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18/08/2010

Pour une presse d’information ou pour une presse engagée ?

Marianne et la presse.jpg

Le métier de la presse et des médias (audiovisuels) consiste tout d’abord à fournir de l’information. Oui mais quelle information ?

-         Une (des)information distillée savamment par le pouvoir en place avec la complaisance d’une direction soumise à des actionnaires « en affaires » avec le pouvoir, dont les intérêts sont liés financièrement ? 

-         La publication de résultats de sondages visant à confirmer ou à influencer l’opinion publique, après avoir été commandités, financés, orientés par la façon dont les questions sont posées, jusqu’à rendre possible des publications concomitantes de résultats apparemment contradictoires (cf. le sondage CSA publié samedi 14 Août par le journal Marianne démontrant que 70% des Français  jugent inefficace la politique sécuritaire menée par Nicolas Sarkozy alors qu’un sondage IFOP commandé par Le Figaro démontre que les Français plébiscitent cette politique sécuritaire) ?

-         Des faits, rien que des faits ? Mais le fait même de décrire un fait, de sélectionner un fait plutôt qu’un autre, ou celui de taire un fait, n’est-il pas déjà un acte orienté ? De même que la façon de le relater, de l’argumenter ?

 

Le rôle de la presse et des médias (audiovisuels) est aussi celui de :

-         diffuser les opinions délivrées par les différents courants politiques sur une orientation gouvernementale, un projet de loi et des événements publics en réaction à l’actualité ;

-         aider le lecteur à comprendre l’information en la resituant dans le contexte, l’histoire, en rappelant des chiffres clés ;

-         permettre ainsi au citoyen d’analyser lui-même l’information, de comparer les opinions et d’entrer dans le jeu politique en participant au débat et en faisant ses choix.

 

Aussi ai-je été étonnée et même choquée en lisant l’interview accordée par le journal Marianne à Michel Rocard, parue dans le numéro du 7 Août dernier, lorsque ce dernier reproche le comportement des journalistes de Marianne : « Vous vous comportez non comme des journalistes d’information pure, mais comme des acteurs politiques. C’est aux hommes politiques d’agir en politique. Ainsi, vous sollicitez de moi cette interview et je sais que, si je l’avais refusée, vous en auriez informé vos lecteurs. C’est une forme de chantage ! ».

Michel Rocard exprime ainsi sa désapprobation envers l’engagement du journal, ses attaques répétées à l’encontre de Nicolas Sarkozy et de sa politique, non pas sa désapprobation d’une ligne politique défendue par le journal, mais le fait même que le journal exprime une critique, un avis politique. Fidèle lectrice de Marianne depuis sa création par Jean-François Kahn, je puis témoigner personnellement que c’est justement ce sens critique du journal qui me plait, ainsi que la façon dont ses journalistes décryptent l’information, s’interrogeant sur le fond des sujets, surtout s’ils portent atteinte aux valeurs de la démocratie et de la république, à l’intérêt général, à une éthique, au respect de l’homme et de sa dignité, ceci indépendamment de tout engagement en faveur d’un parti quelconque. Il arrive souvent à Marianne de critiquer des annonces ou des décisions du gouvernement, en référence à ces valeurs, certes. Mais précisons aussi qu’il lui arrive aussi de critiquer des positions ou au contraire des absences de positions, ou des comportements, manifestés par des opposants à ce gouvernement, qu’ils soient du PS ou d’ailleurs … La presse ne devrait-elle que délivrer une information « pure », (si seulement ce qualificatif était concevable dans l’expression de toute information …) ? Et même dans ce cas l’AFP suffirait donc …

 

Le mois dernier, à propos de l’affaire Bettencourt, Michel Rocard avait co-signé avec Simone Veil dans le journal Le Monde une tribune « Halte au feu », suite à la publication par Mediapart des écoutes téléphoniques mettant en cause notamment Eric Woerth, s’indignant de la tournure de type « attaque ad hominem » de l’événement. Or qu’avait fait Mediapart ? Justement diffuser une information « pure », restituer des conversations privées rendues publiques, dont le contenu dévoilait une atteinte à l’intérêt général. Mediapart a aussi relevé les conflits d’intérêt sous-jacents. Il ne s’agissait même pas de s’attaquer personnellement à un homme, mais bien de dévoiler des faits ! Je m’attendais à une autre réaction de la part de ces anciens ministres que j’ai tant admirés et respectés … Et aujourd’hui je me demande, comme le fait Maurice Szafran, le directeur de Marianne, dans son éditorial daté du 7 Août 2010, pourquoi Simone Veil ne réagit pas, tant en qualité de juriste éminente que pour la défense des valeurs humanistes qu’elle incarne et en écho au souvenir douloureux de la shoah et du régime de Vichy qui a permis sa mise en application, pourquoi ne réagit-elle pas à l’annonce faite à Grenoble par Nicolas Sarkozy, d’appliquer une loi sécuritaire différenciée à des citoyens « d’origine étrangère », de déchoir ces derniers de la nationalité française, mesure anticonstitutionnelle car ne respectant pas l’égalité des citoyens devant la loi, de même qu’elle pourrait aussi réagir à cette idée de punir de prison des parents pour des crimes commis par leurs enfants ?

Pourquoi Michel Rocard ne fait-il pas publiquement aussi cet appel à Simone Veil, si comme il le dit, c’est aux hommes (ou aux femmes) politiques d’agir en politique !

 

Le lecteur citoyen éclairé a une exigence absolue de vérité, d’abord celle des faits, peu importe la manière dont ils sont commentés, qu’il jugera pertinente ou non, grâce à un sens critique qu’il doit à toute force maintenir éveillé. Merci à Marianne, à Mediapart, au Canard Enchaîné, d’avoir révélé des faits !

 

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Le lecteur démocrate a aussi un besoin avide de liberté, liberté d’expression des opinions, de leur diffusion, ainsi que de sa propre parole et de ses choix politiques. En se sens une presse « engagée », qui montre une orientation politique, ne doit pas l’offusquer. Elle est moins dangereuse qu’une presse aux ordres qui n’avoue pas l’être et manipule les esprits.

 

Le lecteur républicain est attentif à l’existence de contre-pouvoirs et à la séparation des pouvoirs, à l’Esprit des lois de Montesquieu, non seulement entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, mais comme le dit François Bayrou également médiatique et financier. Les conflits d’intérêt révélés par l’affaire Bettencourt témoignent de cette dérive de séparation des pouvoirs :

-         les liens financiers entre un parti politique, le gouvernement, et des puissances financières,

-         les liens entre le pouvoir exécutif, le président de la république, et le pouvoir judiciaire, un procureur ami du président,

-         enfin les liens entre le pouvoir et la presse, devenue très timorée dans la diffusion des faits nuisant au pouvoir, parfois porte-parole d’une pensée unique préservant les intérêts financiers et politiques d’une caste dominante liguée, où pratiquement seuls des journaux indépendants de ces puissances financières osent dévoiler des faits mettant en cause le régime en place et osent aussi prendre parti contre les dérives qu’il engendre à l’encontre de l’intérêt général et des valeurs de la république.

 

Alors oui à une presse d’information qui révèle des faits ! Oui à une presse engagée qui réagit, qui représente le 4ème pouvoir ! Oui à Internet qui incarne un cinquième pouvoir ! Merci à Marianne, merci à Mediapart, merci au Canard Enchaîné !

11/07/2010

L’actualité politique révèle que François Bayrou avait raison sur les abus de pouvoir

Ce dimanche matin François Bayrou était l’invité sur Europe1 au « Grand Rendez Vous Politique » de Jean-Pierre Elkabbach et de Bayrou-europe1-110710.jpgPatrick Cohen.

 

9782259208765.gifDécidément, le livre « Abus de Pouvoir » écrit l’an dernier par François Bayrou démontre que ce dernier avait raison sur tout, sur toutes ces dérives, sur le non respect de principes démocratiques et républicains, sur les conflits d’intérêt entre la sphère publique et la sphère privée, sur la politique mise au service des intérêts de quelques uns, des privilégiés, sur le verrouillage de la presse et des médias et combien il est heureux que se soit créée une presse indépendante sur Internet comme Mediapart, …

 

François Bayrou ne s’est pas trompé sur le diagnostic, sur les dérives, sur la racine du mal : l’introduction de l’argent dans la société en tant que valeur.

 

Dépassant les discussions habituelles de l’effervescence médiatique et du bouillonnement politique autour de cette affaire Woerth-Bettencourt-Sarkozy, la parole des uns contre celle des autres, les accusations personnelles, croyance ou non en l’honnêteté d’un homme politique, François Bayrou s’est exprimé sur la gravité de ce qui est à l’origine de cette affaire et qui exprime une crise profonde de la société et de la République, des institutions, une crise des valeurs de la société et de la démocratie française, une crise à la fois politique et morale.

 

Les Français ont besoin d’un gouvernement que l’on respecte et à l’abri de tout soupçon. Il faut d’urgence un sursaut républicain, sur cinq points :

1-     Le conflit d’intérêt entre les responsables publics et les intérêts privés. Ne pas autoriser les situations où le soupçon devient possible sur des responsables politiques censés défendre l’intérêt général alors qu’eux ou leurs proches bénéficient d’intérêts privés dépendant des décisions de ces responsables ;

2-     L’exigence d’indépendance réelle de la justice : nécessité de saisir un juge indépendant sur cette affaire Woerth-Bettencourt-Sarkozy ; l’intervention d’un procureur (Philippe Courroye), nommé par le président de la république contre l’avis du Conseil Supérieur de la Magistrature, [ndlr de surcroît juge et parti], en conflit avec le juge du tribunal de Nanterre (Isabelle Prévost-Desprez), est intenable ; de plus les auditions des témoins se font sans présence de leurs avocats, les procès verbaux divulgués dans la presse n’ont pu l’être qu’avec la complicité du procureur lui-même ou de la police,…

3-     L’injustice fiscale : la révélation concrète de ce que représente le bouclier fiscal : un remboursement de 30 millions d’euros à une milliardaire qui n’en avait pas besoin …

4-     Le problème de liberté et d’indépendance de la presse : le fait que ces scandales touchant l’intérêt public aient été révélés par une nouvelle presse libre, indépendante financièrement et publiant sur Internet, Mediapart, [ndlr de même que par Le Canard Enchaîné ou le journal Marianne] démontre qu’il est heureux et salutaire que cette presse existe, non soumise aux puissances financières ni à l’audiovisuel ou à la radio publics dont le président est nommé par le pouvoir ;

5-     L’opacité et les contournements du financement des partis politiques, la création de structures artificielles qui sont au service d’intérêts privés et non de partis [ou qui servent de manière illégale des partis] : il découvre qu’il existe environ 300 structures du même type que « l’association de financement de l’action politique de Eric Woerth ». Ceci est un détournement de l’esprit de la loi.

 

Sur le premier point, François Bayrou propose que soient prises concrètement deux mesures d’urgence :

1-     Une loi définissant et codifiant le conflit d’intérêt : les élus, les responsables politiques, doivent servir l’intérêt général et non des intérêts privés. Si par exemple un membre de leur famille proche occupe un poste ayant un intérêt financier, économique, qui pourrait dépendre d’une décision ou de l’action de ce responsable, il ne faut pas admettre cette situation ;

2-     La mise en place d’une autorité indépendante à laquelle on pourrait soumettre un conflit d’intérêt a priori, une commission pluraliste qui pourrait en juger et statuer. Idem pour la question du financement public.

 

Il faut faire la différence entre le « conflit d’intérêt », qui place le responsable politique dans une situation de soupçon, même s’il n’a pas l’intention d’être malhonnête, et « la prise illégale d’intérêt », bannie par la loi, qui n’est qu’une conséquence d’un conflit d’intérêt qui a permis ce délit.

 

Plutôt que réclamer la démission d’un homme ou de polémiquer sur la parole de l’un contre celle de l’autre et poursuivre dans les invectives, François Bayrou pose correctement le problème à la racine et propose des solutions claires. Le président de la république les suivra-t-il ? Rendez-vous demain soir sur France 2 pour écouter son allocution devant les Français …

02/06/2010

L'innovation institutionnelle et les nouveaux acteurs de la démocratie : invitation au débat le 3 juin 2010 !

Le club JADE, en association avec la fondation Terra Nova et avec la participation de MEDIAPART (Edwy Plénel), vous invite à une soirée de débats :

Jeudi 3 Juin, en Sorbonne – Amphithéâtre Descartes


Invitation à télécharger
Invitation Debat JADE 3 juin 2010.pdf

18h00-19h00 autour de l'émergence des nouveaux acteurs de la vie publique (think tank, ONG...)
et des questions de démocratie numérique avec :

Daniel Lebègue, Président de Transparence International, Ancien Directeur de la Caisse des Dépôts et Consignations

Marc-Olivier Padis, Rédacteur en Chef de la Revue Esprit, Directeur Editorial de Terra Nova

Mehdi Benchoufi, Président du Club JADE

19h00-20h30 autour de l'innovation institutionnelle : 6ème république et impact des technologies numériques sur notre espace institutionnel avec :

Arnaud Montebourg, Député PS de Saône et Loire

Jean-François Kahn, Président du CREEA

Guy Carcassonne Constitutionnaliste, Professeur de Droit Public à Paris X-Nanterre

Entrée par le hall de la bibliothèque universitaire
Plan: http://www.paris-sorbonne.fr/fr/IMG/pdf/plan06.pdf

22/03/2009

MEDIAPART, une bouffée d’oxygène pour la démocratie

mediapart_logo.jpgIl y a un an, le 16 mars 2008, naissait MEDIAPART, nouveau journal indépendant, fondé par Edwy Plenel, François Bonnet et Laurent Mauduit, anciens journalistes au Monde. Rejoignant le club des journaux citoyens du Web, où l’on retrouve AgoraVox, la Télélibre, Rue89, Backchich, … MEDIAPART a conquis de nombreux lecteurs par la qualité de ses analyses, par ses informations inédites, scoops relayés ensuite par les médias traditionnels, par la redécouverte d’un journalisme d’investigation et d’engagement politique de défense des valeurs de la démocratie, par sa vigilance démocratique, ainsi que par sa relation étroite et participative avec ses lecteurs. Il nous a donné une véritable bouffée d’oxygène dans ce monde médiatique pollué par la dépendance financière à l’égard des actionnaires ou des annonceurs en connivence avec le gouvernement.

 

 MEDIAPART a fait le pari Internet, ne subissant ainsi pas les coûts d’édition et de distribution de la « vieille presse » papier, tout en bénéficiant des nouveaux outils multimédias disponibles sur Internet ainsi que de la participation interactive des lecteurs internautes sur leurs blogs, au sein d’éditions participatives sur des thèmes et par leurs commentaires à la fois critiques, enrichissants et constructifs, attestant aussi l’adhésion ou au contraire l’aversion des lecteurs aux faits relatés et aux analyses produites.

 

MEDIAPART a aussi fait le choix délibéré de l’actionnariat indépendant des groupes financiers, les journalistes fondateurs étant majoritaires et le reste de l’actionnariat étant composé d’actionnaires privés indépendants, de lecteurs soutenant le projet. Il a aussi opté pour  l’abonnement payant, même si le prix est très raisonnable (9 euros par mois, avec possibilité d’annuler l’abonnement librement sans frais). Ceci pour ne pas subir le joug des annonceurs.

 

Ce nouveau modèle est intéressant et peut se révéler précurseur face à une presse traditionnelle subissant une grave crise économique et démocratique, incapable de rentabiliser ses coûts face à des recettes en chute libre et à la baisse de son lectorat, suicidaire en fournissant gratuitement sur Internet ses contenus payants sous forme papier, assujettie aux pressions de ses actionnaires et de ses annonceurs.

 

Ce nouveau modèle paraît aussi novateur en tant que nouvel outil politique de vigilance démocratique citoyenne sur des thèmes transcendant les partis politiques, comme la défense des valeurs de la démocratie. Quelle que soit la couleur politique éventuelle des lecteurs ou leur neutralité politique, ceux qui se reconnaissent dans ces valeurs et sont animés de la volonté de les défendre se retrouvent au sein de ce journal. Il est vrai que MEDIAPART a la réputation d’être « de gauche » (de l’extrême gauche au centre d’opposition sans exclure des membres de la droite attachée aux valeurs républicaine), la réputation surtout d’être « anti-sarkozyste », du fait des critiques ouvertement faites par Edwy Plenel et d’autres de ses journalistes envers la façon dont Nicolas Sarkozy conduit la présidence du pays, que ce soit dans la manière dont il exerce le pouvoir comme dans ses prises de position qu’il impose maintenant au pays, sans contrepouvoir ou face à des contrepouvoirs annihilés, émasculés, impuissants. Mais ce n’est pas la personne de Nicolas Sarkozy qui est visée, ni même le parti qui l’a porté au pouvoir qu’est l’UMP, c’est bien les faits, les décisions prises lorsqu’elles contreviennent au respect de la démocratie et de la République, à l’intérêt général des citoyens, ou dans le comportement irrespectueux à l’égard de ces derniers ou de la loi que l’Etat est sensé garantir, qui motivent ces critiques.

 

Rappelons ainsi que la démocratie, idéal de gouvernance de la société par le peuple, exige pour fonctionner correctement :

1- un cadre institutionnel garantissant la représentation fidèle des citoyens, des courants d’opinion, la séparation des pouvoirs exécutifs, législatifs, judiciaires et aussi financiers et médiatiques, la liberté individuelle et le droit de vote,

2- un droit à l’éducation pour tous les citoyens afin de leur permettre d’exercer leur conscience et leur responsabilité, de savoir analyser l’information, de tirer des conséquences de l’histoire, de discerner le vrai du faux, les propositions crédibles des discours démagogiques,

3- un accès libre à l’information et la liberté de la presse, la garantie d’un pluralisme des courants d’opinion et de l’indépendance de la presse et des médias.

 

Aujourd’hui ces trois piliers sont mis à mal. La séparation des pouvoirs n’est pas respectée. La justice est mise au pas par le gouvernement, son indépendance est niée, le parquet est sous l’autorité de la Chancellerie, du Garde des Sceaux qui lui-même est membre du gouvernement. La connivence entre le pouvoir exécutif et les puissances financières, qui elles-mêmes détiennent en majorité le pouvoir médiatique, la soumission de l’audiovisuel public (40% d’audience) à l’autorité du chef de l’Etat, sont une entrave au fonctionnement démocratique. La soumission de fait de l’Assemblée Nationale au bon vouloir présidentiel par le fait majoritaire qui donne beaucoup plus de pouvoir, dans des proportions considérables, au parti du gouvernement comparé au score des votes au législatives, donc ne représentant pas les citoyens de façon équitable, fait partie de ces anomalies.

L’éducation remplit de moins en moins sa mission, toujours plus privée de moyens, bénéficiant de fait plus aux populations favorisées. Le décervelage organisé des citoyens au travers des émissions télévisées débilisantes, les jeux d’argent et le star system, utilisant les minutes ou les heures de cerveau disponible à anesthésier les citoyens plutôt qu’à éveiller leur conscience et leur responsabilité, la peopolisation de la vie politique, participent  à cette démobilisation, à cette déculturation, à la perte de confiance dans les politiques, le désintérêt croissant qu’ont les citoyens envers la chose publique et la presse écrite.

 

MEDIAPART, en défendant ces valeurs et en redonnant goût aux citoyens pour la presse, la lecture, la politique, est un véritable outil politique et démocratique, fait œuvre de salubrité publique, mais il est plus que ça. Il nous redonne de l’espoir, de l’oxygène, de l’enthousiasme.

 

Hier, en accueillant ses lecteurs dans ses locaux du XIIème arrondissement rue Brûlon, pour une série de débats thématiques passionnants, MEDIAPART nous a montré qu’il n’était pas virtuel, mais bien humain, ancré dans la réalité, concret et tourné vers l’avenir.

 

 
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