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27/03/2010

Paradoxalement, Le MoDem et François Bayrou sont victimes de leur fonctionnement démocratique

De cyniques imposteurs se répandent sur la Toile, relayés par une presse complaisante, en vue de détruire le MoDem et François Bayrou. Ils avancent essentiellement un argument de manque de démocratie interne au sein de ce parti. Or c'est justement paradoxalement le fonctionnement démocratique du MoDem qui a permis à ces détracteurs de conduire leur funeste entreprise.

 

Un certain Christophe Ginisty, depuis son altercation avec François Bayrou suivie de sa démission du MoDem, n'a de cesse que de dénigrer François Bayrou et maintenant aussi le MoDem. Allié dans cette entreprise de destruction à Corinne Lepage, il se répand sur la Toile avec ses complices, tentant de faire croire à une rébellion interne généralisée des militants du MoDem et de faire de la récupération pour alimenter le clan de sa nouvelle mentor, qui a autant d'ambition présidentielle que François Bayrou, sans en avoir la carrure ni la profondeur, même si elle semble exceller dans la manoeuvre politicienne de bas étage.


J'invite les lecteurs ou surfeurs du Web à s'interroger sur la réalité de ces dénigrements ainsi que sur leurs motivations, ainsi que tous les militants fidèles à François Bayrou et à Marielle de Sarnez à ne pas se laisser entraîner dans ces basses manoeuvres. S'il est vrai qu'il y a des défauts d'organisation interne au MoDem et un manque de moyens pour les militants sur le terrain, que notre tâche est ainsi encore plus difficile, et d'autant plus honorable, pour défendre nos idées et nos valeurs, que dans d'autres partis plus dotés et mieux structurés, le MoDem a néanmoins un fonctionnement très démocratique, ce qui a justement permis d'élire à la proportionnelle au Conseil national et dans les présidences départementales collégiales des représentants qui n'étaient pas tous d'accord entre eux, certains aboyeurs toujours propices à la critique, aux pseudo atteintes à la démocratie dès que leur avis n'était pas suivi. C'est justement ce fonctionnement démocratique qui a créé des rapports de force, des clans. CAP21, parti de Corinne Lepage, minoritaire au MoDem, a été ainsi maintenu à part, ce qui ne pouvait que nourrir des dissensions. Ce sont précisément les vice-présidents aboyeurs, qui se sentent légitimés après la défaite électorale, qui démissionnent bruyamment, se répandent sur le Net, avec l'aide efficace de C.Ginisty. Ce sont des cyniques, des chiens de la politique, dont les aboiements finiront par lasser.

Ceux qui essaient à toute force de déstabiliser le Mouvement Démocrate de l'intérieur et particulièrement de nuire à la réputation de François Bayrou, martelant avec insistance qu'il est autocrate et pas démocrate, sont motivés dans leur funeste entreprise, bien plus par de questions politiciennes que par la volonté de défendre ces belles valeurs démocrates et humanistes, qui ne sont aucunement valorisées ni démontrées par leurs comportements méprisants. Que ce soient des supporters fanatiques de Corinne Lepage (heureusement ils y en a aussi de moins fanatiques et de plus mesurés, beaucoup de CAP21 qui n'ont pas cette attitude), ou des infiltrés du Nouveau Centre, on trouve ainsi sur des blogs et sur FaceBook, souvent masqués sous pseudo adjectivés d'orange, parfois sous des vrais noms qui se proclament anciens démocrates mais qui m'étaient inconnus jusqu'ici, quelques bruyants aboyeurs au service de leurs maîtres. Ils veulent convaincre que ce sont ces questions d'organisation et de gouvernance interne du Mouvement Démocrate, ainsi que la personnalité de son Président, qui sont la cause des récents échecs électoraux.

 

La réalité peut être vue sous un tout autre angle :

- Le MoDem est un des partis les plus démocratiques. C'est justement son fonctionnement démocratique et ses élections à la proportionnelle qui ont permis à des personnes mises en concurrence et pas forcément d'accord sur les questions internes et de stratégie, de représenter les adhérents et de s'exprimer en leur nom. Les choix des candidats en concurrence puis l'échec électoral a nourri les rancoeurs, attisées par des meneurs avides de pouvoir personnel, exprimées ensuite sur la Toile et reprise en coeur par une presse friande des querelles, par les vautours et les vampires politiques attendant de récupérer les dépouilles ou de sucer le sang de leurs concurrents.

- Il y a bel et bien une entreprise de déstabilisation de François Bayrou et de son parti, organisée, orchestrée apparemment de l'intérieur par deux courants. D'une part par un courant entraîné par Corinne Lepage, ceci depuis presque deux ans déjà, depuis la constitution des statuts et du règlement intérieur en mai 2008, et j'en suis témoin, où elle a incité les militants, dans des réunions internes, à la rébellion, dans des groupes de réflexion menés par Eric Juilliard et Farid Taha, qui ont ensuite attaqué violemment François Bayrou, l'un en lui envoyant des huissiers pour contrôler des aspects de respects de procédure au nom d'une pointilleuse démocratie administrative, l'autre en l'injuriant devant les caméras de France 3 à la sortie d'un Conseil national le 8 mai 2008 au sujet du règlement intérieur. D'autre part par un courant plus insidieux et plus silencieux, celui du Nouveau Centre et je devrais dire l'UMP par l'entremise non seulement du Nouveau Centre, mais de centristes qui se sont ralliés à la majorité gouvernementale sans oser se proclamer sarkozyste : Michel Mercier, Nicolas About, Jean Arthuis, Didier Bariani ... qui ont laissé quelques militants en sous-marin au MoDem avec leur masque et tuba pour avoir les nouvelles du front, la température de l'eau, y injecter de temps à autre un peu de poison, y envoyer quelques sirènes pour tenter de récupérer des rescapés du radeau de la Méduse. Ceci n'est pas une "théorie du complot", cette entreprise est belle et bien en marche et avérée.

- Enfin, les causes de l'échec électoral ne sont pas à chercher dans l'organisation interne du MoDem. C'est une fausse justification qui sert les desseins de ses détracteurs. Il suffit d'interroger les électeurs et les abstentionnistes, dans la rue comme dans les sondages récemment parus, ces derniers ne parlent absolument pas de l'organisation du MoDem, qu'il ne connaissent pas à l'exception des militants. Ils disent de pas avoir entendu le MoDem, ne pas savoir comment le positionner, ayant toujours du mal à se défaire du repère euclidien gauche-droite qui leur est imposé et entretenu par les médias et dont ils ne cherchent pas d'ailleurs à sortir, habitués à une logique binaire, manichéenne, plus simple. Les sondages nous disent que 50% des anciens électeurs de François Bayrou à la présidentielle se sont ainsi abstenus aux élections régionales et dans les 50% restants, 50 % se sont répartis d'abord entre les écologistes et pour certains au PS. Si vous comptez en partant des 18,6% des voix du 1er tour de la présidentielle, on arrive en final au 4,5% restant. Le vote utile contre le régime sarkozyste et pour la bonne conscience écologiste l'a emporté. Si le MoDem a pourtant des valeurs solides, un programme intéressant et cohérent, des idées fortes, que ne contestent aucunement d'ailleurs les détracteurs de François Bayrou, Corinne Lepage notamment, force est de constater que les citoyens ne le savent pas ... encore, que le MoDem souffre d'insuffisante communication et d'une identification claire dans le paysage politique.

- J'ajouterai que contrairement au score assez bas dont a bénéficié le Mouvement Démocrate aux élections, François Bayrou jouit encore d'une belle cote de popularité personnelle, comme le démontrent encore les sondages. Il a la stature d'un homme d'Etat crédible et honnête (ce qui est rare), qui a du fond, qui a compris en profondeur les problèmes du pays, les causes de la crise non seulement économique et sociale mais aussi morale. Il est donc complètement injustifié et illogique de dire que l'échec électoral du MoDem est dû à François Bayrou. Il est néanmoins évident qu'à force de le proclamer sur blogs, à la presse et aux médias, les aboyeurs détracteurs de François Bayrou martèlent un message que les Français commencent à croire. Cette image "autocrate" de François Bayrou commence à sédimenter dans l'opinion publique, à s'incruster dans les esprits. Je remarque que c'est toujours l'argument ultime qui est repris par les anciens amis de François Bayrou qui l'ont quitté pour des raisons de lutte de pouvoir sans avoir d'autres arguments sur le fond, qu'il s'agisse des anciens députés de l'UDF qui l'ont lâché entre les deux tours de l'élection présidentielle en vue de renouveler sans risque leur mandat, de Simone Veil pour justifier sa défaite aux européennes, de Jean-Marie Cavada et à présent de Corinne Lepage. Personnellement, moi qui suis imprégnée du MoDem depuis longtemps, je n'ai pas ce sentiment de personnalité autocrate de François Bayrou. Je n'ai pas l'impression que François Bayrou et Marielle de Sarnez confisquent le pouvoir aux autres membres du bureau exécutif ni aux cadres intermédiaires. Au contraire, c'est, contrairement à l'UMP qui est un parti de petits soldats aux ordres de son chef, contrairement aussi aux Verts qui ont un fonctionnement sectaire et conflictuel, contrairement au PS où les militants doivent se ranger derrière une ligne syncrétique faite d'un consensus flou de positions contradictoires, un parti qui a donné le pouvoir à la fois programmatique, d'animation militante et de parole libre à des cadres souvent nouveaux, parfois malheureusement immatures. Ce qui se passe actuellement en est une magistrale démonstration.

 

Le résultat est là :

 

- sur le fond, sur le contenu de son projet et des idées, le Mouvement Démocrate n'est absolument pas contesté par ses détracteurs, notamment par ceux qui le critiquent de l'intérieur où l'ont récemment quitté, Ce contenu est même repris par de nouveaux concurrents en panne d'idées,

 

- on voit de multiples partis ou cercles de réflexion se créer et reprendre exactement les arguments et le langage de François Bayrou, en prônant le dépassement des clivages, le rassemblement des démocrates et des républicains, avec aussi la fibre sociale et écolo : Dominique de Villepin et le Nouveau Centre ou pseudo-centristes ou radicaux plus ou moins ralliés à la majorité à droite, Corinne Lepage, Daniel Cohn-Bendit, Jean-François Kahn, ...

 

- ceux qui prétendent vouloir "rassembler" les démocrates sont en train de mieux les diviser, pour le plus grand bien soit de l'UMP soit du PS, qui dans le cadre d'un scrutin majoritaire en sortiront toujours gagnant l'un ou l'autre dans un schéma d'alternance bipolaire.

 

C'est un sursaut des citoyens, de leur raz-le-bol devant tant de querelles puériles et leur désir de revenir à un débat de fond, de sortir de la crise et de construire tous ensemble un projet qui tienne la route, ainsi que de sanctionner les mauvais comportements politiques, qui peut nous sauver de cette impasse, de cette imposture, de la désespérance politique.

 

 

 

 

18/03/2010

Corinne Lepage, coucou du MoDem prédateur de François Bayrou

 

898817-1062927.jpgLa démission de Corinne Lepage du MoDem était attendue. La justification qu'elle évoque dans sa lettre aux militants du MoDem serait la gouvernance du parti, jugée selon elle insuffisamment démocratique, trop verrouillé par François Bayrou et son exécutif rapproché, ainsi que la stratégie uniquement au service de l'ambition présidentielle de son président. En revanche elle reste tout à fait en phase avec les valeurs et le projet, le contenu des idées développées par le MoDem.

Ceci me rappelle la réaction de Jean-Marie Cavada, qui comme elle a été élu député européen grâce au MoDem (UDF à l'époque) et a claqué la porte en évoquant les mêmes raisons suite à son échec aux législatives, pour rejoindre le clan de l'UMP. Je savais qu'il avait des relations amicales et personnelles avec Nicolas Sarkozy, tout en soutenant apparemment François Bayrou qui critiquait fortement Nicolas Sarkozy et cela m'avait intriguée. Avec recul, j'ai compris qu'il était là pour surveiller François Bayrou et le planter au bon moment, là les municipales.

Proche de Bayrou, la sénatrice du Loir-et-Cher Jacqueline Gourault, a estimé que Corinne Lepage avait «profité des voix» du MoDem pour se faire élire eurodéputée en 2009, estimant que ce départ est «ce qu'il y a de plus moche dans la vie politique». «Corinne Lepage a été effectivement au début de la fondation du MoDem avec Cap21. Mais aussitôt qu'elle a été élue député européen, on ne l'a guère vue, elle a été totalement absente».

Il faut bien sûr s'interroger sur les raisons affichées de la défection, qui s'appuient sur une part de vérité certainement. Mais il faut aussi s'interroger sur les motivations réelles, au delà de celle affichées. S'agirait-il en politique d'une espèce volatile (à double sens, faute d'être loyale) du coucou qui squatte un nid pour s'y développer, y mettre ses oeufs, puis s'en retourner avec ses petits avec tous les avantages ?

Sur les raisons affichées, il y a une part de vérité sur la gouvernance : le Modem est dirigé par François Bayrou, qui en est le principal porte-parole, qui intervient s'il juge que des décisions ne sont pas bonnes (par exemple lorsqu'il souhaitait que Patrice Drevet fasse alliance avec le MoDem au 1er tour). Mais Corinne Lepage a toujours eu la parole dans la presse et les médias, elle s'est même permise des critiques depuis presque deux ans qui n'auraient pas été acceptées dans d'autres partis. Et c'est un atout aujourd'hui dans un parti, surtout pour les présidentielles, d'avoir un vrai leader. En revanche, sur le fonctionnement jugé insuffisamment démocratique, il y a certes toujours des choses à améliorer, mais il me semble que cela fonctionne bien. Les statuts et le règlements internes ont été conçus démocratiquement et votés par les militants, avec élections de représentants au Conseil national (parlement du MoDem), dans les Mouvements départementaux (Fédérations) et dans les sections. Ce réglement a été respecté. La constitution des listes pour les régionales a semé le trouble. Il était prévisible que le MoDem obtiennent moins de mandats d'élus, ne permettant pas le renouvellement des anciens et en plus il fallait faire la place aux nouveaux. Il n'était pas prévu de primaires pour les candidatures et le règlement prévoyait une consultation des Mouvements départementaux, ce qui a été fait. Les têtes de listes ont été approuvées par vote (certes un peu tardif car difficile de réagir en cas de refus des candidats ...).

Je constate surtout que Corinne Lepage a attisé la rebellion chez les militants depuis presque deux ans, depuis la création du MoDem en particulier lors des discussions entre militants sur les statuts et le réglement intérieur. Elle a conservé CAP21 comme un clan à part, avec une autonomie programmatique, son congrès, son conseil etc., déstabilisé les troupes et créé des dissensions entre les militants en évoquant toujours ce manque de démocratie, en martelant que François Bayrou ne l'écoutait pas et n'écoutait pas les militants. J'étais très étonnée que François Bayrou, s'il était vraiment si tyrannique et autocratique, n'ait pas déjà évincé une vice-présidente qui jetait tant le trouble.

De plus, je ne suis pas persuadée que CAP21 ait un fonctionnement plus démocratique que le MoDem. Comme l'explique un militant de l'Alsace sur son blog, en Alsace, seulement 28% des adhérents CAP 21 se sont prononcé pour un soutien / une alliance avec Europe Ecologie, les 72% restant se prononçant pour une alliance au centre (MoDem ou centriste dissident). Même au sein des adhérents CAP 21, rien ne justifiait ce soutien tapageur à la candidature d'Europe Ecologie, contre celle de Yann Wehrling, du Modem et écologiste. Un rassemblement de 2nd tour avec les écologistes et socialistes pouvait tout à fait être envisagé, comme était de toute façon prévisible une liste de fusion. De plus, dans d'autre régions comme les Pays de Loire, Corinne Lepage a soutenu l'alliance au 1er tour de CAP21 avec Europe Ecologie au premier tour, contre la liste MoDem conduite par Patricia Gallerneau qui, comme Yann Wehrling en Alsace, est issue des Verts et a rejoint le MoDem en 2006.  Corinne Lepage n'a pas respecté le pacte initial entre CAP21 et le MoDem, qui devait faire cause commune. Les adhérents du MoDem ainsi que le Conseil national ont voté une stratégie d'autonomie au 1er tour, quitte à envisager le rassemblement au 2nd tour et elle n'a pas respecté ce choix démocratique. Donc quand elle dit qu'elle n'était pas d'accord avec la stratégie de François Bayrou, en fait elle n'était pas d'accord avec la stratégie votée par les militants démocratiquement et elle n'a pas respecté la démocratie en dérogeantà cette décision. Elle aurait pu alors démissionner, à ce moment-là !

J'y ajouterai une sacrée dose de mauvaise foi car une alliance de 1er tour entre le MoDem et Europe Ecologie était radicalement refusée par Jean-Vincent Placé, qui n'acceptait que les membres de CAP21 sur ses listes. Donc de toute façon cela ne pouvait pas être envisagé. Ce qui n'empêchait pas, je le répète, de préparer un rassemblement de 2nd tour !

Ma conclusion est donc que cette manoeuvre de déstabilisation du MoDem, et surtout de François Bayrou, engagée depuis la création du MoDem par Corinne Lepage, a été volontairement montée pour évincer François Bayrou de la scène politique, tout en servant les intérêts personnels de Madame Lepage, qui a l'intention, bien qu'elle dise ne pas y penser, de se présenter aux élections présidentielles pour représenter les "écolo-démocrates" et pouvoir négocier un poste de ministre quelle que soit l'issue de cette élection. Le mandat de député européen n'aura été qu'un tremplin.

 

 

 

 

10/03/2010

Alain Dolium, une génération gagnante est en marche (clip/slam de blogueurs)

Ma Région que j'aime (slam)

Ma Région que j'aime  (celle du Modem)


podcast

Ma Région je l'aime

Quand elle est humaine,

Quand elle donne envie

De vivre sa vie,

De faire des projets

Où les gens âgés

Comme les plus jeunes

Ont le goût du fun

Et de vivre ensemble.

Plus ces grands ensembles,

Barres bétonnées,

Paysages laids,

Où ils ont parqué,

Loin des coins friqués,

Pauvres oubliés,

Défavorisés.

Plus ces univers

Concentrationnaires,

Les hypermarchés

Loin de nos quartiers,

Et les cinémas

Tous loin de chez moi,

Centre commercial

Une immense halle,

Galeries marchandes,

La foule chalande.

Entreprises à l'Ouest,

Logements à l'Est,

Et ces grands lycées

Sans sécurité.

Même des endroits

Zones de non droit,

Très mal desservis

En friche et sans vie.

Pour relier ces lieux

Eloignés entre eux,

Est-il nécessaire

De se satisfaire

De certains transports

Pas top en confort,

Ponctualité,

Ni sécurité ?

 

(Refrain) :

Alors …

Pour une Région humaine,

Une bouffée d’oxygène,

Qu’ l'élection soit pas vaine !

Ose ce qui démode, aime !

Mise sur des mots d'M !

Modémise sur ces thèmes !

 

Gardons des quartiers

De proximité,

A l'échelle humaine,

Une vie plus saine,

Des petits commerces

Où le lien s'exerce

Entre jeunes et vieux,

Et des PME,

De l'artisanat,

Qui font de l'emploi.

Il nous faut viser

Une égalité

Des chances scolaires,

Pas des mots en l'air.

20000 logements

Pour les étudiants

Ou les apprentis,

Et les sans-abri.

Pour attribuer

En priorité

Certains logements

Réputés vacants :

Que Région applique

Un guichet unique !

15000 places en crèche

Et qu'on se dépêche

A bien prendre en main

Transports en commun,

Notre vraie galère,

Celle du RER !

1000 bus en banlieue

Pour relier des lieux

Presque abandonnés

Ou désertifiés.

Droit à la santé

A proximité,

A l'accès aux soins

Sans aller très loin.

Et pas de gâchis

De nos énergies :

Des panneaux solaires,

Plus ces vielles chaudières !

 

(Refrain) :

Alors …

Pour une Région humaine,

Une bouffée d’oxygène,

Qu’ l'élection soit pas vaine !

Ose ce qui démode, aime !

Mise sur des mots d'M !

Modémise sur ces thèmes !

 

Paroles : Marie-Anne Kraft
Musique, arrangements : Dominique Jacquin

Voix : Pierre Schwartz

23/02/2010

Sélection de citations pour le MoDem et pour François Bayrou

"Seuls les poissons morts nagent dans le sens du courant" (proverbe chinois)

"Etre humain, c'est aimer les hommes. Etre sage, c'est les connaître" (Lao Tseu)

"Dire des idioties de nos jours où tout le monde réfléchit profondément, c'est le seul moyen de prouver qu'on a une pensée libre et indépendante" (Boris Vian)

"Il vaut mieux mobiliser son intelligence sur des conneries que mobiliser sa connerie sur des choses intelligentes" (Jacques Rouxel, Les Shadoks)

"Les gens qui ne tiennent jamais leurs promesses sont les seuls à qui ont puisse faire entièrement confiance" (Yvan Audouard)

Spécialement pour François Bayrou : "Ad augusta per angusta" ou  "ad astera per aspera" ... ou encore "Per aspera ad astra"

Expression latine « à de grands résultats par des voies étroites », ou encore « la gloire, ou les sommets, par des sentiers sinueux, escarpés », une façon de dire que la gloire n'arrive pas facilement, reprise par Victor Hugo (mot de passe des conjurés d'Hernani  - acte IV).

Et ce  précepte chinois sur l'argent, qui exprime bien l'opposition de l'humanisme au matérialisme. Vous remarquerez d'ailleurs que le capitalisme (culte du profit et de l'argent), comme le socialisme (idéal collectif de partage des richesses) et même aussi l'écologisme (priorité de la nature sur l'homme, préservation des ressources naturelles même si au détriment du développement humain), ont des valeurs articulées sur une logique matérialiste 

L'argent peut acheter une maison

             Mais pas un foyer.

Il peut acheter un lit

             Mais pas le sommeil.

Il peut acheter une horloge

             Mais pas le temps.

Il peut acheter un livre

             Mais pas la connaissance.

Il peut acheter une position

             Mais pas le respect.

Il peut payer le médecin

             Mais pas la santé.

Il peut acheter du sang

             Mais pas la vie.

Il peut acheter du sexe

             Mais pas de l'amour !

20/02/2010

François Bayrou, bouc émissaire des éconduits du MoDem aux régionales

Trop, c’est trop ! Je ne voulais pas intervenir pour ne pas alimenter la polémique, mais cela devient insupportable. Plusieurs cadres militants du MoDem en dissidence ou éconduits des listes ont récemment démissionné à grand bruit, avec lettres ouvertes sur place publique relayées sur la Toile. La presse, avide de querelles alimentant ses colonnes, ainsi que les partis politiques ravis de voir déstabilisé de l’intérieur un concurrent potentiel, se sont empressés de relayer ces polémiques, rendant inaudible tout autre discours, notamment de fond sur le projet du MoDem pour les élections régionales.

Un mauvais sondage, quelques défections ou quelques ralliements de cadres à une liste concurrente, d’une extrême banalité en période de bouclage de liste, auxquels s’ajoute une critique d’une personnalité représentative comme Corinne Lepage, suffisent à la presse pour conclure à la débâcle électorale et adopter un ton catastrophiste, attestant que l’optimisme orange est passé au blues …

Je voudrais simplement dire qu’il est tout à fait normal qu’il y ait beaucoup de déçus dans ce contexte électoral. Le score des dernières élections régionales en 2004 avait été en moyenne de 12% pour l’UDF, dont 16,1% pour l’Ile de France. En général, les sortants sont motivés pour être reconduits. De surcroît la rémunération due au poste met du beurre dans les épinards (1508 à 2640 euros par mois pour un simple conseiller, 3771 avec indemnités et majoration selon cet article). Or, d’une part le Modem n’est plus l’UDF, il s’est renouvelé de nombreux militants, parfois nouveaux en politique, comptant parmi ses cadres autant sinon plus de nouveaux, qui prétendent autant que les anciens à être candidats, d’où un ratio de reconduction des anciens élus sur les listes inférieur à 50%. Le contexte actuel étant devenu aussi plus difficile, les sondages menaçant le MoDem d’un score de 5%, l’éligibilité des candidats sur les listes est divisée par 2  ou par 3. Ce qui donne en moyenne à un ancien élu candidat 1 chance sur 4 à une chance sur 6 d’être reconduit sur son mandat, même en gardant le même rang sur la liste. Il faut savoir aussi que sous le score de 5%, les frais de campagne sont à la charge des candidats, éventuellement subventionnés par le parti. On comprend alors la bataille naturelle qui s’engage entre les anciens et les nouveaux, sans qu’ils osent bien sûr l’avouer … On comprend aussi plus facilement la tentation de rejoindre des listes concurrentes qui présentent des sondages plus avantageux, heureuses de compter des MoDem dans leurs rangs en affaiblissant ainsi un concurrent. Les malheureux éconduits des listes ou frustrés de ne pas se trouver dans une position éligible, qui ont inondé la toile et la presse de leur atermoiements, se gardent bien de dire l’origine réelle de leur frustration. Ils évoquent alors toujours les même arguments : manque de démocratie interne, problème de gouvernance, flou de stratégie et … autocratisme de François Bayrou. Il a bon dos l’autocratisme ou l’égocentrisme de François Bayrou ! Ecoutez-le, connaissez-le ! Il n’est pas vrai qu’il décide seul. Il décide avec son bureau exécutif (et pas seulement sa fidèle Marielle de Sarnez), il écoute ses cadres, il s’appuie sur des relais car il ne peut pas gérer seul. Cet argument est utilisé toujours en dernier ressort par ceux qui ne savent pas en opposer d’autres pour justifier leur défection ou leur désaccord.

 

Pourtant, les statuts et le règlement intérieur du MoDem, élaboré par les militants et voté par les adhérents en Conseil national, ont été parfaitement respectés. Il n’était pas question de primaires sur les candidatures, mais de consultation des Mouvements départementaux pour avis sur les listes, ce qui a été fait. L’approbation des têtes de listes a été soumise au vote des adhérents. Certes, il y a eu un couac sur l’approbation des têtes de listes départementales, assez tardif, donc qui permettait difficilement les ajustements de dernière minute. Il y a eu aussi une maladresse en Languedoc-roussillon où malgré un vote des militants approuvant Marc Dufour, François Bayrou souhaitait une alliance avec l'ex-journaliste météo Patrice Drevet, tête de liste de l'Alliance écologiste indépendante. Ils n’ont pas su se mettre d’accord et au final tout a capoté, Patrice Drevet a présenté sa propre liste et Marc Dufour a retiré sa liste au dernier moment.

 

Il y a aussi le courant de Cap21 présidé par Corinne Lepage, co-fondateur du MoDem et intégré au MoDem, mais qui a gardé ses instances, son Conseil national, une indépendance programmatique, ses propres cotisations, se présentant comme le courant écologiste du MoDem (alors qu’il y a de nombreuses sensibilités écologistes au MoDem qui ne sont pas de Cap21, tels Yann Wehrling et Jean-Luc Bennhamias, anciens secrétaires des Verts …). Dès que Europe Ecologie a connu ce flambant succès aux européennes, beaucoup de militants de Cap21 ont senti le vent tourner au vert et se sont montrés plus critiques, à commencer par sa présidente. Ils souhaitaient des accords d’alliance de 1er tour du MoDem avec les listes Europe Ecologie, mais la majorité des adhérents a voté en congrès une préférence pour des listes MoDem autonomes au 1er tour, marquant l’identité de notre sensibilité et réservant au 2nd tour les possibilités d’alliance. Ils déplorent donc une « mauvaise stratégie » (pourtant décidée démocratiquement) et certains ont fait dissidence en ralliant des listes EE dès le 1er tour. Ce comportement est parfaitement logique. De plus, Corinne Lepage, de plus en plus critique à l’égard de François Bayrou, n’a jamais caché ses ambitions présidentielles et elle aurait sans doute aimé être la candidate du MoDem (... et maintenant de Europe Ecologie ?). On comprend alors aussi ses motivations … Le sondage de popularité commandé par Cap21 sur sa présidence n’est pas anodin et cherche à mettre en avant cette dernière. Elle peut tout à fait être candidate à la candidature, si elle est encore au MoDem le moment venu et les adhérents se prononceront par le vote. Mais François Bayrou a un grand capital confiance au sein du MoDem et encore une belle cote de popularité dans l’ensemble de la population (40% dernièrement). Sa détermination est intacte, sa vision juste. Il reste un repère pour nombre de Français.

Ces événements ont contribué à la baisse du MoDem dans les sondages et à son inaudibilité sur les régionales. Malgré tous ces incidents, nous sommes nombreux et même majoritaires à être engagés dans ce Mouvement pour défendre une autre politique, un modèle de société plus humain, plus épanouissant, plus créatif et plus équilibré. Faire partie du MoDem, aujourd’hui, c’est faire acte de résistance. Résistance à l’oppression, à la pression médiatique et à la désinformation, au rouleau compresseur des partis dominants et du pouvoir de l’argent, résistance à toutes les dérives démocratiques et aux atteintes aux principes républicains notamment d’égalité des chances et des libertés individuelles. Mais plus qu’un môle de résistance, le Mouvement Démocrate est une force de proposition, de construction, des compétences solides en réserve sur les questions économiques, le développement durable, la défense, l’agriculture…, des profils nouveaux issus de la vie civile, entrepreneurs et acteurs de la vie associative, comme Alain Dolium, des militants chaleureux, courageux et enthousiastes. Même si les circonstances sont difficiles, il n’y a aucune raison pour que ce mouvement ne s’épanouisse pas. Quels que soient les sondages, la bête bouge encore … Et les sondages ont toujours eu tort. A nous de les faire à nouveau mentir, si possible cette fois à notre avantage !

08/12/2009

Le MoDem présente son projet humaniste dans un "petit livre orange"

Week-end "arrassant" mais constructif et chaleureux. Les adhérents du Mouvement Démocrate, réunis en congrès à Arras (ville magnifique, je confirme de surcroît que les Ch'tis sont très sympathiques), ont discuté et validé le "projet humaniste", imprimé dans la nuit du samedi au dimanche sous forme d'un "petit livre orange". Résultat des contributions conjointes des commissions de travail, auxquelles ont participé pendant plusieurs mois plus de 2000 militants et experts ou professionnels de la vie civile, dont Robert Rochefort a assuré la coordination et la synthèse. 

Aussi dans un format très sympa pour tourner les pages.

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J'invite tous ceux qui disaient que le MoDem n'a pas de projet, que François Bayrou n'est que dans la critique et l'anti-sarkozysme sans faire de propositions, et tous ceux qui souhaitent une alternance au gouvernement actuel, qui appellent de leurs voeux un nouveau projet de société plus humain, plus social, plus soutenable, à lire ce document.

J'invite tous ceux qui prétendent que le fonctionnement du MoDem n'est pas assez démocratique et que François Bayrou est autocratique à être témoins de cet événement de démocratie participative de l'élaboration d'un tel projet avec l'implication de tous les adhérents qui le souhaitaient, non seulement des membres des commissions mais aussi de tous les adhérents qui ont souhaité contribué, amendé, validé.

J'invite tous ceux qui médisent sur les prétendues divisions au MoDem à interroger les personnes présentes à ce congrès, les journalistes notamment, qui ont pris la température, senti l'ambiance chaleureuse et unie qui y régnait. Certes il y a eu quelques questions de militants de CAP21, parti co-fondateur du MoDem, qui souhaitaient des places réservées, des quotas de type discrimination positive, ce qui n'est pas envisagé car ils sont MoDem comme les autres tous simplement, ou qui essayaient de justifier des alliances de 1er tour aux régionales avec les Verts alors que les adhérents du MoDem ont voté une stratégie d'autonomie de 1er tour pour bien marquer le pluralisme, notre propre sensibilité, quitte à envisager ensuite un rassemblement de 2nd tour. Mais sans conflit. Certes, Corinne Lepage, venue le samedi lors des travaux de validation, n'est pas intervenue, a boycotté la tribune le dimanche pour le discours de clôture et a dit quelques médisances à la presse et aux médias télévisés, mais elle est de plus en plus marginalisée dans cette posture, que les militants désapprouvent dans leur majorité.

J'invite les  sociaux-démocrates et écologistes, ainsi que les sensibilités de la droite sociale et républicaine, sans esprit de clan, sans sectarisme partisan, à commencer par les valeurs qui sous-tendent ce projet, puis par thème à évaluer les convergences, nuances, manques ou divergences qu'ils y trouvent comparées à leurs valeurs et à leurs idées. Sachant que ces 50 pages donnent les grandes lignes du projet global de société et non pas les détails. Ce n'est pas non plus le programme de la région, mais cela peut servir maintenant de cadre pour élaborer un projet régional et décliner les spécificités régionales. Ce qui suivra très prochainement.  Pour qu'enfin nous discutions tous sur le fond, sur le projet, pour envisager les rassemblements dans une logique de 2nd tour, alors que le 1er tour lui, sert d'abord à chaque parti, chaque sensibilité politique, à exprimer son propre projet, une équipe, et à mesurer les voix des électeurs pour permettre d'éventuels rassemblements de listes sur un projet convergent tenant compte des résultats du 1er tour. Que ce soit pour les régionales ou les présidentielles.

Je suis émue car il y a un peu de moi dans ce document, et de mes amis, des heures de travail, de discussion. Ayant beaucoup contribué sur les sujets économiques, financiers, européens et internationaux notamment, chaque phrase résonne et m'évoque des visages, des sourires, des tonnes de documents, des hésitations ponctuelles, des désaccords parfois et finalement des consensus.

Malheureusement peu d'articles de presse ont décrit le contenu du projet, car les médias ont préféré parler de l'invitation surprise de Ségolène Royal avec sa proposition d'alliance de 1er tour aux régionales, confisquant le sujet de fond. Seuls quelques journaux ont effleuré le sujet, comme Le Monde ou encore la Voix du Nord . Ce programme repose sur la justice et l'équilibre des pouvoirs. Il met en exergue des propositions en matière de justice économique, sociale, politique et écologique.

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Sans résumer ce livre, dont je préfère vous laisser la primeur, je voudrais revenir sur ce mot, Humanisme, et sur ce qu'il signifie. Comme l'a dit François Bayrou dans son discours de clôture, les mots en "isme" résument en une syllabe une pensée, un modèle. Comme "capitalisme", qui représente un système basé sur le marché et le profit, ou encore "socialisme" et "étatisme", basés sur le rôle central de l'Etat, et maintenant l'écologisme politique qui préfère mettre la nature au centre et rime souvent avec catastrophisme.

L'humanisme est un modèle de civilisation, désignant l'organisation sociale qui doit être au service de la personne, de l'humain. C'est même certainement là que seront les points de convergence, de rencontre, de valeurs, de ceux qui souhaitent conjuguer leurs efforts pour changer le pays, pour redonner espoir et proposer une alternance face à des forces du pouvoir qui jamais n'ont été si concentrées, si puissantes, jamais n'ont tant porté atteintes depuis la 2nde guerre mondiale à l'égalité, à la justice, aux libertés.

 

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