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27/03/2010

Paradoxalement, Le MoDem et François Bayrou sont victimes de leur fonctionnement démocratique

De cyniques imposteurs se répandent sur la Toile, relayés par une presse complaisante, en vue de détruire le MoDem et François Bayrou. Ils avancent essentiellement un argument de manque de démocratie interne au sein de ce parti. Or c'est justement paradoxalement le fonctionnement démocratique du MoDem qui a permis à ces détracteurs de conduire leur funeste entreprise.

 

Un certain Christophe Ginisty, depuis son altercation avec François Bayrou suivie de sa démission du MoDem, n'a de cesse que de dénigrer François Bayrou et maintenant aussi le MoDem. Allié dans cette entreprise de destruction à Corinne Lepage, il se répand sur la Toile avec ses complices, tentant de faire croire à une rébellion interne généralisée des militants du MoDem et de faire de la récupération pour alimenter le clan de sa nouvelle mentor, qui a autant d'ambition présidentielle que François Bayrou, sans en avoir la carrure ni la profondeur, même si elle semble exceller dans la manoeuvre politicienne de bas étage.


J'invite les lecteurs ou surfeurs du Web à s'interroger sur la réalité de ces dénigrements ainsi que sur leurs motivations, ainsi que tous les militants fidèles à François Bayrou et à Marielle de Sarnez à ne pas se laisser entraîner dans ces basses manoeuvres. S'il est vrai qu'il y a des défauts d'organisation interne au MoDem et un manque de moyens pour les militants sur le terrain, que notre tâche est ainsi encore plus difficile, et d'autant plus honorable, pour défendre nos idées et nos valeurs, que dans d'autres partis plus dotés et mieux structurés, le MoDem a néanmoins un fonctionnement très démocratique, ce qui a justement permis d'élire à la proportionnelle au Conseil national et dans les présidences départementales collégiales des représentants qui n'étaient pas tous d'accord entre eux, certains aboyeurs toujours propices à la critique, aux pseudo atteintes à la démocratie dès que leur avis n'était pas suivi. C'est justement ce fonctionnement démocratique qui a créé des rapports de force, des clans. CAP21, parti de Corinne Lepage, minoritaire au MoDem, a été ainsi maintenu à part, ce qui ne pouvait que nourrir des dissensions. Ce sont précisément les vice-présidents aboyeurs, qui se sentent légitimés après la défaite électorale, qui démissionnent bruyamment, se répandent sur le Net, avec l'aide efficace de C.Ginisty. Ce sont des cyniques, des chiens de la politique, dont les aboiements finiront par lasser.

Ceux qui essaient à toute force de déstabiliser le Mouvement Démocrate de l'intérieur et particulièrement de nuire à la réputation de François Bayrou, martelant avec insistance qu'il est autocrate et pas démocrate, sont motivés dans leur funeste entreprise, bien plus par de questions politiciennes que par la volonté de défendre ces belles valeurs démocrates et humanistes, qui ne sont aucunement valorisées ni démontrées par leurs comportements méprisants. Que ce soient des supporters fanatiques de Corinne Lepage (heureusement ils y en a aussi de moins fanatiques et de plus mesurés, beaucoup de CAP21 qui n'ont pas cette attitude), ou des infiltrés du Nouveau Centre, on trouve ainsi sur des blogs et sur FaceBook, souvent masqués sous pseudo adjectivés d'orange, parfois sous des vrais noms qui se proclament anciens démocrates mais qui m'étaient inconnus jusqu'ici, quelques bruyants aboyeurs au service de leurs maîtres. Ils veulent convaincre que ce sont ces questions d'organisation et de gouvernance interne du Mouvement Démocrate, ainsi que la personnalité de son Président, qui sont la cause des récents échecs électoraux.

 

La réalité peut être vue sous un tout autre angle :

- Le MoDem est un des partis les plus démocratiques. C'est justement son fonctionnement démocratique et ses élections à la proportionnelle qui ont permis à des personnes mises en concurrence et pas forcément d'accord sur les questions internes et de stratégie, de représenter les adhérents et de s'exprimer en leur nom. Les choix des candidats en concurrence puis l'échec électoral a nourri les rancoeurs, attisées par des meneurs avides de pouvoir personnel, exprimées ensuite sur la Toile et reprise en coeur par une presse friande des querelles, par les vautours et les vampires politiques attendant de récupérer les dépouilles ou de sucer le sang de leurs concurrents.

- Il y a bel et bien une entreprise de déstabilisation de François Bayrou et de son parti, organisée, orchestrée apparemment de l'intérieur par deux courants. D'une part par un courant entraîné par Corinne Lepage, ceci depuis presque deux ans déjà, depuis la constitution des statuts et du règlement intérieur en mai 2008, et j'en suis témoin, où elle a incité les militants, dans des réunions internes, à la rébellion, dans des groupes de réflexion menés par Eric Juilliard et Farid Taha, qui ont ensuite attaqué violemment François Bayrou, l'un en lui envoyant des huissiers pour contrôler des aspects de respects de procédure au nom d'une pointilleuse démocratie administrative, l'autre en l'injuriant devant les caméras de France 3 à la sortie d'un Conseil national le 8 mai 2008 au sujet du règlement intérieur. D'autre part par un courant plus insidieux et plus silencieux, celui du Nouveau Centre et je devrais dire l'UMP par l'entremise non seulement du Nouveau Centre, mais de centristes qui se sont ralliés à la majorité gouvernementale sans oser se proclamer sarkozyste : Michel Mercier, Nicolas About, Jean Arthuis, Didier Bariani ... qui ont laissé quelques militants en sous-marin au MoDem avec leur masque et tuba pour avoir les nouvelles du front, la température de l'eau, y injecter de temps à autre un peu de poison, y envoyer quelques sirènes pour tenter de récupérer des rescapés du radeau de la Méduse. Ceci n'est pas une "théorie du complot", cette entreprise est belle et bien en marche et avérée.

- Enfin, les causes de l'échec électoral ne sont pas à chercher dans l'organisation interne du MoDem. C'est une fausse justification qui sert les desseins de ses détracteurs. Il suffit d'interroger les électeurs et les abstentionnistes, dans la rue comme dans les sondages récemment parus, ces derniers ne parlent absolument pas de l'organisation du MoDem, qu'il ne connaissent pas à l'exception des militants. Ils disent de pas avoir entendu le MoDem, ne pas savoir comment le positionner, ayant toujours du mal à se défaire du repère euclidien gauche-droite qui leur est imposé et entretenu par les médias et dont ils ne cherchent pas d'ailleurs à sortir, habitués à une logique binaire, manichéenne, plus simple. Les sondages nous disent que 50% des anciens électeurs de François Bayrou à la présidentielle se sont ainsi abstenus aux élections régionales et dans les 50% restants, 50 % se sont répartis d'abord entre les écologistes et pour certains au PS. Si vous comptez en partant des 18,6% des voix du 1er tour de la présidentielle, on arrive en final au 4,5% restant. Le vote utile contre le régime sarkozyste et pour la bonne conscience écologiste l'a emporté. Si le MoDem a pourtant des valeurs solides, un programme intéressant et cohérent, des idées fortes, que ne contestent aucunement d'ailleurs les détracteurs de François Bayrou, Corinne Lepage notamment, force est de constater que les citoyens ne le savent pas ... encore, que le MoDem souffre d'insuffisante communication et d'une identification claire dans le paysage politique.

- J'ajouterai que contrairement au score assez bas dont a bénéficié le Mouvement Démocrate aux élections, François Bayrou jouit encore d'une belle cote de popularité personnelle, comme le démontrent encore les sondages. Il a la stature d'un homme d'Etat crédible et honnête (ce qui est rare), qui a du fond, qui a compris en profondeur les problèmes du pays, les causes de la crise non seulement économique et sociale mais aussi morale. Il est donc complètement injustifié et illogique de dire que l'échec électoral du MoDem est dû à François Bayrou. Il est néanmoins évident qu'à force de le proclamer sur blogs, à la presse et aux médias, les aboyeurs détracteurs de François Bayrou martèlent un message que les Français commencent à croire. Cette image "autocrate" de François Bayrou commence à sédimenter dans l'opinion publique, à s'incruster dans les esprits. Je remarque que c'est toujours l'argument ultime qui est repris par les anciens amis de François Bayrou qui l'ont quitté pour des raisons de lutte de pouvoir sans avoir d'autres arguments sur le fond, qu'il s'agisse des anciens députés de l'UDF qui l'ont lâché entre les deux tours de l'élection présidentielle en vue de renouveler sans risque leur mandat, de Simone Veil pour justifier sa défaite aux européennes, de Jean-Marie Cavada et à présent de Corinne Lepage. Personnellement, moi qui suis imprégnée du MoDem depuis longtemps, je n'ai pas ce sentiment de personnalité autocrate de François Bayrou. Je n'ai pas l'impression que François Bayrou et Marielle de Sarnez confisquent le pouvoir aux autres membres du bureau exécutif ni aux cadres intermédiaires. Au contraire, c'est, contrairement à l'UMP qui est un parti de petits soldats aux ordres de son chef, contrairement aussi aux Verts qui ont un fonctionnement sectaire et conflictuel, contrairement au PS où les militants doivent se ranger derrière une ligne syncrétique faite d'un consensus flou de positions contradictoires, un parti qui a donné le pouvoir à la fois programmatique, d'animation militante et de parole libre à des cadres souvent nouveaux, parfois malheureusement immatures. Ce qui se passe actuellement en est une magistrale démonstration.

 

Le résultat est là :

 

- sur le fond, sur le contenu de son projet et des idées, le Mouvement Démocrate n'est absolument pas contesté par ses détracteurs, notamment par ceux qui le critiquent de l'intérieur où l'ont récemment quitté, Ce contenu est même repris par de nouveaux concurrents en panne d'idées,

 

- on voit de multiples partis ou cercles de réflexion se créer et reprendre exactement les arguments et le langage de François Bayrou, en prônant le dépassement des clivages, le rassemblement des démocrates et des républicains, avec aussi la fibre sociale et écolo : Dominique de Villepin et le Nouveau Centre ou pseudo-centristes ou radicaux plus ou moins ralliés à la majorité à droite, Corinne Lepage, Daniel Cohn-Bendit, Jean-François Kahn, ...

 

- ceux qui prétendent vouloir "rassembler" les démocrates sont en train de mieux les diviser, pour le plus grand bien soit de l'UMP soit du PS, qui dans le cadre d'un scrutin majoritaire en sortiront toujours gagnant l'un ou l'autre dans un schéma d'alternance bipolaire.

 

C'est un sursaut des citoyens, de leur raz-le-bol devant tant de querelles puériles et leur désir de revenir à un débat de fond, de sortir de la crise et de construire tous ensemble un projet qui tienne la route, ainsi que de sanctionner les mauvais comportements politiques, qui peut nous sauver de cette impasse, de cette imposture, de la désespérance politique.

 

 

 

 

18/03/2010

Corinne Lepage, coucou du MoDem prédateur de François Bayrou

 

898817-1062927.jpgLa démission de Corinne Lepage du MoDem était attendue. La justification qu'elle évoque dans sa lettre aux militants du MoDem serait la gouvernance du parti, jugée selon elle insuffisamment démocratique, trop verrouillé par François Bayrou et son exécutif rapproché, ainsi que la stratégie uniquement au service de l'ambition présidentielle de son président. En revanche elle reste tout à fait en phase avec les valeurs et le projet, le contenu des idées développées par le MoDem.

Ceci me rappelle la réaction de Jean-Marie Cavada, qui comme elle a été élu député européen grâce au MoDem (UDF à l'époque) et a claqué la porte en évoquant les mêmes raisons suite à son échec aux législatives, pour rejoindre le clan de l'UMP. Je savais qu'il avait des relations amicales et personnelles avec Nicolas Sarkozy, tout en soutenant apparemment François Bayrou qui critiquait fortement Nicolas Sarkozy et cela m'avait intriguée. Avec recul, j'ai compris qu'il était là pour surveiller François Bayrou et le planter au bon moment, là les municipales.

Proche de Bayrou, la sénatrice du Loir-et-Cher Jacqueline Gourault, a estimé que Corinne Lepage avait «profité des voix» du MoDem pour se faire élire eurodéputée en 2009, estimant que ce départ est «ce qu'il y a de plus moche dans la vie politique». «Corinne Lepage a été effectivement au début de la fondation du MoDem avec Cap21. Mais aussitôt qu'elle a été élue député européen, on ne l'a guère vue, elle a été totalement absente».

Il faut bien sûr s'interroger sur les raisons affichées de la défection, qui s'appuient sur une part de vérité certainement. Mais il faut aussi s'interroger sur les motivations réelles, au delà de celle affichées. S'agirait-il en politique d'une espèce volatile (à double sens, faute d'être loyale) du coucou qui squatte un nid pour s'y développer, y mettre ses oeufs, puis s'en retourner avec ses petits avec tous les avantages ?

Sur les raisons affichées, il y a une part de vérité sur la gouvernance : le Modem est dirigé par François Bayrou, qui en est le principal porte-parole, qui intervient s'il juge que des décisions ne sont pas bonnes (par exemple lorsqu'il souhaitait que Patrice Drevet fasse alliance avec le MoDem au 1er tour). Mais Corinne Lepage a toujours eu la parole dans la presse et les médias, elle s'est même permise des critiques depuis presque deux ans qui n'auraient pas été acceptées dans d'autres partis. Et c'est un atout aujourd'hui dans un parti, surtout pour les présidentielles, d'avoir un vrai leader. En revanche, sur le fonctionnement jugé insuffisamment démocratique, il y a certes toujours des choses à améliorer, mais il me semble que cela fonctionne bien. Les statuts et le règlements internes ont été conçus démocratiquement et votés par les militants, avec élections de représentants au Conseil national (parlement du MoDem), dans les Mouvements départementaux (Fédérations) et dans les sections. Ce réglement a été respecté. La constitution des listes pour les régionales a semé le trouble. Il était prévisible que le MoDem obtiennent moins de mandats d'élus, ne permettant pas le renouvellement des anciens et en plus il fallait faire la place aux nouveaux. Il n'était pas prévu de primaires pour les candidatures et le règlement prévoyait une consultation des Mouvements départementaux, ce qui a été fait. Les têtes de listes ont été approuvées par vote (certes un peu tardif car difficile de réagir en cas de refus des candidats ...).

Je constate surtout que Corinne Lepage a attisé la rebellion chez les militants depuis presque deux ans, depuis la création du MoDem en particulier lors des discussions entre militants sur les statuts et le réglement intérieur. Elle a conservé CAP21 comme un clan à part, avec une autonomie programmatique, son congrès, son conseil etc., déstabilisé les troupes et créé des dissensions entre les militants en évoquant toujours ce manque de démocratie, en martelant que François Bayrou ne l'écoutait pas et n'écoutait pas les militants. J'étais très étonnée que François Bayrou, s'il était vraiment si tyrannique et autocratique, n'ait pas déjà évincé une vice-présidente qui jetait tant le trouble.

De plus, je ne suis pas persuadée que CAP21 ait un fonctionnement plus démocratique que le MoDem. Comme l'explique un militant de l'Alsace sur son blog, en Alsace, seulement 28% des adhérents CAP 21 se sont prononcé pour un soutien / une alliance avec Europe Ecologie, les 72% restant se prononçant pour une alliance au centre (MoDem ou centriste dissident). Même au sein des adhérents CAP 21, rien ne justifiait ce soutien tapageur à la candidature d'Europe Ecologie, contre celle de Yann Wehrling, du Modem et écologiste. Un rassemblement de 2nd tour avec les écologistes et socialistes pouvait tout à fait être envisagé, comme était de toute façon prévisible une liste de fusion. De plus, dans d'autre régions comme les Pays de Loire, Corinne Lepage a soutenu l'alliance au 1er tour de CAP21 avec Europe Ecologie au premier tour, contre la liste MoDem conduite par Patricia Gallerneau qui, comme Yann Wehrling en Alsace, est issue des Verts et a rejoint le MoDem en 2006.  Corinne Lepage n'a pas respecté le pacte initial entre CAP21 et le MoDem, qui devait faire cause commune. Les adhérents du MoDem ainsi que le Conseil national ont voté une stratégie d'autonomie au 1er tour, quitte à envisager le rassemblement au 2nd tour et elle n'a pas respecté ce choix démocratique. Donc quand elle dit qu'elle n'était pas d'accord avec la stratégie de François Bayrou, en fait elle n'était pas d'accord avec la stratégie votée par les militants démocratiquement et elle n'a pas respecté la démocratie en dérogeantà cette décision. Elle aurait pu alors démissionner, à ce moment-là !

J'y ajouterai une sacrée dose de mauvaise foi car une alliance de 1er tour entre le MoDem et Europe Ecologie était radicalement refusée par Jean-Vincent Placé, qui n'acceptait que les membres de CAP21 sur ses listes. Donc de toute façon cela ne pouvait pas être envisagé. Ce qui n'empêchait pas, je le répète, de préparer un rassemblement de 2nd tour !

Ma conclusion est donc que cette manoeuvre de déstabilisation du MoDem, et surtout de François Bayrou, engagée depuis la création du MoDem par Corinne Lepage, a été volontairement montée pour évincer François Bayrou de la scène politique, tout en servant les intérêts personnels de Madame Lepage, qui a l'intention, bien qu'elle dise ne pas y penser, de se présenter aux élections présidentielles pour représenter les "écolo-démocrates" et pouvoir négocier un poste de ministre quelle que soit l'issue de cette élection. Le mandat de député européen n'aura été qu'un tremplin.

 

 

 

 

20/02/2010

François Bayrou, bouc émissaire des éconduits du MoDem aux régionales

Trop, c’est trop ! Je ne voulais pas intervenir pour ne pas alimenter la polémique, mais cela devient insupportable. Plusieurs cadres militants du MoDem en dissidence ou éconduits des listes ont récemment démissionné à grand bruit, avec lettres ouvertes sur place publique relayées sur la Toile. La presse, avide de querelles alimentant ses colonnes, ainsi que les partis politiques ravis de voir déstabilisé de l’intérieur un concurrent potentiel, se sont empressés de relayer ces polémiques, rendant inaudible tout autre discours, notamment de fond sur le projet du MoDem pour les élections régionales.

Un mauvais sondage, quelques défections ou quelques ralliements de cadres à une liste concurrente, d’une extrême banalité en période de bouclage de liste, auxquels s’ajoute une critique d’une personnalité représentative comme Corinne Lepage, suffisent à la presse pour conclure à la débâcle électorale et adopter un ton catastrophiste, attestant que l’optimisme orange est passé au blues …

Je voudrais simplement dire qu’il est tout à fait normal qu’il y ait beaucoup de déçus dans ce contexte électoral. Le score des dernières élections régionales en 2004 avait été en moyenne de 12% pour l’UDF, dont 16,1% pour l’Ile de France. En général, les sortants sont motivés pour être reconduits. De surcroît la rémunération due au poste met du beurre dans les épinards (1508 à 2640 euros par mois pour un simple conseiller, 3771 avec indemnités et majoration selon cet article). Or, d’une part le Modem n’est plus l’UDF, il s’est renouvelé de nombreux militants, parfois nouveaux en politique, comptant parmi ses cadres autant sinon plus de nouveaux, qui prétendent autant que les anciens à être candidats, d’où un ratio de reconduction des anciens élus sur les listes inférieur à 50%. Le contexte actuel étant devenu aussi plus difficile, les sondages menaçant le MoDem d’un score de 5%, l’éligibilité des candidats sur les listes est divisée par 2  ou par 3. Ce qui donne en moyenne à un ancien élu candidat 1 chance sur 4 à une chance sur 6 d’être reconduit sur son mandat, même en gardant le même rang sur la liste. Il faut savoir aussi que sous le score de 5%, les frais de campagne sont à la charge des candidats, éventuellement subventionnés par le parti. On comprend alors la bataille naturelle qui s’engage entre les anciens et les nouveaux, sans qu’ils osent bien sûr l’avouer … On comprend aussi plus facilement la tentation de rejoindre des listes concurrentes qui présentent des sondages plus avantageux, heureuses de compter des MoDem dans leurs rangs en affaiblissant ainsi un concurrent. Les malheureux éconduits des listes ou frustrés de ne pas se trouver dans une position éligible, qui ont inondé la toile et la presse de leur atermoiements, se gardent bien de dire l’origine réelle de leur frustration. Ils évoquent alors toujours les même arguments : manque de démocratie interne, problème de gouvernance, flou de stratégie et … autocratisme de François Bayrou. Il a bon dos l’autocratisme ou l’égocentrisme de François Bayrou ! Ecoutez-le, connaissez-le ! Il n’est pas vrai qu’il décide seul. Il décide avec son bureau exécutif (et pas seulement sa fidèle Marielle de Sarnez), il écoute ses cadres, il s’appuie sur des relais car il ne peut pas gérer seul. Cet argument est utilisé toujours en dernier ressort par ceux qui ne savent pas en opposer d’autres pour justifier leur défection ou leur désaccord.

 

Pourtant, les statuts et le règlement intérieur du MoDem, élaboré par les militants et voté par les adhérents en Conseil national, ont été parfaitement respectés. Il n’était pas question de primaires sur les candidatures, mais de consultation des Mouvements départementaux pour avis sur les listes, ce qui a été fait. L’approbation des têtes de listes a été soumise au vote des adhérents. Certes, il y a eu un couac sur l’approbation des têtes de listes départementales, assez tardif, donc qui permettait difficilement les ajustements de dernière minute. Il y a eu aussi une maladresse en Languedoc-roussillon où malgré un vote des militants approuvant Marc Dufour, François Bayrou souhaitait une alliance avec l'ex-journaliste météo Patrice Drevet, tête de liste de l'Alliance écologiste indépendante. Ils n’ont pas su se mettre d’accord et au final tout a capoté, Patrice Drevet a présenté sa propre liste et Marc Dufour a retiré sa liste au dernier moment.

 

Il y a aussi le courant de Cap21 présidé par Corinne Lepage, co-fondateur du MoDem et intégré au MoDem, mais qui a gardé ses instances, son Conseil national, une indépendance programmatique, ses propres cotisations, se présentant comme le courant écologiste du MoDem (alors qu’il y a de nombreuses sensibilités écologistes au MoDem qui ne sont pas de Cap21, tels Yann Wehrling et Jean-Luc Bennhamias, anciens secrétaires des Verts …). Dès que Europe Ecologie a connu ce flambant succès aux européennes, beaucoup de militants de Cap21 ont senti le vent tourner au vert et se sont montrés plus critiques, à commencer par sa présidente. Ils souhaitaient des accords d’alliance de 1er tour du MoDem avec les listes Europe Ecologie, mais la majorité des adhérents a voté en congrès une préférence pour des listes MoDem autonomes au 1er tour, marquant l’identité de notre sensibilité et réservant au 2nd tour les possibilités d’alliance. Ils déplorent donc une « mauvaise stratégie » (pourtant décidée démocratiquement) et certains ont fait dissidence en ralliant des listes EE dès le 1er tour. Ce comportement est parfaitement logique. De plus, Corinne Lepage, de plus en plus critique à l’égard de François Bayrou, n’a jamais caché ses ambitions présidentielles et elle aurait sans doute aimé être la candidate du MoDem (... et maintenant de Europe Ecologie ?). On comprend alors aussi ses motivations … Le sondage de popularité commandé par Cap21 sur sa présidence n’est pas anodin et cherche à mettre en avant cette dernière. Elle peut tout à fait être candidate à la candidature, si elle est encore au MoDem le moment venu et les adhérents se prononceront par le vote. Mais François Bayrou a un grand capital confiance au sein du MoDem et encore une belle cote de popularité dans l’ensemble de la population (40% dernièrement). Sa détermination est intacte, sa vision juste. Il reste un repère pour nombre de Français.

Ces événements ont contribué à la baisse du MoDem dans les sondages et à son inaudibilité sur les régionales. Malgré tous ces incidents, nous sommes nombreux et même majoritaires à être engagés dans ce Mouvement pour défendre une autre politique, un modèle de société plus humain, plus épanouissant, plus créatif et plus équilibré. Faire partie du MoDem, aujourd’hui, c’est faire acte de résistance. Résistance à l’oppression, à la pression médiatique et à la désinformation, au rouleau compresseur des partis dominants et du pouvoir de l’argent, résistance à toutes les dérives démocratiques et aux atteintes aux principes républicains notamment d’égalité des chances et des libertés individuelles. Mais plus qu’un môle de résistance, le Mouvement Démocrate est une force de proposition, de construction, des compétences solides en réserve sur les questions économiques, le développement durable, la défense, l’agriculture…, des profils nouveaux issus de la vie civile, entrepreneurs et acteurs de la vie associative, comme Alain Dolium, des militants chaleureux, courageux et enthousiastes. Même si les circonstances sont difficiles, il n’y a aucune raison pour que ce mouvement ne s’épanouisse pas. Quels que soient les sondages, la bête bouge encore … Et les sondages ont toujours eu tort. A nous de les faire à nouveau mentir, si possible cette fois à notre avantage !

11/11/2009

Les think tanks sont-ils une nouvelle force politique face aux traditionnels partis ?

Les « think tanks », terme barbare venu des Etats-Unis pour désigner des cercles de réflexion ou encore des laboratoires d’idées, des clubs, instituts ou fondations soi-disant « indépendants » (sous-entendu des partis politiques), sont devenus à la mode ces dernières années. Ils prolifèrent de plus en plus. Mais que font-ils ? A quoi servent-ils ? En quoi se différencient-ils des partis politiques et comment communiquent-ils avec ces derniers?

 

Comme le remarquait le site Euractiv.fr en avril 2009...

 

... le nombre de think tanks en Europe a plus que quadruplé au cours des dernières années (environ 1200 sur un total de 5000 dans le monde), et ils sont devenus plus actifs et inventifs dans la diffusion des solutions politiques auprès des décideurs. Mais ils risquent de se transformer en groupes de pression, étant confrontés à des questions de financement, d’autonomie et d’innovation.» Certains think tanks sont spécialisés, regroupant des experts dans un domaine (relations internationales, justice, construction européenne, économie, sport, éducation, écologie, …) et d’autres sont plus généralistes. Sans être étiqueté politiquement, c'est-à-dire sans soutenir officiellement un parti, ils peuvent néanmoins afficher une couleur ou une tendance politique, en faisant la promotion d’idéaux et de politiques publiques. Par exemple Les Gracques, ou Terra-Nova (comprend notamment les principaux fondateurs des Gracques), créé en 2008, qui a pour objectif de contribuer à refonder « la matrice idéologique » de la gauche progressiste et de formuler des propositions concrètes au profit des leaders politiques. Plus récemment, Jean-François Kahn a lancé un club de réflexion « le Créa » (Centre de réflexion et de recherche pour l’élaboration d’alternatives), visant à réfléchir à une alternative politique tournée vers l’avenir, pour élaborer une proposition de modèle de société. De son côté, Corinne Lepage vient d’annoncer également le lancement d’un nouveau « club citoyen », Terre Démocrate, qui se prétend indépendant de tout parti politique, constitué pour deux tiers de membres de la société civile, et dont l’objectif estde «proposer des actions concrètes, sur la base de l'observation des bonnes pratiques dans la société française, en partant de ce qui fonctionne dans la société pour en évaluer la pertinence».


Jean-François Kahn et Corinne Lepage appartiennent tous deux du Mouvement Démocrate, qui est un parti politique. Corinne Lepage est également fondatrice et présidente de Cap21, un parti écologiste lui-même fondateur du Mouvement Démocrate, qui paraît aujourd’hui déchiré entre le choix de rejoindre les autres partis écologistes en prônant un regroupement et celui de rester une force préservant une certaine autonomie au sein du MoDem. Or, ils font tous deux le constat suivant : « les partis politiques traditionnels ne permettent pas de changer la société. Leurs structures, leurs modes de gouvernance, leur organisation, leurs luttes de pouvoir ainsi que leurs méthodes de travail ne favorisent pas l'écriture et l'émergence d'un projet de société qui soit véritablement nouveau.»


On peut se demander pourquoi, partant d’un même constat et membre d’un même parti, ils n’ont pas d’ailleurs créé ensemble un club commun … Divergent-ils sur des idées ou des valeurs ? On peut aussi de demander pourquoi ils arriveront mieux à favoriser l’émergence d’un projet de société qu’au sein de leur parti. Que je sache, le MoDem ne les a jamais empêché de s’exprimer bien au contraire. Ils ont contribué à son programme, Corinne Lepage était présidente des commissions de travail du MoDem et donc directement responsable de l’élaboration du projet, ils l’ont aussi défendu comme candidats. On peut également s’interroger sur la capacité d’un mouvement, qui se dit en marge des partis politiques, de mieux changer la société. Est-ce que le fait de nourrir une réflexion au sein d’un parti dissuaderait, voire dégoûterait les experts de la vie civile, comme si dialoguer avec un parti risquait d’entacher les relations avec des personnes qui ne seraient pas de ce parti, comme si c’était une marque de sectarisme?


Pourtant, si un club de réflexion peut se targuer d’être un réservoir d’idées, dans lequel les partis sont libres de puiser, sans avoir l’inconvénient de prétendre à des postes d’élus, donc s’affranchissant des contraintes liées aux luttes fratricides de pouvoir, ainsi que des éventuelles tentations démagogiques visant à séduire un électorat, un club n’a aucun moyen d’action directe pour changer la société. Il ne peut qu’exercer un pouvoir d’influence, de lobbying. Alors que le propre d’un parti est non seulement de présenter une offre idéologique, de défendre des valeurs prioritaires, de privilégier des moyens d’actions (la régulation par l’Etat, la redistribution par la fiscalité, la stimulation par la liberté d’entreprise et de marché et la concurrence, …), mais aussi d’occuper des postes de décision, aussi bien à l’échelon local que national ou européen. C’est ainsi que fonctionne notre démocratie.


Or force est de constater que ces derniers temps les partis politiques sont critiqués par leur attitude partisane, leur manque d’idéaux, d’imagination, de projet de société. Il est presque mal vu d’appartenir à un parti politique et il vaut mieux le taire dans le milieu professionnel, car il peut être source de discorde, comme peut l’être la religion. Une forme de « laïcité politique » est en vogue : défendre des idées, oui, mais pas un parti, ou à tout le moins taire son appartenance à un parti, ce qui permet de pouvoir dialoguer avec d’autres personnes qui peuvent appartenir à d’autres partis. En somme, pour permettre un dialogue entre partis politiques, il faut passer par des structures médiatrices apolitiques, qui seraient ces fameux think tanks.


Au départ, ces clubs sont présentés comme des réservoirs d’idées qui peuvent nourrir les partis politiques (approche top-down comme disent les Anglo-saxons), qui eux-mêmes auront éventuellement des offres concurrentes dans les urnes, même si certaines idées sont communes.


Au final, nous sommes dans un contexte politique où les lignes sont en train de bouger et où tout le monde s’observe. Il y a clairement une demande d’un nouveau projet de société et une nécessité de rassemblement. Il y a aussi des points idéologiques de convergence évidents entre les écologistes, les démocrates et les socialistes, en opposition avec un modèle dominant écrasant imposé par Nicolas Sarkozy. Il serait temps que ces forces politiques dialoguent en public pour faire part de leurs convergences et différences, devant tous les français, comme l’a proposé François Bayrou. Pour le faire, il ne paraît pas nécessaire de se regrouper absolument au sein de « clubs » ou de « think tanks ». Si ces forces politiques se rassemblent au sein de cercles de réflexion pour concrétiser au sein d’un club leurs idées convergentes (approche plutôt bottom-up cette fois selon les Anglo-saxons), comment traduiront-ils ensuite cette convergence publiquement sur la scène politique et dans les urnes, s’ils prétendent être apolitique?


J’apprécie beaucoup à la fois les personnalités de Jean-François Kahn et de Corinne Lepage, ainsi que les idées qu’ils défendent. Ce que je n’apprécie guère, c’est la manière dont ils ont étalé publiquement dans la presse des critiques à l’égard du MoDem et des partis politiques, résumant ces derniers à des organisations partisanes au service de l’ambition d’un homme et incapables de proposer un projet de société. Ils contribuent ainsi à donner une idée dégradée de la politique, à en détourner les citoyens et à accréditer l’idée que les politiques sont tous cyniques, que la politique est à jeter aux chiens. Or la politique, c’est aussi des hommes et des femmes qui défendent un idéal et sacrifient beaucoup de leur vie privée, qui subissent avec courage et pugnacité défaites, trahisons, abandons, pour, parfois, arriver à faire gagner leur cause. François Bayrou fait parti de ceux-là, Ségolène Royal également. Nous sommes encore de nombreux militants qui soutenons un homme ou une femme politique et en même temps un idéal incarné par cette personne, sans résumer pour autant notre parti à une organisation au service d’une ambition personnelle. Un parti politique, c’est aussi une forme de fidélité, de solidarité, où on se serre les coudes devant les difficultés. Lorsqu’on a un désaccord de fond, on l’exprime d’abord en interne plutôt que publiquement, on essaie de le résoudre et on contribue positivement pour améliorer la situation. Quand cela ne marche pas, il est légitime d’en tirer des conséquences et de quitter le parti pour en rejoindre ou en créer un autre. Corinne Lepage avait critiqué le fonctionnement interne du MoDem et avait appelé le débat avec les adhérents de ses vœux. Le jour de ce débat, aux universités d’été du MoDem, le vendredi 4 septembre 2009 au soir, « parole aux adhérents », elle a déserté la tribune, décevant beaucoup de militants qui souhaitaient ce débat. De même, elle souhaitait peser sur la stratégie électorale pour les régionales et l’élaboration du programme, sur lesquels avait lieu un vote du Conseil national le 24 octobre 2009, et elle n’y est pas venue. Que faut-il en déduire?


En conclusion :

- Les think tanks sont utiles mais ne pourront pas remplacer les partis politiques.

- Le dialogue public entre partis politiques est nécessaire et salutaire. Il manque aux Français (quelle nostalgie des débats télévisés, des joutes oratoires des années 1970 et 1980 !). Il peut être favorisé par les think-tanks, lieux de dialogue où peuvent s’exprimer sur des thèmes communs des personnes issues de la vie civile et de différents partis, mais comme ils ne peuvent pas s’exprimer au nom des partis, leur rôle s’arrête là.

- Un grand rassemblement de forces politiques concurrentes et ayant chacune leur sensibilité, mais convergeant sur l’essentiel autour d’un projet de société alternatif, est plus que jamais nécessaire. C’est plutôt à la presse, aux médias, d’organiser la médiation justement, le dialogue public auquel les Français ont droit et qu’ils souhaitent et pas seulement pour faire de beaux discours sur de belles idées, mais pour gagner ensemble des élections ! Et pitié, arrêtons les vaines querelles et les mesquineries politiciennes … Question de survie !

Ci-dessous la liste des principaux think-tanks :

Nom

Domaine

Orientation politique

Pays

Fondé en

Fabian Society

généraliste

centre gauche

Royaume-Uni

1884

Action française

parti politique devenu think tank en 1947

royaliste

France

1898

Semaines sociales de France

généraliste

christianisme social

France

1904

Fondation Carnegie pour la Paix Internationale

relations internationales

États-Unis

1909

Brookings Institution

généraliste

centre

États-Unis

1916

Hoover Institution

généraliste

républicain

États-Unis

1919

Council on Foreign Relations

relations internationales

États-Unis

1921

American Enterprise Institute

généraliste

néo-conservateur

États-Unis

1943

RAND Corporation

généraliste

États-Unis

1945

AUEG - Alliance Université Entreprise de Grenoble

généraliste, innovation,relations internationales

France

1947

EGMONT

relations internationales

Belgique

1947

GRECE

généraliste

identitaire européiste

France

1969

Adam Smith Institute

économie

libéral

Royaume-Uni

1971

German Marshall Fund of the United States

relations transatlantiques

États-Unis

1972

Heritage Foundation

généraliste

conservateur

États-Unis

1973

Institut Fraser

généraliste

libéral

Canada

1974

Club de l'horloge

généraliste

libéral-nationaliste

France

1974

Institut de l'entreprise

économie

France

1975

Club des vigilants

généraliste

France

1999

Cato Institute

généraliste

libertarien

États-Unis

1977

IFRI

relations internationales

France

1979

Centre for European Policy Studies (CEPS)

construction européenne

Europe

1983

Institut Choiseul

relations internationales

France

1997

iFRAP

généraliste

libéral

France

1985

IRIS

relations internationales

France

1990

Institut Turgot

généraliste

libéral

France

1990

Confrontations Europe

construction européenne

centre gauche

France

1991

Fondation Robert Schuman

construction européenne

centre

France

1991

Fondation de service politique

généraliste

doctrine sociale de l'Église

France

1992

Notre Europe

construction européenne

Europe

1996

Fondation Concorde

généraliste

France

1997

PNAC

relations internationales

États-Unis

1997

Fondation Copernic

généraliste

gauche

France

1998

Avenir Suisse

généraliste

pragmatisme libéralisme

Suisse

1999

Institut Montaigne

généraliste

indépendant

France

2000

Institut de recherche et d'informations socioéconomique

économie, social

gauche

Canada

2000

Institut économique de Montréal

économie

libéral

Canada

2000

La République des idées

généraliste

social-libéral

France

2002

Institut Thomas More

généraliste

conservateur-libéral

Europe

2003

Fondation pour l'innovation politique

généraliste

centre droit

France

2004

Euroreflex

construction européenne

Europe

2005

Fondation Res Publica

république, mondialisation, dialogue des civilisations et des nations

républicain civique

France

2005

Bruegel

économie

Europe

2005

Fondation Prometheus

politique, économie, enjeux de la mondialisation

France

2005

Institut Amadeus

généraliste

indépendant

Maroc

2005

La Forge

généraliste

gauche

France

2007

Gauche Avenir

généraliste

gauche

France

2007

Égalité et réconciliation

généraliste

nationaliste de gauche

France

2007

Sport et Citoyenneté

sport

apolitique

France

2007

Terra Nova

généraliste

progressiste

France

2008

Institut pour la Justice

justice

France

2008

Association AMAQUEN

éducation

Maroc

2003

 
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