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26/02/2012

Libre, François Bayrou est le seul à pouvoir véritablement moraliser la vie politique

Samedi 25 février 2012, François Bayrou a tenu son quatrième grand forum thématique, sur les questions de justice, de démocratie, des contre-pouvoirs (notamment sur l'indépendance de la presse). Edwy Plénel était invité de la troisième table ronde, ainsi que  Jean-François Kahn, délectant l'auditoire d'excellentes interventions bruyamment applaudies, Edwy Plénel citant Tocqueville qui  menaçait la démocratie du risque de "dictature douce" ou encore, à propos des atteintes faites à la démocratie, Péguy qui disait "Il y a quelque chose de pire que d'avoir une âme perverse. C'est d'avoir une âme habituée". 

Retenons aussi le remarquable discours de clôture de François Bayrou, dénonçant les dérives et abus du pouvoir, les conflits d'intérêt, les relations incestueuses du pouvoir avec le monde des médias et des puissances financières, annonçant s'il est élu président en 2012 un référendum sur la moralisation de la vie politique, le 10 juin, le même jour que le premier tour des élections législatives, incluant les propositions suivantes :

Les 12 propositions de François Bayrou :

1/ Fixation des règles de composition d'un gouvernement resserré de moins de 20 ministres.

2/ Cumul des mandats "interdit" pour les députés dès les législatives de juin, "limité" pour les sénateurs.

3/ Délégation de vote supprimée et donc présence obligatoire des députés pour voter les lois; tous les votes seront publics.

4/ Fixation des principes d'une nouvelle loi électorale et d'une nouvelle composition de l'Assemblée nationale: nombre des députés diminué d'un tiers, "de l'ordre de 400" au lieu de 577 aujourd'hui. Elus pour trois-quarts au scrutin majoritaire actuel et pour le quart restant à la proportionnelle. Réduction du nombre de sièges applicable au Sénat.

5/ Reconnaissance du vote blanc à toutes les élections.

6/ Obligation effective de parité hommes-femmes.

7/ Suppression de "la myriade de micro-partis individuels ou de complaisance".

8/ Définition du conflit d'intérêts pour les responsables politiques, pour les hauts fonctionnaires (obligation de déclaration publique des intérêts privés avant l'entrée dans la fonction et lors de toute modification, fixation des incompatibilités), création d'une Autorité de déontologie de la vie publique pouvant être saisie par les citoyens.

9/ Interdiction du retour dans la vie publique des élus condamnés pour corruption.

10/ Indépendance de la justice. Le ministre de la Justice aura un statut particulier. Sa nomination, proposée par le duo exécutif, devra être soumise à l'approbation d'une majorité qualifiée du Parlement, devant qui il sera individuellement responsable et par qui il pourra être censuré. C'est lui qui conduira au nom du gouvernement la politique pénale de la nation.

11/ Indépendance des médias. Abrogation de la procédure "scandaleuse" qui fait de la nomination des présidents de l'audiovisuel public l'apanage personnel du chef de l'Etat.

12/ Procédure nouvelle pour éviter les nominations de complaisance et les soumettre à une approbation du Parlement et non pas à la "pseudo-approbation" actuelle.

Compte tenu de toutes les affaires, les casseroles, que traînent l'UMP et le PS depuis des années où il ont conduit le pays en alternance et en monopolisant le pouvoir, seul un homme (ou une femme) honnête, intègre et libre de ces appareils, non tenu par des parlementaires qui n'accepteront jamais de lâcher leurs privilèges, peut proposer une telle refondation, peut s'engager enfin à ce que ces promesses, tant attendues par nombre de Français, soient enfin traduites dans les actes. Et ceci dès le vote en référendum, approuvé par les Français eux-mêmes (notamment le non cumul des mandat pour les députés élus en mai prochain !). Seul le point 4 sur la nouvelle loi électorale, diminuant le nombre de députés et instituant 25% de scrutin à la proportionnelle, ne peut être mise en place que pour la prochaine législature, car elle nécessite un travail préparatoire, un redécoupage des circonscriptions).

François Bayrou est cet homme-là. Il a de plus de l'expérience et vise réellement la reconstruction du pays, dans un esprit d'unité nationale et non plus d'affrontement camp contre camp. Eva Joly aurait pu aussi, en tant que femme intègre et soucieuse des mêmes objectifs, mais son parti, trop lié au PS, n'est pas libre. Jean-Luc Mélenchon non plus n'est pas libre et quand il prône une Assemblée constituante et exhorte les citoyens à "reprendre le pouvoir" dans un esprit révolutionnaire, alors qu'il annonce son ralliement au PS, ce n'est pas crédible. Corinne Lepage également, mais qui pèse si peu électoralement et qui n'a pas la potentialité de François Bayrou d'atteindre le second tour.

Il est temps de tourner la page, de donner un grand coup de balai ("Escoubat !" comme on dit en béarnais ...).

Extrait du discours de François Bayrou :

"Cette moralisation de la vie publique qui traîne depuis trente ans, dont tout le monde parle depuis trente ans sans que jamais rien ne change, cette moralisation de la vie publique, je considère qu'il est vital, vital pour la France, de la conduire maintenant à son terme. 

... Je ferai une vie politique honnête et insoupçonnable parce que je serai un président libre, lié à aucun réseau, ne trimbalant aucune affaire lointaine et que j'aurai pour le faire le soutien des Français.

... J'en suis arrivé à une certitude : le monde politique tel qu'il est dominé par les deux partis du monopole du pouvoir est incapable de se réformer lui-même. Or la réforme est vitale pour retrouver l'estime du peuple envers ses élus et ses dirigeants et pour que cessent les manipulations et les manoeuvres. Elle est nécessaire en particulier et surtout pour redresser la France et la sortir de la crise, car la condition du redressement, c'est la confiance retrouvée. Pour rétablir les principes de la République, les simples principes de l'éducation civique, il faut donc en passer par la seule autorité qui vaille, qui est l'autorité directe des Français. 

... Le référendum du 10 juin  rétablira les principes d’une vie démocratique saine et équilibrée. Elle mettra un terme aux risques de comportements abusifs et de conflits d’intérêt. Elle rétablira les principes de la séparation des pouvoirs. Elle rendra intangible et protègera pour l’avenir l’indépendance de la justice. Elle protègera l’indépendance des médias et notamment des médias publics. Elle posera les principes d’une loi électorale juste et elle reconnaîtra le vote blanc. Elle réformera les règles de financement de la vie publique pour en extirper les abus. Elle imposera la parité dans la représentation." 

 


AGENDA 2012/2020, 4ème Forum, Démocratie... par bayrou

Libre, François Bayrou est le seul à pouvoir véritablement moraliser la vie politique

Samedi 25 février, François Bayrou a tenu son quatrième grand forum thématique, sur les questions de justice, de démocratie, des contre-pouvoirs (notamment sur l'indépendance de la presse). Edwy Plénel était invité de la troisième table ronde, ainsi que  Jean-François Kahn, délectant l'auditoire d'excellentes interventions bruyamment applaudies, Edwy Plénel citant Tocqueville qui  menaçait la démocratie du risque de "dictature douce" ou encore, à propos des atteintes faites à la démocratie, Péguy qui disait "Il y a quelque chose de pire que d'avoir une âme perverse. C'est d'avoir une âme habituée". 

Retenons aussi le remarquable discours de clôture de François Bayrou, dénonçant les dérives et abus du pouvoir, les conflits d'intérêt, les relations incestueuses du pouvoir avec le monde des médias et des puissances financières, annonçant s'il est élu président en 2012 un référendum sur la moralisation de la vie politique, le 10 mai, le même jour que le premier tour des élections législatives, incluant les propositions suivantes :

Les 12 propositions de François Bayrou :

1/ Fixation des règles de composition d'un gouvernement resserré de moins de 20 ministres.

2/ Cumul des mandats "interdit" pour les députés dès les législatives de juin, "limité" pour les sénateurs.

3/ Délégation de vote supprimée et donc présence obligatoire des députés pour voter les lois; tous les votes seront publics.

4/ Fixation des principes d'une nouvelle loi électorale et d'une nouvelle composition de l'Assemblée nationale: nombre des députés diminué d'un tiers, "de l'ordre de 400" au lieu de 577 aujourd'hui. Elus pour trois-quarts au scrutin majoritaire actuel et pour le quart restant à la proportionnelle. Réduction du nombre de sièges applicable au Sénat.

5/ Reconnaissance du vote blanc à toutes les élections.

6/ Obligation effective de parité hommes-femmes.

7/ Suppression de "la myriade de micro-partis individuels ou de complaisance".

8/ Définition du conflit d'intérêts pour les responsables politiques, pour les hauts fonctionnaires (obligation de déclaration publique des intérêts privés avant l'entrée dans la fonction et lors de toute modification, fixation des incompatibilités), création d'une Autorité de déontologie de la vie publique pouvant être saisie par les citoyens.

9/ Interdiction du retour dans la vie publique des élus condamnés pour corruption.

10/ Indépendance de la justice. Le ministre de la Justice aura un statut particulier. Sa nomination, proposée par le duo exécutif, devra être soumise à l'approbation d'une majorité qualifiée du Parlement, devant qui il sera individuellement responsable et par qui il pourra être censuré. C'est lui qui conduira au nom du gouvernement la politique pénale de la nation.

11/ Indépendance des médias. Abrogation de la procédure "scandaleuse" qui fait de la nomination des présidents de l'audiovisuel public l'apanage personnel du chef de l'Etat.

12/ Procédure nouvelle pour éviter les nominations de complaisance et les soumettre à une approbation du Parlement et non pas à la "pseudo-approbation" actuelle.

Compte tenu de toutes les affaires, les casseroles, que traînent l'UMP et le PS depuis des années où il ont conduit le pays en alternance et en monopolisant le pouvoir, seul un homme (ou une femme) honnête, intègre et libre de ces appareils, non tenu par des parlementaires qui n'accepteront jamais de lâcher leurs privilèges, peut proposer une telle refondation, peut s'engager enfin à ce que ces promesses, tant attendues par nombre de Français, soient enfin traduites dans les actes. Et ceci dès le vote en référendum, approuvé par les Français eux-mêmes (notamment le non cumul des mandat pour les députés élus en mai prochain !). Seul le point 4 sur la nouvelle loi électorale, diminuant le nombre de députés et instituant 25% de scrutin à la proportionnelle, ne peut être mise en place que pour la prochaine législature, car elle nécessite un travail préparatoire, un redécoupage des circonscriptions).

François Bayrou est cet homme-là. Il a de plus de l'expérience et vise réellement la reconstruction du pays, dans un esprit d'unité nationale et non plus d'affrontement camp contre camp. Eva Joly aurait pu aussi, en tant que femme intègre et soucieuse des mêmes objectifs, mais son parti, trop lié au PS, n'est pas libre. Jean-Luc Mélenchon non plus n'est pas libre et quand il prône une Assemblée constituante et exhorte les citoyens à "reprendre le pouvoir" dans un esprit révolutionnaire, alors qu'il annonce son ralliement au PS, ce n'est pas crédible. Corinne Lepage également, mais qui pèse si peu électoralement et qui n'a pas la potentialité de François Bayrou d'atteindre le second tour.

Il est temps de tourner la page, de donner un grand coup de balai ("Escoubat !" comme on dit en béarnais ...).

Extrait du discours de François Bayrou :

"Cette moralisation de la vie publique qui traîne depuis trente ans, dont tout le monde parle depuis trente ans sans que jamais rien ne change, cette moralisation de la vie publique, je considère qu'il est vital, vital pour la France, de la conduire maintenant à son terme. 

... Je ferai une vie politique honnête et insoupçonnable parce que je serai un président libre, lié à aucun réseau, ne trimbalant aucune affaire lointaine et que j'aurai pour le faire le soutien des Français.

... J'en suis arrivé à une certitude : le monde politique tel qu'il est dominé par les deux partis du monopole du pouvoir est incapable de se réformer lui-même. Or la réforme est vitale pour retrouver l'estime du peuple envers ses élus et ses dirigeants et pour que cessent les manipulations et les manoeuvres. Elle est nécessaire en particulier et surtout pour redresser la France et la sortir de la crise, car la condition du redressement, c'est la confiance retrouvée. Pour rétablir les principes de la République, les simples principes de l'éducation civique, il faut donc en passer par la seule autorité qui vaille, qui est l'autorité directe des Français. "


AGENDA 2012/2020, 4ème Forum, Démocratie... par bayrou

02/06/2010

L'innovation institutionnelle et les nouveaux acteurs de la démocratie : invitation au débat le 3 juin 2010 !

Le club JADE, en association avec la fondation Terra Nova et avec la participation de MEDIAPART (Edwy Plénel), vous invite à une soirée de débats :

Jeudi 3 Juin, en Sorbonne – Amphithéâtre Descartes


Invitation à télécharger
Invitation Debat JADE 3 juin 2010.pdf

18h00-19h00 autour de l'émergence des nouveaux acteurs de la vie publique (think tank, ONG...)
et des questions de démocratie numérique avec :

Daniel Lebègue, Président de Transparence International, Ancien Directeur de la Caisse des Dépôts et Consignations

Marc-Olivier Padis, Rédacteur en Chef de la Revue Esprit, Directeur Editorial de Terra Nova

Mehdi Benchoufi, Président du Club JADE

19h00-20h30 autour de l'innovation institutionnelle : 6ème république et impact des technologies numériques sur notre espace institutionnel avec :

Arnaud Montebourg, Député PS de Saône et Loire

Jean-François Kahn, Président du CREEA

Guy Carcassonne Constitutionnaliste, Professeur de Droit Public à Paris X-Nanterre

Entrée par le hall de la bibliothèque universitaire
Plan: http://www.paris-sorbonne.fr/fr/IMG/pdf/plan06.pdf

22/03/2009

MEDIAPART, une bouffée d’oxygène pour la démocratie

mediapart_logo.jpgIl y a un an, le 16 mars 2008, naissait MEDIAPART, nouveau journal indépendant, fondé par Edwy Plenel, François Bonnet et Laurent Mauduit, anciens journalistes au Monde. Rejoignant le club des journaux citoyens du Web, où l’on retrouve AgoraVox, la Télélibre, Rue89, Backchich, … MEDIAPART a conquis de nombreux lecteurs par la qualité de ses analyses, par ses informations inédites, scoops relayés ensuite par les médias traditionnels, par la redécouverte d’un journalisme d’investigation et d’engagement politique de défense des valeurs de la démocratie, par sa vigilance démocratique, ainsi que par sa relation étroite et participative avec ses lecteurs. Il nous a donné une véritable bouffée d’oxygène dans ce monde médiatique pollué par la dépendance financière à l’égard des actionnaires ou des annonceurs en connivence avec le gouvernement.

 

 MEDIAPART a fait le pari Internet, ne subissant ainsi pas les coûts d’édition et de distribution de la « vieille presse » papier, tout en bénéficiant des nouveaux outils multimédias disponibles sur Internet ainsi que de la participation interactive des lecteurs internautes sur leurs blogs, au sein d’éditions participatives sur des thèmes et par leurs commentaires à la fois critiques, enrichissants et constructifs, attestant aussi l’adhésion ou au contraire l’aversion des lecteurs aux faits relatés et aux analyses produites.

 

MEDIAPART a aussi fait le choix délibéré de l’actionnariat indépendant des groupes financiers, les journalistes fondateurs étant majoritaires et le reste de l’actionnariat étant composé d’actionnaires privés indépendants, de lecteurs soutenant le projet. Il a aussi opté pour  l’abonnement payant, même si le prix est très raisonnable (9 euros par mois, avec possibilité d’annuler l’abonnement librement sans frais). Ceci pour ne pas subir le joug des annonceurs.

 

Ce nouveau modèle est intéressant et peut se révéler précurseur face à une presse traditionnelle subissant une grave crise économique et démocratique, incapable de rentabiliser ses coûts face à des recettes en chute libre et à la baisse de son lectorat, suicidaire en fournissant gratuitement sur Internet ses contenus payants sous forme papier, assujettie aux pressions de ses actionnaires et de ses annonceurs.

 

Ce nouveau modèle paraît aussi novateur en tant que nouvel outil politique de vigilance démocratique citoyenne sur des thèmes transcendant les partis politiques, comme la défense des valeurs de la démocratie. Quelle que soit la couleur politique éventuelle des lecteurs ou leur neutralité politique, ceux qui se reconnaissent dans ces valeurs et sont animés de la volonté de les défendre se retrouvent au sein de ce journal. Il est vrai que MEDIAPART a la réputation d’être « de gauche » (de l’extrême gauche au centre d’opposition sans exclure des membres de la droite attachée aux valeurs républicaine), la réputation surtout d’être « anti-sarkozyste », du fait des critiques ouvertement faites par Edwy Plenel et d’autres de ses journalistes envers la façon dont Nicolas Sarkozy conduit la présidence du pays, que ce soit dans la manière dont il exerce le pouvoir comme dans ses prises de position qu’il impose maintenant au pays, sans contrepouvoir ou face à des contrepouvoirs annihilés, émasculés, impuissants. Mais ce n’est pas la personne de Nicolas Sarkozy qui est visée, ni même le parti qui l’a porté au pouvoir qu’est l’UMP, c’est bien les faits, les décisions prises lorsqu’elles contreviennent au respect de la démocratie et de la République, à l’intérêt général des citoyens, ou dans le comportement irrespectueux à l’égard de ces derniers ou de la loi que l’Etat est sensé garantir, qui motivent ces critiques.

 

Rappelons ainsi que la démocratie, idéal de gouvernance de la société par le peuple, exige pour fonctionner correctement :

1- un cadre institutionnel garantissant la représentation fidèle des citoyens, des courants d’opinion, la séparation des pouvoirs exécutifs, législatifs, judiciaires et aussi financiers et médiatiques, la liberté individuelle et le droit de vote,

2- un droit à l’éducation pour tous les citoyens afin de leur permettre d’exercer leur conscience et leur responsabilité, de savoir analyser l’information, de tirer des conséquences de l’histoire, de discerner le vrai du faux, les propositions crédibles des discours démagogiques,

3- un accès libre à l’information et la liberté de la presse, la garantie d’un pluralisme des courants d’opinion et de l’indépendance de la presse et des médias.

 

Aujourd’hui ces trois piliers sont mis à mal. La séparation des pouvoirs n’est pas respectée. La justice est mise au pas par le gouvernement, son indépendance est niée, le parquet est sous l’autorité de la Chancellerie, du Garde des Sceaux qui lui-même est membre du gouvernement. La connivence entre le pouvoir exécutif et les puissances financières, qui elles-mêmes détiennent en majorité le pouvoir médiatique, la soumission de l’audiovisuel public (40% d’audience) à l’autorité du chef de l’Etat, sont une entrave au fonctionnement démocratique. La soumission de fait de l’Assemblée Nationale au bon vouloir présidentiel par le fait majoritaire qui donne beaucoup plus de pouvoir, dans des proportions considérables, au parti du gouvernement comparé au score des votes au législatives, donc ne représentant pas les citoyens de façon équitable, fait partie de ces anomalies.

L’éducation remplit de moins en moins sa mission, toujours plus privée de moyens, bénéficiant de fait plus aux populations favorisées. Le décervelage organisé des citoyens au travers des émissions télévisées débilisantes, les jeux d’argent et le star system, utilisant les minutes ou les heures de cerveau disponible à anesthésier les citoyens plutôt qu’à éveiller leur conscience et leur responsabilité, la peopolisation de la vie politique, participent  à cette démobilisation, à cette déculturation, à la perte de confiance dans les politiques, le désintérêt croissant qu’ont les citoyens envers la chose publique et la presse écrite.

 

MEDIAPART, en défendant ces valeurs et en redonnant goût aux citoyens pour la presse, la lecture, la politique, est un véritable outil politique et démocratique, fait œuvre de salubrité publique, mais il est plus que ça. Il nous redonne de l’espoir, de l’oxygène, de l’enthousiasme.

 

Hier, en accueillant ses lecteurs dans ses locaux du XIIème arrondissement rue Brûlon, pour une série de débats thématiques passionnants, MEDIAPART nous a montré qu’il n’était pas virtuel, mais bien humain, ancré dans la réalité, concret et tourné vers l’avenir.

 

 
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