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30/01/2010

A Villepin, Bayrou, Sarkozy : "Arx tarpeia capitoli proxima !"

Tous ceux-là, malgré la réception des honneurs,roche_10.jpg
Devraient méditer sur ce bel antique adage
Qui rappelle que nul même sous projecteurs
N'est à l'abri d'une chute après les hommages :
Le "Arx tarpeia Capitoli proxima " :
"La Roche Tarpéienne est près du Capitole"
Voilà ce dont prévient, maxime a minima,
Que même la tête des vrais preux dégringole.

L'adulé d'aujourd'hui peut être honni demain,
Quand le banni d'hier a aujourd'hui la main !

29/01/2010

Le glissement à gauche de François Bayrou est un effet d'optique

Comme je le remarquais dans un précédent billet, François Bayrou n'a pas changé de ligne depuis la présidentielle, dans le registre démocrate et humaniste, à la fois pour des valeurs morales et républicaines, le développement économique des entreprises, la bonne tenue des finances publiques et pour l'égalité des chances, la démocratie, la justice et la solidarité envers les plus faibles ainsi que pour prendre en compte l'urgence environnementale.

En revanche, la droite s'est droitisée avec Nicolas Sarkozy, au son de "Travail-Famille-Patrie" préférées à "Liberté-Egalité-Fraternité", auxquelles on devrait ajouter "Fric-Chic et toc", une dégradation des valeurs républicaines et une aggravation des inégalités.

La gauche sociale-démocrate elle, notamment du PS et des radicaux de gauche, s'est déplacée vers le centre en renonçant au collectivisme de l'économie administrée et en acceptant le marché dans la mondialisation avec des garde-fous, rejoignant ainsi la conception de François Bayrou.

Cela donne l'effet d'optique que François Bayrou a glissé à gauche !

Les écologistes ont sur ce repère euclidien une position plus ambiguë, les Verts étant classés à gauche, traditionnellement alliés au PS, mais liés à Europe-Ecologie alors que Daniel Cohn-Bendit est réputé ultra-libéral...

19:16 Publié dans Analyse politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : bayrou, gauche, droite |  Facebook | | |

27/01/2010

Grand débat public sur l'Alternative sociale mercredi 3 février à 20 heures à l'ENS de Lyon

Carrefour de la République

 

Grand débat public

 

« L'alternative sociale, ou comment sur le plan régional contribuer à construire un nouveau modèle de société ? »

 

avec Jean-François Kahn (c.r.r.é.a.)

et Azouz Begag, Philippe Meirieu, Jean-Jack Queyranne

 

Mercredi 3 février à 20 heures

à l’Amphithéâtre Charles Mérieux de l’ENS de Lyon (site Monod)

46 allée d’Italie, Lyon 7ème (Métro ligne B, station Debourg)

 

 


Le Carrefour de la République et le C.R.R.E.A. présidé par Jean-François Kahn (Centre de réflexions et de recherche pour l’élaboration d’alternatives) organisent en partenariat avec le journal Marianne, le site Mediapart et le Bureau des élèves de l'École normale supérieure de Lyon un grand débat public sur le thème de « L'alternative sociale, ou comment sur le plan régional contribuer à construire un nouveau modèle de société ? », avec la participation des représentants de toutes les sensibilités qui se réclament de cette recherche d'alternatives : Azouz Begag, Philippe Meirieu et Jean-Jack Queyranne.

 

Que ce soit sur la recomposition du paysage politique français, la démocratie participative, la souffrance au travail ou le mal-être social, les débats publics organisés par le Carrefour de la République en partenariats avec le monde associatif dont il est issu ont été l'occasion pour tous les participants de s'exprimer librement. C'est notamment pour donner la parole à ceux qui ne l'ont pas, et la libérer contre les préjugés et la méconnaissance de l'autre, que nous avons lancé ces rencontres mensuelles à Lyon. Elles ont réuni des personnes d'origines socio-professionnelles très diverses qui ont témoigné et débattu dans un esprit d'ouverture et avec une volonté de compréhension mutuelle. Des représentants syndicaux, des psychiatres et des médecins du travail, des salariés et des résidents de centres d'hébergement et de réinsertion, des universitaires, des ouvriers, des professionnels en ressources humaines, des avocats en droit du travail, des entrepreneurs, des enseignants, des citoyens engagés dans leur comité de quartier, et des militants associatifs et politiques ont pris activement part à toutes les discussions.

 

L'Année européenne 2010 est consacrée à la lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale. Alors que près de 80 millions d'Européens vivent en-deçà du seuil de pauvreté, que le chômage augmente et que l'emploi ne suffit plus à sortir de la pauvreté, l'Union européenne mènera tout au long de l'année une campagne de sensibilisation visant à donner la parole à ceux qui vivent au quotidien la pauvreté et l'exclusion sociale. Reconnaître le droit fondamental de ces personnes à prendre une part active dans la société, accroître l'adhésion du public aux politiques d'inclusion sociale en favorisant l'engagement de tous les acteurs publics et privés, et promouvoir une plus grande cohésion dans la société sont les objectifs de cette année européenne 2010. Pour ce faire, la participation de la société civile, des partenaires sociaux et des autorités locales et régionales est requise. C'est dans cette optique que le Carrefour de la République a été lancé et poursuivra son action de sensibilisation.

 

Tous les comptes-rendus des débats, fruits de contributions très diverses et d'un travail collectif, sont des documents forts que nous mettons à disposition du public.

 

En vous souhaitant une année riche de rencontres, d'échanges et d'engagements, nous espérons vous voir nombreux au grand débat public sur l'Alternative sociale mercredi 3 février à 20 heures à l'ENS de Lyon.

 

          De la part de Florence Mardirossian, animatrice des débats

 

31/12/2009

Voeux 2010 : oui, un autre monde est possible !

Oui un autre monde est possible, si on résiste à celui qu’on ne veut plus, si chacun y met du sien. C’est ce que François Bayrou nous souhaite en nous rappelant à l’essentiel, en priorisant le souci des générations futures dans toutes nos décisions, de l’égalité des chances, de la résistance à la globalisation telle qu’elle va aujourd’hui, de la solidarité, vertu la plus importante, et enfin "Retrouver l'optimisme, savoir qu'une autre politique est possible, la définir et la défendre et ne pas se laisser décourager ».

Pour compléter ces voeux de François Bayrou, voici les conclusions et les principales leçons que je tire de ces dernières années :

L’année 2009 marque la fin d’une décennie qui, au début de ce 3ème millénaire, a fait prendre conscience aux peuples du monde et à leurs dirigeants :

-          de l’inéluctable et incontrôlable globalisation dans un monde insuffisamment régulé, mal coordonné par des Etats et des organismes internationaux devenus impuissants, face aux pouvoirs financiers, aux organisations mafieuses et terroristes, ainsi qu’aux tyrannies,

-          d’un monde où règne la loi du plus fort et où les inégalités ne cessent de croître, entre pays riches et pays pauvres ainsi qu’au sein des pays riches ou pauvres,

-          de la menace imminente de la survie de la planète, de la biodiversité des espèces et de l’homme lui-même, par le réchauffement climatique et la pollution, si l’ensemble de l’humanité ne prend pas dès maintenant des dispositions drastiques visant à changer ses comportements de consommation et les modes de production.

 

Les causes de ces maux sont intrinsèques au modèle de nos sociétés occidentales, que nous avons transmis aussi aux pays émergents, valorisant la recherche du profit individuel à court terme, la recherche du bien-être au travers de la richesse matérielle et du divertissement, dans un contexte d’économie de marché où le plus fort gagne au détriment du plus faible, ou la compétitivité est préférée à la coopération et à la solidarité, inscrivant même ces principes de fonctionnement dans des normes de négociation au sein de l’OMC et de l’Union européenne.

Ainsi, la visée de la somme d’une maximisation des intérêts individuels à court terme n’a pas optimisé l’intérêt général à long terme et l’a au contraire mis à mal. La croissance économique, que l’on croyait être source de progrès pour l’humanité, qui devait « retomber en pluie » et bénéficier à tous, était basée sur une illusion et s’est avérée bénéficier essentiellement à quelques uns devenus richissimes, au détriment des autres, au prix d’une stagnation des salaires et du pouvoir d’achat, particulièrement au sein des populations défavorisées. La grande pauvreté s’est accrue dans le monde, la famine aussi. Si le libre marché dans un contexte mondialisé et dérégulé a favorisé d’une part la sortie de l’extrême pauvreté d’une partie de la population de pays émergents ainsi que d’autre part, pour le bénéfice des consommateurs de pays riches, la baisse de prix de certains biens fabriqués dans des pays à main d’œuvre bon marché, il a en même temps ruiné une grande part de l’activité industrielle de ces mêmes pays riches par l’effet des délocalisations, accroissant le chômage et la pression sur les salaires dans ces mêmes pays, sans pour autant procurer un pouvoir d’achat, un bien-être et une protection sociale aux salariés des pays émergents, qui soit à la hauteur même relative de ceux des pays riches. L’essentiel de l’accroissement de la richesse, de la valeur ajoutée, a été captée par le capital plutôt que par une valorisation des salaires, par une minorité constituée d’actionnaires des entreprises, soit directs (grosses fortunes devenues héréditaires et bénéficiant des avantages des paradis fiscaux) soit indirects via les fonds de pension destinés à rémunérer des rentes et des retraites par capitalisation. De surcroît, ce fonctionnement est destructeur de l’environnement.

Dans ce contexte, la récente prise de conscience est salutaire et mobilisatrice. Mais au-delà des vœux pieux des différents sommets internationaux, les actions peinent à se concrétiser, comme l’ont démontré la non réalisation des objectifs du Millénaire en 2000 (notamment consécration de 0,7% du PIB des pays riches à l’aide au développement, réduction de la moitié de la pauvreté dans le monde) ou encore l’échec récent du sommet de Copenhague. Les dirigeants des pays occidentaux sont pris en étau entre d’un côté le désir de répondre à des obligations d’intérêt général, à la volonté générale de leur population à prendre des dispositions vertueuses pour réguler la planète, changer les comportements de consommation, assurer plus de solidarité, et de l’autre côté un manque de moyens nécessités par de nouveaux investissements, l’impossibilité d’accentuer une pression fiscale ou une dette publique déjà trop importante, ainsi qu’une forte hésitation à adopter un comportement plus vertueux avant les autres pays en terme de régulation et de normes sociales ou environnementales, au risque de voir fuir les entreprises et donc les emplois. 

Durant toute dette dernière décennie et même pendant les trente dernières années, (depuis les années 1980), les gouvernements de droite comme de gauche ont été impuissants à résoudre ces problèmes d’environnement et d’inégalités sociales, à éradiquer la pauvreté et la précarité. Une forme de désespoir et de renoncement s’est emparé des populations, expliquant un désintérêt croissant pour la politique, voire un écoeurement, et un abstentionnisme électoral croissant dans les démocraties, notamment en France. Or, une démocratie où le peuple ne vote plus et ne prend plus ses responsabilités, ou encore une démocratie où le citoyen vote sans conscience, manipulé par les médias, ou à la « note de gueule », sans réfléchir vraiment au sens et aux conséquences de son vote, comme dans une pseudo démocratie de certains pays où le vote est truqué, ce n’est plus une démocratie de fait. 

Lors des dernières élections en 2009, les écologistes ont bénéficié à la fois d’un positionnement en marge des partis traditionnels et d’un engouement pour la cause environnementale, ou plutôt, vu sous un angle psychologique, d’un besoin de déculpabilisation des citoyens face aux problèmes du réchauffement climatique et de la pollution. Mais une politique de décroissance et d’austérité, de préservation de la nature au détriment de l’homme, sans résoudre le problème des emplois, de la précarité, de baisse du niveau de vie, n’est-elle pas vouée à l’échec ? De même qu’une vision angélique ou irréaliste d’une application autoritaire de la solidarité et de l’orientation des investissements par un rôle accru du pouvoir central et redistributeur de l’Etat associé à une ponction fiscale importante, sur les entreprises ou sur les actionnaires des entreprises, ne risque-t-elle pas de nuire à la créativité, au développement de l’activité économique et à la responsabilité personnelle des citoyens ?   

Mais le pire serait de continuer comme aujourd’hui, de mentir aux citoyens en leur laissant croire par l’affichage de vœux pieux que l’on fait quelque chose, que l’on a su contenir le réchauffement climatique, les inégalités, l’immigration, la délinquance, la crise financière et économique, que l’on a éradiqué les paradis fiscaux, ... , de continuer à vivre à crédit au dépens des générations futures, d’accepter que soient bafouées les valeurs de la république, que le parlement et l’indépendance de la justice ne soient plus respectés, que les abus de pouvoirs croissants imposent leur loi, qu’un pouvoir toujours plus autoritaire et centralisateur paraisse rassurant et protecteur dans ce contexte d’inquiétude.

Si la prise de conscience de l’intérêt général passe par une mise sous contrainte des aspirations individuelles (baisse de consommation, du confort matériel, contribution supérieure à la solidarité …), elle sera à tout le moins plus acceptable si les individus sont intimement convaincus et motivés par les valeurs altruistes et humanistes de solidarité, de respect, de partage, que s’ils continuent à viser en priorité des valeurs individualistes et matérialistes, un profit financier à court terme, un confort matériel et à oublier le reste, leurs responsabilités et la conscience d’un monde menaçant, par refuge dans le jeux et le divertissement. Il faut trouver un juste équilibre entre la priorité environnementale, un développement humain et solidaire, favoriser la création, tout en retrouvant les valeurs essentielles, fondamentales, du vivre ensemble et en reprenant conscience et responsabilité.

Souhaitons donc pour 2010 de nos gouvernants une exigence de vérité et de transparence, des actions concrètes plutôt que des vœux pieux ou des effets d’annonce, marquant le respect des valeurs fondamentales de notre république, de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité, plus de justice sociale, notamment plus de garantie d’égalité des chances. Souhaitons leur aussi de manifester plus de démocratie en respectant mieux la séparation des pouvoirs non seulement entre le législatif, l’exécutif et le judiciaire, mais également médiatique et financier. Et plus d’humanité dans le traitement des sans-papiers, des migrants et de leur famille, des prisons, des exclus, des agriculteurs et des pêcheurs, comme dans l’urbanisation des villes et la désertification des campagnes.

Souhaitons aussi de la part des citoyens, des Français comme des autres Européens, une meilleure prise de 2088934562.jpgconscience individuelle de l’importance de leur vigilance et de leur vote, de leurs actions personnelles, de leur implication à la fois dans la vie civile, associative, et politique.

Oui, un autre monde est possible !

 

 

Bonne année 2010 !

 

 

 

 

19:35 Publié dans Analyse politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bayrou, voeux, 2010, modem |  Facebook | | |

25/12/2009

Voeux de Nicolas Sarkozy : prenons-le au mot !

Dans ses voeux sur Facebook, le président Nicolas Sarkozy adresse "une pensée pour ceux qui sont en difficulté, qui souffrent en ces temps de fête. Ayons le sens du partage et à l'esprit les valeurs qui font la solidarité nationale."

Nous rappelons donc au Président de la République de tenir la promesse qu'il a faite lors d'un discours le 18/12/2006 :

483443478.jpg"Je veux, si je suis élu président de la république, que d'ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid. Parce que le droit à l'hébergement, je vais vous le dire, c'est une obligation humaine. Mes chers amis, comprenez-le bien : si on n'est plus choqués quand quelqu'un n'a pas de toit lorsqu'il fait froid et qu'il est obligé de dormir dehors, c'est tout l'équilibre de la société où vous voulez que vos enfants vivent en paix qui s'en trouvera remis en cause."

Pourtant il disait aussi "Je fais ce que je dis et je dis ce que je fais" !

L'Abbé Pierre, lui, a fait ce qu'il disait ...

Je voulais poster ce message de rappel sur la page FaceBook de Nicolas Sarkozy, mais pour cela, il faut s'incrire comme fan, et cela, je n'ai pas pu ...1602876436.jpg

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21/12/2009

La vision géopolitique de François Bayrou : le syndrome de Copenhague

Hier, François Bayrou s’est exprimé sur RFI-TV5 Monde, occasion pour lui de donner sa vision du sommet de Copenhague et plus encore, sa vision géopolitique du monde. 

 

Curieusement, l'AFP a semble-t-il retenu essentiellement trois points de cette interview : l’expulsion des Afghans qui n’honore pas la France, ses réserves sur l’intérêt d’une loi contre le voile intégral (ne voulant pas stigmatiser une tenue assimilée à une religion mais plutôt rappeler que notre société a le principe du « visage découvert ») et enfin sa qualification de "caricatural" concernant le débat sur l'identité nationale, estimant qu'il cherchait à "exploiter un certain nombre de peurs de l'opinion publique" (même si le sujet n’est pas sans intérêt, notamment débattre des valeurs de la république de liberté, égalité, fraternité, sans oublier la laïcité, ainsi que de la définition de la « Nation »).

 

Cependant, il s’est aussi exprimé d’une manière très profonde et avec une grande vision du monde, au sujet du sommet de Copenhague et je regrette vivement que ces points n’aient pas été plus commentés, car j’aurais attendu de tous les autres hommes politiques impliqués, notamment lors de la préparation du sommet, une telle vision.

 

Copenhague a été un petit pas positif dans la mesure où le monde reconnaît officiellement la participation des activités humaines au réchauffement climatique et l’affirmation des intentions de tous les pays de faire un effort, de contenir la hausse de température à 2°C.

Cependant, ce sommet a surtout été un tapage médiatique, une "mise en scène", affichant de bonnes intentions et révélant aussi une grande confusion, où certains se sont mis en avant avec un affichage de bonnes intentions, pour un effet très décevant, sans engagements contraignants pour les pays industrialisés et sans garanties de ces mêmes pays à l’égard des pays les plus pauvres qui subissent en première ligne le réchauffement climatique (alors que les accords du Millénaire qui les engageaient à octroyer 0,7% du PIB aux pays pauvres n’est même pas respecté), sans système fiable de mesure des efforts entrepris. Les ONG ont été laissées de côté, ignorées, et l’Europe paraît marginalisée, absente dans la dernière ligne droite des négociations, incapable de s’exprimer d’une seule voix pour peser et donc changer le cours des choses.

 

Face à ce constat, François Bayrou a très justement rappelé que d'autres fléaux tout aussi importants devraient être traités aussi au niveau mondial, comme l'accès à l'eau, la faim, les autres types de pollution et notamment les déchets, les migrations humaines, l'accès à la santé et aux médicaments.

 

Il a aussi fait part d’une vision relative des émissions CO2/habitant, qui sont de 21 t pour les Etats-Unis, 6 pour la France, 4 pour la Chine et inférieure à 1 pour les pays d'Afrique. Même si, en valeur absolue des émissions, la Chine a finalement dépassé les Etats-Unis plus tôt que prévu,  ses émissions restent encore deux fois moindres par habitant que celles d'un Français moyen et 7 fois moins importantes qu'un américain moyen ! Remarquons que les Etats-Unis et l'Europe totalisent à eux seuls près de 60% des émissions contre moins de 8% pour la Chine. Les négociations préalables auraient dû tenir compte de ces chiffres dans les objectifs à cibler. Il était évident qu'un objectif de réduction de 20% sur des chiffres exprimés en valeur absolue appliquée à tous pays qui ne partent pas du même niveau de développement paraît injuste et trop difficile à atteindre pour les pays émergents. Il faut aussi planifier progressivement dans le temps et de manière réaliste l’atteinte des cibles visées.

 

Par ailleurs François Bayrou a aussi dit des choses très intéressantes sur sa vision géopolitique de la gouvernance mondiale, qu'il serait préférable d'organiser par pôles régionaux qui parlent chacun d'une seule voix dans un monde devenu multipolaire (Amérique latine, Afrique, Pays d'Asie du Sud Est, Europe, face à la Chine et aux Etats-Unis) plutôt que celle de la domination du monde par les plus fortes puissances économiques de certains pays.

 

Il a raison et cela sonne comme une évidence. Une représentation plus équilibrée et ainsi plus concentrée au travers de pôles régionaux dans les ONG, l'ONU, la Banque Mondiale, l'OMC, le FMI, le BIT etc. (impossible de négocier ainsi à 130 pays !) et la vision transversale des problèmes inter-ONG (prise en compte de normes environnementale, éthique et sociale dans les négociations de l'OMC par exemple) permettraient de mieux conduire ces sujets mondiaux.

 

 

 

 

18/12/2009

Appel des bloggeurs démocrates pour la citoyenneté

Nous, bloggeurs militants, acteurs de la vie de la cité, nous réjouissons que de nouveaux espaces de débats d'opinion et de constructions des choix collectifs fassent évoluer la démocratie.

Néanmoins nous clamons que l'acte démocratique garant de nos libertés, de nos valeurs républicaines, de notre modèle de société et de l'égalité de tous devant les choix qui s'offrent à nous reste LE VOTE !

 

731583846.2.JPGAinsi, 2010 sera une année où nous devrons à nouveau nous exprimer pour choisir dans chaque région les projets et les équipes qui auront à répondre aux enjeux de mobilité et de transports, d’éducation et de jeunesse, de formation professionnelle, de logement, d’aménagement durable et de développement économique.

 

Nous appelons aujourd’hui tous nos concitoyens qui ne l’auraient pas encore fait à s’inscrire sur les listes électorales avant le 31 Décembre 2009, pour être acteurs et décideurs de l’avenir de nos régions les 14 et 21 mars prochains. Agir pour ne pas subir!

 

S’inscrire sur les listes électorales, c’est simple, ça ne prend pas plus de cinq minutes et ça peut tout changer. Il suffit de se rendre au service élection de votre mairie, de vous munir d’une pièce d’identité et d’un justificatif de domicile : http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F1367.xhtml

 

Pour relayer au mieux cet appel nous incitons nos lecteurs à transmettre largement ce billet autour d’eux et à arborer fièrement l’avatar 1344876050.jpgcitoyen sur leurs profils sociaux ou leurs blogs.

 

 

Contact "Les bloggeurs démocrates" : bloggeursdemocrates@gmail.com

Le groupe Facebook est http://www.facebook.com/group.php?gid=235477168335

 

 

Liste des bloggeurs signataires de cet appel :


Ataraxosphère http://ataraxosphere.canalblog.com/

Fred Badina http://fredbadina.hautetfort.com/

Erwan Balanant http://www.imagespolitiques.net/

Cyril Bègue http://cyril.over-blog.fr/

Françoise Boulanger http://lecanardalorangedeslandes.over-blog.com/

Pierre Braun http://www.pierrebraun.fr/

Sylvain Canet http://www.sylvaincanet.fr/

Christelle Carcone http://oreadecentriste.blog.20minutes.fr

Patricia Gallerneau http://modempornichet.over-blog.net/

Générations Engagées http://www.generationsengagees.fr/

Christophe Grébert http://www.monputeaux.com/

Paul Guermonprez http://guermonprez.eu/paul/blog/

David Guillerm http://singulierdemocrate.over-blog.fr/

Marie-Anne Kraft http://www.mediapart.fr/club/blog/Marie-Anne%20Kraft http://mariannerepublique.hautetfort.com/

Matthieu Lamarre http://matthieulamarre.lesdemocrates.fr/

Céline Letemplé http://debout.lesdemocrates.fr/

Isabelle Loirat http://isabelleloirat.over-blog.fr/

Antonin Moulart http://connexion-democrate.com

MIP http://marie-isabelle.hautetfort.com/

Chantal Portuese http://modemvarois.over-blog.com/

BGR http://www.humanidem.fr/

Smael Sebti http://www.sebti.fr/
Nicolas Vinci http://nicolasvincionline.blog.lemonde.fr/

 
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