, détiennent 50% des actions du CAC40 (voir cet article) ainsi que 42% du patrimoine immobilier d’entreprise en France (voir cet article) et 40% du patrimoine immobilier parisien !

-         Et enfin celle du chômage et de la récession, qui s’aggravent fortement avec la crise, le taux de chômage atteignant un niveau de 10% en Europe et en France. Comme je l’avais estimé dans un article l’an dernier sur le bilan financier mondial de la crise, qui pointait sur les conséquences de la crise, extrapolait des chiffrages, une baisse de 1 point de croissance se traduit en une perte de recettes publique d’environ 0,5 points, aggravant le déficit public d’autant. Comme le décrivent une étude de Natixis et une étude récente du Pôle emploi reprenant les chiffres de l’Insee, après une croissance de 2,4% en 2006 et de 2,3% en 2007 (avant la crise financière), devenue quasi-nulle en 2008 (+0,3%), l’année 2009 restera dans les mémoires comme une année noire en terme d’activité.  le PIB s’est en effet contracté de 2,2%, soit la plus forte récession enregistrée depuis l’après-guerre. Les destructions d’emplois devraient se poursuivre tout au long de 2010, permettant d’estimer une croissance de 1,6% en 2010 et de 1,4% en 2011.

-         il y a même une 6ème épée de Damoclès : celle du vieillissement de la population, pesant gravement non seulement sur les retraites mais aussi sur l'assurance maladie. Les progrès considérables de la médecine ont permis d'allonger la vie mais pas forcément de rester en bonne santé dans la dernière étape du 4ème âge : Alzheimer, diabète, cancer, maladies cardio-vasculaires ... Comme le montre une étude sur l'impact du vieillissement sur les dépenses de santé, la consommation de soins est maximale dans les deux années qui précèdent la mort quel que soit l’âge du malade et dépasse souvent le coût de santé de la personne sur la totalité de sa vie précédent ces deux années ! les sujets âgés de 78 ans ou 79 ans en 2000 dépensaient deux fois plus qu’un patient du même âge en 1992.  La logique malthusienne voyait une régulation naturelle d'une surpopulation face aux ressources alimentaires, par les guerres et les épidémies. Est-ce que de nouvelles pandémies (grippe, ...) ou une généralisation de l'eutanasie volontaire (on se rappelle du roman de science fiction "Soleil Vert" ...) donneront raison à Malthus ?

 

Ce dont nous devons maintenant prendre conscience, c’est de la concomitance imminente de ces risques, qui non seulement convergent au même moment dans les prochaines années, mais aussi de la réaction en chaîne, tel dans un réacteur nucléaire, entre ces risques, du fait de leur interdépendance :

 

-         plus de chômage et récession, allant aussi avec stagnation des salaires, c’est moins de recettes fiscales, donc plus de déficit et plus de dette, et moins de cotisations pour les retraites. Le chômage des seniors est aussi incompatible avec la prétendue solution de prolongation de l'âge de la retraite ou des durées de cotisation, qui se traduira au mieux en transfert de déficit entre la caisse des retraites et la caisse du Pôle Emploi ...

-         plus de déficit public, c’est plus d’impôts sur les générations futures actives si la croissance n’est pas au rendez-vous,

-         une augmentation des cotisations retraites sur les générations futures sera-t-elle soutenable en même temps qu’une augmentation des impôts, de surcroît dus aux générations précédentes qui ont vécu à crédit, finançant des dépenses de fonctionnement, leurs déficits sociaux, par de la dette ? La révolte des jeunes risque de se retourner contre leurs parents, contre les retraités, dégénérant en conflit entre générations …

-         l’augmentation du déficit entretient l’augmentation de la dette et donc de la charge financière de la dette et donc, du déficit,… Le piège infernal se referme sur nous. L’Etat emprunte déjà pour rembourser les intérêts de sa dette. Effet boule de neige, comme celui de la pyramide de Ponzi pratiqué par Bernard Madoff .

-         plus d’investissements dans le développement durable et la protection de l’environnement permettrait de générer des emplois et de contribuer à la croissance, mais au prix d’un accroissement de la dette pour financer cet investissement, donc de la charge financière de la dette et des impôts futurs. Ce coût additionnel sera-t-il compensé par la croissance générée par ces nouveaux emplois ? Il faut absolument en faire d’avance le calcul et en connaître la rentabilité escomptée à la fois dans le court terme et à long terme.

 

Si nous sommes entrés dans la crise économique qui a suivi la crise financière, ce n’est rien à côté de ce que nous allons vivre dans les prochaines années. Nous allons probablement entrer dans une très grave crise sociale. L’étincelle qui peut déclencher l’explosion pourrait être une brutale remontée des taux d’intérêt, notamment dans la continuité de la crise de la dette publique grecque qui risque de contaminer d’autres pays européens comme le Portugal, l’Espagne, la France, sans oublier la Grande Bretagne. Le déficit public s’aggravant brutalement et les marchés financiers exigeant des garanties au risque d’augmenter encore les taux d’intérêt exigés sur la dette souveraine, il faudra payer. Arrivera-t-on à faire payer les riches et dans quelle proportion ? Les classes moyennes et plus défavorisées vont forcément souffrir et se rebeller fortement contre les riches, contre les injustices sociales, de même que les jeunes contre les vieux.

 

Les hommes politiques en responsabilité et les partis politiques vont-il oser dire la vérité aux Français et proposer des plans d’actions concrets ? Pour le moment cette vérité, qui n’est pas bonne à dire sous peine de démoraliser les Français, sourd insidieusement mais n’est pas encore franchement avouée et ceux qui l’annoncent, comme François Bayrou ou Jacques Attali, sont montrés comme les Cassandre, voir des populistes attisant les peurs.

 

Les discours politiques sont actuellement dérisoires, axés sur les luttes de clans, sur les questions d’alliances, de droitisation de la droite, de gauchisation de la gauche, d’explosion du ou des centres … François Bayrou, depuis les élections présidentielles, est sans doute l’homme politique qui avait eu la meilleure vision prospective de cette concomitance des dérives de la financiarisation de l’économie, de la dette et du déficit public, de la menace sur les retraites, du report insoutenable de ces problèmes sur les générations futures, du devoir de dire la vérité aux Français, de la nécessité d’une prochaine unité nationale de toutes les forces politiques afin de résoudre ces questions non clan contre clan mais tous ensemble. Sa mise au ban actuelle du terrain de jeu politique par ses concurrents et par la sphère médiatique est-elle raisonnable et responsable ? Quand sera-t-il enfin écouté ? En tout cas, il va falloir du cran et du courage au futur président de la république, car ça ne va pas être de la tarte ! Qui aura encore envie d’être candidat en 2012 ?

 

 

La Rumeur : l'enquête avance !

Elle a fait le tour du monde, la fameuse Rumeur sur Nicolas et Carla ... Les services secrets, la Direction Centrale du Renseignement intérieur (DCRI) ont mené une enquête non pour confirmer la véracité de la rumeur, mais pour en déterminer l'origine avant sa propagation sur Internet, soupçonnant un complot international^.

En remontant les pistes sur Internet, on découvre que c'est en fait Jacques Chirac qui a commencé à lancé la rumeur. En 2008, lors d'un entretien avec le journaliste Michel Denisot, il déclarait : "Carla Bruni ? Je ne connais pas personnellement cette dame. Mais on dit qu'elle a des frelons dans la culotte ..."

 

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L'avocat de Nicolas, Thierry Herzog, et je le juge chef du parquet de Paris, Jean-Claude Marin, après avoir officé dans l'affaire Clearstream sur le cas Dominique de Villepin, vont-ils recommencer pour Jacques Chirac ? Le croc de boucher est encore disponible ...

Il se trouve que Jacques pourra plaider la surdité, grâce au témoignage de Roselyne Bachelot. En effet, il avait mal compris une personne qui lui disait que "Carla ronflait comme une hulotte !"

 

Mais ce n'est pas tout ! Rachida dati, ex chouchoute du président Nicolas, est présentée comme rivale de Carla, comme le relate une autre rumeur issue de «Carla et Nicolas, La véritable histoire» (Ed. du Moment), un livre d’Yves Azéroual et Valérie Benaïm, évoquant des confidences le 31 décembre 2008 autour du lit conjugal de l'Elysée. Elle est soupçonnée d'avoir lancé la fameuse rumeur. En enquêtant bien, les services secrets devraient découvrir que les deux femmes se sont échangé des secrets de beauté pour garder leur jouvence : comme Diane de Poitier, les bains de lait. Mais surtout, conseille Rachida à Carla, "ne prends que du lait bio !" Et voilà, le lait, ça fermente, et on en fait tout un fromage !

10/04/2010

Hervé Morin, le "Besson" de l'ex-UDF

Morin 31032010.jpgHervé Morin appelle au rassemblement des "centristes" et à une candidature pour les représenter aux prochaines élections présidentielles de 2012 (la sienne étant une éventualité probable). Oui, mais "centriste" pour lui, pour eux, cela veut dire allié à l'UMP, comme le dit cette dépêche AFP, rappelant sur Europe1 que "l'UDF a toujours été l'alliée de la droite", affirmant "Je n'ai pas trahi François Bayrou c'est lui qui est parti" a rappelant que le courant centriste véhiculait des valeurs qui ne "sont pas compatibles avec celles de la gauche".

Or de quelles valeurs parle-t-il ?

Dans cet article des Echos, il définit les « marqueurs » et les formules clefs du centrisme : Europe, libertés publiques, « humanisme refondé ,« une société apaisée, une société de la reconnaissance et une société de la tolérance ».  Il se trouve que justement ce sont des valeurs clamées par la gauche, par le PS, ... ainsi que par François Bayrou !

Cherchez l'erreur ... dans la cohérence avec les actes !

Sous ce langage sirupeux d'« humanisme refondé » et de « société apaisée, société de la reconnaissance et une société de la tolérance », il a voté le budget et sa politique fiscale inégalitaire, cautionné la politique sarkozyste du bouclier fiscal, des inégalités croissantes, de la neutralisation des contre-pouvoir, de l'emprise sur les médias notamment avec la réforme de l'audiovisuel et l'alignement atlantiste avec la réintégration dans le commandement armé de l'OTAN.

Hervé Morin se proclame "centriste" tout en étant soumis à la droite ... C'est en fait tout simplement le "Besson" de l'ex-UDF !

Pense-t-il vraiment avoir l'envergure pour porter l'habit présidentiel ? Probablement pas. Tout au plus aura-t-il l mérite, ainsi que D. de Villepin, de contribuer à la division des voix de droite grâce à laquelle l'UMP n'atteindra peut-être pas le 2ème tour.

J'ai hâte de voir un 2nd tour Bayrou-Aubry (ou DSK) en 2012. L'un ou l'autre sera toujours mieux que ce régime scélérat et ces traitres soumis et baveux avec leurs phrases sirupeuses et les actes qui ne suivent pas leurs beaux discours dégoulinants.

03/04/2010

De fortes convergences entre Martine Aubry, François Bayrou et Dominique de Villepin

Je retrouve dans ce discours de Martine Aubry  les valeurs et les propositions du Mouvement Démocrate (cf le projet humaniste). Tant sur la lutte contre les abus et la concentration de pouvoir, pour l'indépendance du parquet, contre les inégalités, contre la financiarisation de l'économie et remettre la finance au service de l'économie réelle, pour une forte régulation des marchés et pour la séparation des banques d'affaires et banques de dépôts (Bayrou a été le premier à le proposer), pour un fonds d'intervention public, pouvant accompagner les PME ou soutenir l'innovation, pour plus de décentralisation, pour l'égalité des chances, pour la souplesse dans le temps de travail au cours de sa vie, pour donner plus de pouvoir et plus d'importance aux corps intermédiaires (syndicats, associations, représentants des professions,...) et au débat public, laisser plus de liberté à la société pour développer l'innovation et la création,...  

Bref "porter un autre modèle de société: un autre modèle de développement, économique, social et durable, mais aussi un autre rapport des individus entre eux et avec le collectif",  "Une évolution fondamentale est le passage du matérialisme et du «tout-avoir» à une société du bien-être. " et "Donner un vrai poids aux collectivités territoriales dans leur action de proximité et dans leur autonomie" : c'est exactement ce que disait déjà François Bayrou.

Parfois j'ai même l'impression que François Bayrou est plus "à gauche" que Martine Aubry, dans la mesure où il est plus "radical", c'est à dire prend plus le mal à la racine, concernant le fonctionnement de la société, la manière de garantir les contrepouvoirs et l'égalité des chances, une régulation préventive (empêcher la spéculation financière, les paradis fiscaux, les hedge funds, encadrer fermement les stocks options et les rémunérations des dirigeants,...) avant même la régulation corrective (par la redistribution fiscale par exemple). Non seulement le PS n'a plus d'idéologie "socialiste", ne parle plus de nationalisations ni même de services publics gérés par l'Etat, mais il laisse le marché faire sa loi et régule ensuite par redistribution les inégalités qu'il a engendrées. C'est comme si on laissait polluer l'environnement puis taxait les pollueurs pour dédommager les victimes au lieu d'empêcher la pollution a priori. On laisse se dégager les mauvaises odeurs et on met du désodorisant ...

Il y a une grande convergence entre les discours de Martine Aubry, de François Bayrou et même de Dominique de Villepin qui récemment a repris aussi exactement le même contenu que François Bayrou sur l'équilibre des pouvoirs et les institutions, sur la justice sociale et la suppression du bouclier fiscal, sur la réduction des déficits, sur l'innovation. En revanche on peut s'interroger sur certaines divergences entre le PS, le Front de Gauche et Les Verts, sur le rôle de l'Etat et des services publics, sur le nucléaire, sur la croissance/décroissance sur les retraites,...

Il y a à mon sens un décalage entre la représentation que l'on donne des alliances politiques d'apparence et les vrais accords de fond des partis sur le modèle de société. D'ici les élections présidentielles, il s'agira de bien considérer le fond, le projet de société, le modèle de société, plutôt que les discours d'apparence sur "la gauche" et "la droite" et les alliances de circonstances, la petite cuisine politicienne et le marchandage aux postes.

Et si François Bayrou avait raison ? Si les Français préféraient un centre démocrate, juste et humaniste, qui aille de D. de Villepin au PS en passant par F.Bayrou, plutôt qu'une "droite" et une "gauche" dépassées ?

 

27/03/2010

Paradoxalement, Le MoDem et François Bayrou sont victimes de leur fonctionnement démocratique

De cyniques imposteurs se répandent sur la Toile, relayés par une presse complaisante, en vue de détruire le MoDem et François Bayrou. Ils avancent essentiellement un argument de manque de démocratie interne au sein de ce parti. Or c'est justement paradoxalement le fonctionnement démocratique du MoDem qui a permis à ces détracteurs de conduire leur funeste entreprise.

 

Un certain Christophe Ginisty, depuis son altercation avec François Bayrou suivie de sa démission du MoDem, n'a de cesse que de dénigrer François Bayrou et maintenant aussi le MoDem. Allié dans cette entreprise de destruction à Corinne Lepage, il se répand sur la Toile avec ses complices, tentant de faire croire à une rébellion interne généralisée des militants du MoDem et de faire de la récupération pour alimenter le clan de sa nouvelle mentor, qui a autant d'ambition présidentielle que François Bayrou, sans en avoir la carrure ni la profondeur, même si elle semble exceller dans la manoeuvre politicienne de bas étage.


J'invite les lecteurs ou surfeurs du Web à s'interroger sur la réalité de ces dénigrements ainsi que sur leurs motivations, ainsi que tous les militants fidèles à François Bayrou et à Marielle de Sarnez à ne pas se laisser entraîner dans ces basses manoeuvres. S'il est vrai qu'il y a des défauts d'organisation interne au MoDem et un manque de moyens pour les militants sur le terrain, que notre tâche est ainsi encore plus difficile, et d'autant plus honorable, pour défendre nos idées et nos valeurs, que dans d'autres partis plus dotés et mieux structurés, le MoDem a néanmoins un fonctionnement très démocratique, ce qui a justement permis d'élire à la proportionnelle au Conseil national et dans les présidences départementales collégiales des représentants qui n'étaient pas tous d'accord entre eux, certains aboyeurs toujours propices à la critique, aux pseudo atteintes à la démocratie dès que leur avis n'était pas suivi. C'est justement ce fonctionnement démocratique qui a créé des rapports de force, des clans. CAP21, parti de Corinne Lepage, minoritaire au MoDem, a été ainsi maintenu à part, ce qui ne pouvait que nourrir des dissensions. Ce sont précisément les vice-présidents aboyeurs, qui se sentent légitimés après la défaite électorale, qui démissionnent bruyamment, se répandent sur le Net, avec l'aide efficace de C.Ginisty. Ce sont des cyniques, des chiens de la politique, dont les aboiements finiront par lasser.

Ceux qui essaient à toute force de déstabiliser le Mouvement Démocrate de l'intérieur et particulièrement de nuire à la réputation de François Bayrou, martelant avec insistance qu'il est autocrate et pas démocrate, sont motivés dans leur funeste entreprise, bien plus par de questions politiciennes que par la volonté de défendre ces belles valeurs démocrates et humanistes, qui ne sont aucunement valorisées ni démontrées par leurs comportements méprisants. Que ce soient des supporters fanatiques de Corinne Lepage (heureusement ils y en a aussi de moins fanatiques et de plus mesurés, beaucoup de CAP21 qui n'ont pas cette attitude), ou des infiltrés du Nouveau Centre, on trouve ainsi sur des blogs et sur FaceBook, souvent masqués sous pseudo adjectivés d'orange, parfois sous des vrais noms qui se proclament anciens démocrates mais qui m'étaient inconnus jusqu'ici, quelques bruyants aboyeurs au service de leurs maîtres. Ils veulent convaincre que ce sont ces questions d'organisation et de gouvernance interne du Mouvement Démocrate, ainsi que la personnalité de son Président, qui sont la cause des récents échecs électoraux.

 

La réalité peut être vue sous un tout autre angle :

- Le MoDem est un des partis les plus démocratiques. C'est justement son fonctionnement démocratique et ses élections à la proportionnelle qui ont permis à des personnes mises en concurrence et pas forcément d'accord sur les questions internes et de stratégie, de représenter les adhérents et de s'exprimer en leur nom. Les choix des candidats en concurrence puis l'échec électoral a nourri les rancoeurs, attisées par des meneurs avides de pouvoir personnel, exprimées ensuite sur la Toile et reprise en coeur par une presse friande des querelles, par les vautours et les vampires politiques attendant de récupérer les dépouilles ou de sucer le sang de leurs concurrents.

- Il y a bel et bien une entreprise de déstabilisation de François Bayrou et de son parti, organisée, orchestrée apparemment de l'intérieur par deux courants. D'une part par un courant entraîné par Corinne Lepage, ceci depuis presque deux ans déjà, depuis la constitution des statuts et du règlement intérieur en mai 2008, et j'en suis témoin, où elle a incité les militants, dans des réunions internes, à la rébellion, dans des groupes de réflexion menés par Eric Juilliard et Farid Taha, qui ont ensuite attaqué violemment François Bayrou, l'un en lui envoyant des huissiers pour contrôler des aspects de respects de procédure au nom d'une pointilleuse démocratie administrative, l'autre en l'injuriant devant les caméras de France 3 à la sortie d'un Conseil national le 8 mai 2008 au sujet du règlement intérieur. D'autre part par un courant plus insidieux et plus silencieux, celui du Nouveau Centre et je devrais dire l'UMP par l'entremise non seulement du Nouveau Centre, mais de centristes qui se sont ralliés à la majorité gouvernementale sans oser se proclamer sarkozyste : Michel Mercier, Nicolas About, Jean Arthuis, Didier Bariani ... qui ont laissé quelques militants en sous-marin au MoDem avec leur masque et tuba pour avoir les nouvelles du front, la température de l'eau, y injecter de temps à autre un peu de poison, y envoyer quelques sirènes pour tenter de récupérer des rescapés du radeau de la Méduse. Ceci n'est pas une "théorie du complot", cette entreprise est belle et bien en marche et avérée.

- Enfin, les causes de l'échec électoral ne sont pas à chercher dans l'organisation interne du MoDem. C'est une fausse justification qui sert les desseins de ses détracteurs. Il suffit d'interroger les électeurs et les abstentionnistes, dans la rue comme dans les sondages récemment parus, ces derniers ne parlent absolument pas de l'organisation du MoDem, qu'il ne connaissent pas à l'exception des militants. Ils disent de pas avoir entendu le MoDem, ne pas savoir comment le positionner, ayant toujours du mal à se défaire du repère euclidien gauche-droite qui leur est imposé et entretenu par les médias et dont ils ne cherchent pas d'ailleurs à sortir, habitués à une logique binaire, manichéenne, plus simple. Les sondages nous disent que 50% des anciens électeurs de François Bayrou à la présidentielle se sont ainsi abstenus aux élections régionales et dans les 50% restants, 50 % se sont répartis d'abord entre les écologistes et pour certains au PS. Si vous comptez en partant des 18,6% des voix du 1er tour de la présidentielle, on arrive en final au 4,5% restant. Le vote utile contre le régime sarkozyste et pour la bonne conscience écologiste l'a emporté. Si le MoDem a pourtant des valeurs solides, un programme intéressant et cohérent, des idées fortes, que ne contestent aucunement d'ailleurs les détracteurs de François Bayrou, Corinne Lepage notamment, force est de constater que les citoyens ne le savent pas ... encore, que le MoDem souffre d'insuffisante communication et d'une identification claire dans le paysage politique.

- J'ajouterai que contrairement au score assez bas dont a bénéficié le Mouvement Démocrate aux élections, François Bayrou jouit encore d'une belle cote de popularité personnelle, comme le démontrent encore les sondages. Il a la stature d'un homme d'Etat crédible et honnête (ce qui est rare), qui a du fond, qui a compris en profondeur les problèmes du pays, les causes de la crise non seulement économique et sociale mais aussi morale. Il est donc complètement injustifié et illogique de dire que l'échec électoral du MoDem est dû à François Bayrou. Il est néanmoins évident qu'à force de le proclamer sur blogs, à la presse et aux médias, les aboyeurs détracteurs de François Bayrou martèlent un message que les Français commencent à croire. Cette image "autocrate" de François Bayrou commence à sédimenter dans l'opinion publique, à s'incruster dans les esprits. Je remarque que c'est toujours l'argument ultime qui est repris par les anciens amis de François Bayrou qui l'ont quitté pour des raisons de lutte de pouvoir sans avoir d'autres arguments sur le fond, qu'il s'agisse des anciens députés de l'UDF qui l'ont lâché entre les deux tours de l'élection présidentielle en vue de renouveler sans risque leur mandat, de Simone Veil pour justifier sa défaite aux européennes, de Jean-Marie Cavada et à présent de Corinne Lepage. Personnellement, moi qui suis imprégnée du MoDem depuis longtemps, je n'ai pas ce sentiment de personnalité autocrate de François Bayrou. Je n'ai pas l'impression que François Bayrou et Marielle de Sarnez confisquent le pouvoir aux autres membres du bureau exécutif ni aux cadres intermédiaires. Au contraire, c'est, contrairement à l'UMP qui est un parti de petits soldats aux ordres de son chef, contrairement aussi aux Verts qui ont un fonctionnement sectaire et conflictuel, contrairement au PS où les militants doivent se ranger derrière une ligne syncrétique faite d'un consensus flou de positions contradictoires, un parti qui a donné le pouvoir à la fois programmatique, d'animation militante et de parole libre à des cadres souvent nouveaux, parfois malheureusement immatures. Ce qui se passe actuellement en est une magistrale démonstration.

 

Le résultat est là :

 

- sur le fond, sur le contenu de son projet et des idées, le Mouvement Démocrate n'est absolument pas contesté par ses détracteurs, notamment par ceux qui le critiquent de l'intérieur où l'ont récemment quitté, Ce contenu est même repris par de nouveaux concurrents en panne d'idées,

 

- on voit de multiples partis ou cercles de réflexion se créer et reprendre exactement les arguments et le langage de François Bayrou, en prônant le dépassement des clivages, le rassemblement des démocrates et des républicains, avec aussi la fibre sociale et écolo : Dominique de Villepin et le Nouveau Centre ou pseudo-centristes ou radicaux plus ou moins ralliés à la majorité à droite, Corinne Lepage, Daniel Cohn-Bendit, Jean-François Kahn, ...

 

- ceux qui prétendent vouloir "rassembler" les démocrates sont en train de mieux les diviser, pour le plus grand bien soit de l'UMP soit du PS, qui dans le cadre d'un scrutin majoritaire en sortiront toujours gagnant l'un ou l'autre dans un schéma d'alternance bipolaire.

 

C'est un sursaut des citoyens, de leur raz-le-bol devant tant de querelles puériles et leur désir de revenir à un débat de fond, de sortir de la crise et de construire tous ensemble un projet qui tienne la route, ainsi que de sanctionner les mauvais comportements politiques, qui peut nous sauver de cette impasse, de cette imposture, de la désespérance politique.

 

 

 

 

23/03/2010

Nicolas Sarkozy souhaite-t-il vraiment une taxe carbone au niveau de l'Europe ?

Le Premier ministre, François Fillon, a annoncé ce mardi 23 mars 2010 le report sine die de la taxe carbone prévue au 1er juillet, laissant entendre que la France n'avancerait pas en l'absence d'une position commune avec les autres pays européens, qui est loin d'être acquise. Il y réaffirme que "le gouvernement mettra en oeuvre la taxe carbone, qui constitue un engagement du Grenelle de l'environnement", et demandera à la Commission européenne "d'accélérer la mise au point d'une proposition en vue d'une harmonisation des dispositifs de fiscalité écologique dans l'Union européenne".

Il se trouve que le Conseil européen des chefs d'Etats et ministres de l'Union se réunit  justement les 25 et 26 mars prochains. Le problème de la Grèce y tiendra certainement une place cruciale. Il est prévu également d'exposer la stratégie de l'Union à horizon 2020. Chaque pays a dû remettre sa position à la Commission européenne pour préparer ce Conseil.

 

 

Je vous invite donc à lire le document remis le 13 janvier 2010 par le gouvernement français à la Commission européenne, rédigé sous la responsabilité de Pierre Lellouche, secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, donnant la position de la France sur la stratégie de l'Union Européenne à horizon 2020. Voir aussi l'article de Euractiv.fr.

 

Vous serez étonnés de lire que la taxe carbone européenneou aux frontières de l'Europe n'y est absolument pas évoquée. De même que d'autres sujets très importants tels que l'agriculture et les suite de la PAC après 2013, la lutte contre les paradis fiscaux et la corruption, le renforcement de l'Europe dans les instances internationales pour parler d'une voix, la mise en place d'une veritable force d'intervention européenne en cas de conflit ou de catastrophe (cf Haïti), l'action européenne envers les PVD et le problème de la crise alimentaire, la lutte contre la faim dans le monde, même si on évoque au moins une volonté de lutter contre la pauvreté.

Pourquoi ? Le gouvernement tiendrait-il un double langage, un devant les Français et un autre devant l'Europe et quand il s'agit de passer aux actes ? Ce document est-il un effet d'optique (il est écrit par Lellouche ...) ? A-t-il au moins été relu par Matignon et par l'Elysée ? Il est de surcroît de très mauvaise facture, brouillon, en langage très technocratique ...

19/03/2010

Pourquoi, MoDem, je soutiens la liste de JP Huchon au 2nd tour

Vraiment dommage que Alain Dolium n'ait pas fait plus de 5% au 1er tour des élections régionales. Ses compétences, son expérience dans la vie de l'entreprise en particulier dans l'innovation et les nouvelles technologies ainsi que dans la vie associative pour les jeunes et les quartiers populaires, son enthousiasme, son professionnalisme et surtout sa simplicité, sa proximité des gens, étaient des atouts précieux pour compléter l'équipe des conseillers régionaux et peser dans ses décisions. Je ne doute pas que Jean-Paul Huchon l'aurait accueilli dans une liste de rassemblement, avec Cécile Duflot, même si le Front de gauche y aurait opposé quelque résistance.

Il semble que la direction du MoDem n'ait pas donné de consigne de vote au niveau national pour le 2nd tour de ces élections. Je dis "il semble" car je ne vois rien sur le site officiel du Mouvement Démocrate ni sur le site de campagne des régionales IDF de Alain Dolium et les adhérents n'ont pas reçu de message à ce sujet. Est-ce parce qu'il n'y a pas d'enjeu, les 4,5% de voix du MoDem ne pesant pas grand-chose dans une victoire d'avance annoncée de la liste de gauche ? Est-ce pour répondre au rejet de la bipolarité renforcée que nous ne souhaitons pas ? Nous sommes libre de conscience et orienterons notre choix sans avoir besoin de consigne. Alors je vous livre mon choix, qui rejoins je pense la majorité de celui des militants du MoDem, et les raisons de ce choix.

Huchon-Duflot-Laurent.jpgTout d'abord, sur le plan général et national, c'est d'abord une question de valeurs. Le MoDem partage les valeurs de gauche de justice sociale, d'égalité des chances, de générosité, de liberté, les valeurs républicaines, et partage les valeurs écologistes de protection de l'environnement, de prévention écologique, de développement durable. La droite Sarkozyste représentée par l'UMP s'est éloignée des valeurs républicaines d'égalité des chances et aussi renforcé les inégalités de revenus (renforçant les privilèges des plus aisés, supprimant des droits de successions et la carte scolaire, établissant le bouclier fiscal de nouvelles franchises médicales, ...). Elle porte atteinte à la séparation des pouvoir (réforme de l'audiovisuel public, suppression du juge d'instruction,...), aux libertés publiques (Hadopi, caméras de surveillance partout, ...). Certains républicains de droite qui font partie de l'UMP, commencent même à s'élever contre cela (D. de Villepin, N. Dupont-Aignan). Même si me MoDem n'est pas toujours d'accord avec les partis se disant "de gauche" sur la manière de mettre en oeuvre plus de justice sociale, plus d'emplois, d'élever le niveau d’éducation, etc. Par exemple, il prône plus de mixité sociale et le Front de gauche ne va pas en ce sens. Les villes communistes, cultivant leur électorat de prédilection, ont ghettoisé les quartiers, ont parfois 70% de logements sociaux. J'ajouterai que le Mouvement Démocrate est pour ainsi dire le seul à donner une dimension humaine et humaniste à son projet : une vie plus humaine, basée sur des relations humaines, un respect de l'autre, une façon de vivre humaine, un développement humain. Les autres, même de gauche, mêmes écologistes, sont dans un registre matérialiste, égrènent un programme articulé autour du "partage de richesses", d'accès à des services publics, et pour Europe Ecologie de protection de la nature mais souvent au détriment de l'humain (décroissance, privations, voire incitation à réduire la natalité par Yves Cochet,...), sans parler du mieux vivre. Le Modem apporterait cette dimension humaine qu'il manque tant à ces programmes.

Ensuite sur le plan de la politique régionale, je m'oppose fortement au projet Grand Paris soutenu par l’UMP, à la manière dont il est conçu sans concertation citoyenne et en s'imposant à la région, le pouvoir central de l'Etat s'imposant à la région, envisageant de préempter des terrains aux alentours de gares pour financer un projet extrêmement coûteux par une hypothétique espérance de revenus de promotion immobilère. Un projet pharaonique qui certes relierait des pôles économiques, des gares et des aéroports mais qui ne représentent pas l'essentiel du trafic, du besoin des Franciliens, qui avant tout ont besoin d'améliorer l'existant, de raccourcir et de fiabiliser leurs trajets quotidiens, d'avoir surtout plus d'emplois à l'Est pour rééquilibrer la région et minimiser le besoin de transport domicile-travail. Le projet de doublement de la Défense envisagé par l'Epad sans que la desserte en transport pour les Franciliens soit doublée  et aggravant encore le déséquilibre est aberrant.

Enfin, concernant la personnalité des candidats, j’ai un grand respect et une confiance en Jean-Paul Huchon, homme d’écoute, de consensus, de compétence et d’expérience sur les sujets régionaux. Les élus du MoDem au Conseil régional (Bernard Lehideux, Pierre le Guérinel, Chantal Brault, etc.) m’ont eux-mêmes confiés qu’ils ont pu vraiment bien travaillé ensemble, pour l’intérêt général de la région et sans lutte de clan. Valérie Pécresse a fait preuve d’absentéisme au Conseil régional. Pour moi c’est déjà éliminatoire. Elle a fait une campagne agressive, dénigrant en permanence avec de faux arguments et une très mauvaise foi le bilan de son adversaire, comportement que je n’admets pas. Lors du débat télévisé d’hier soir, elle était presque hégémonique, coupant la parole ou ne la laissant pas à son concurrent. L’UMP arrogante et sûre d’elle comme je l’exècre.

C’est décidé, je vote pour Jean-Paul Huchon et j’invite les abstentionniste du 1er tour ainsi que mes amis du MoDem à faire de même.

 

 

 
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